Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Compte-rendu de l’AG ANCMSP du 15 mai 2004

Diffusé par l'ANCMSP le dimanche 16 mai 2004 · Imprimer

Compte rendu de l’Assemblée générale de l’ANCMSP du 15 mai 2004

Entre victoire et vigilance

Les chercheurs ont obtenu satisfaction : 550 postes de titulaires au CNRS et plusieurs centaines de postes dans l’université. Pour autant quelle sera leur ventilation ? On peut craindre le pire quand on sait que notre discipline est considérée comme "surnuméraire" (cf. rapport Larrouturou - CNRS). L’ANCMSP se doit de garder un œil lors de la discussion du collectif budgétaire pour que dès la session d’automne 2004 (la "session de rattrapage"), un nombre de postes significatifs soit mis au concours des MCF en 2005. L’ANCMSP a organisé le 15 mai 2004 à la Sorbonne de 15 heures à 19 heures son assemblée générale annuelle et ce dans la poursuite des débats qui ont été ouverts le 14 mai 2004 lors des Assises de la science politique, 22 personnes étaient présentes. La trésorière rappelle que peu de doctorants sont présents, l’association n’ayant pas suffisamment informé les étudiants en DEA l’an dernier. Il faudra y remédier l’année prochaine.

L’ordre du jour discuté a été le suivant :

1. L’ANCMSP, un acteur incontournable de la discipline

Bilan moral de l’association, pour l’année écoulée, présenté en quelques points : le président a présenté ce bilan en évoquant la rencontre avec Erik Neveu (septembre 2003) autour des enjeux de l’ECPR afin de permettre aux jeunes politistes français de pouvoir accroître leur présence dans les manifestations scientifiques internationales (aide à la traduction…). L’ANCMSP a également été reçue par l’Ecole doctorale de l’IEP de Paris afin de discuter des modalités de coopération des Ecoles Doctorales avec l’association et notamment l’accès à l’information via la liste de diffusion. Enfin l’organisation de la conférence sur la recherche publique et l’enseignement supérieur à l’Université de Caen organisée par les Amis du Monde diplomatique (Roselyne Rochereau) participe d’une visibilité de l’ANCMSP, suite à une proposition lancée lors d’une réunion de notre association.

L’ANCMSP pour une transparence des recrutements
La campagne de recrutement MCF a également été évoquée en signalant que la plupart des commissions de spécialistes jouent la transparence (communication des dates de réunion, d’auditions, de liste des auditionnés, du classement). A noter les points noirs : Besançon, Marne-La-Vallée et Reims. Il faut préciser que cette année l’association a été moins "mordante" du fait de l’implication de ses membres dans les Etats Généraux de la Recherche, il faudra être plus vigilant l’an prochain. L’ANCMSP a également participé au Salon des thèses de novembre 2003 et a co-organisé les 2ème Assises de la discipline en mai 2004. Enfin l’association s’est mobilisée en lançant la pétition "Qui veut la mort des SHS ?" avec l’AECSP (Association des Enseignants Chercheurs en Science Politique) qui a été signée par près de 2500 chercheurs et citoyens.
La mobilisation justement : Le président rappelle l’initiative de l’ANCMSP qui lancé, avec l’AECSP, le 9 janvier 2004, une pétition "Qui veut la mort des SHS ?". Cette dernière a rassemblé environ 2400 signatures d’enseignants-chercheurs de l’ensemble des sciences sociales. Hélène Combes qui participe au Comité d’Initiative et de Propositions prend la parole et donne des précisions sur le fonctionnement du CIP, des CLOEG, des EG…

2. L’ANCMSP, une association de service ?

La trésorière présente le rapport financier. L’association dispose d’une petite réserve de liquidités (70 cotisants dont une part importante de titulaires). Ces ressources servent à éditer Système D et à financer les activités de l’association ainsi que les frais de fonctionnement. Mais avec ses activités croissantes, il faut aussi que les usagers de la liste cotisent plus largement à l’ANCMSP. Sont évoqués l’usage utilitariste de la liste, la nécessité d’une indépendance financière pour garder son autonomie et sa liberté de ton, l’adhésion des institutionnels (Ecoles doctorales), l’abonnement à Système D. La communauté politiste apprécie la liste de diffusion qui a une fonction structurante de la discipline. En effet, cet instrument de l’association est utilisé par l’ensemble de la discipline. Est rappelé le principe selon lequel l’association n’est pas une association prestataire de service. De plus il faut veiller à ne pas institutionnaliser ce rôle qui pallie les carences des universités en termes d’informations.
A l’issue de la présentation, le président demande l’approbation du bilan moral et le quitus de l’association. Ces derniers sont adoptés à l’unanimité des voix.

Puis ont été débattues un certain nombre de questions :

. L’association doit se recentrer vers sa base (les nouveaux entrants dans la discipline, les doctorants et les docteurs sans poste) en se mettant en contact avec les nouveaux inscrits en thèse via le fichier central des thèses ou encore les ED. Elle a néanmoins su montrer dans le mouvement social qu’elle dépassait le corporatisme en élargissant ses revendications.
La réflexion est amorcée sur le statut du doctorant qui pour l’heure s’inscrit dans l’université pour tous puisque sans les doctorants aux statuts précaires, cette Université ne fonctionnerait pas. La question de l’encadrement est abordée ainsi que le rôle du laboratoire d’accueil. Concernant la professionnalisation de notre formation il conviendrait de s’associer avec des syndicats de sorte que puisse être reconnu le diplôme dans les grilles de salaires.
Le responsable Internet fait un point sur le site Internet qui devient un autre instrument d’information de notre association.

Les "motions votées" (au regard de la réforme des universités ou les motions votées en vue de propositions lors des EG)

- Les pôles d’excellence, promus par les actuelles réformes de l’Université et de la Recherche doivent être définis par des scientifiques (enseignants chercheurs) : unanimité des voix
- Le doctorat doit être indexé sur les grilles de salaires, être reconnu dans les conventions collectives et permettre des dispenses d’épreuves de certains concours de la fonction publique : unanimité des voix
- Davantage de postes de MCF, d’ITA et de IATOS doivent être crées : unanimité des voix
- Les doctorants doivent être intégrés dans les axes de recherche des laboratoires dès la première année d’inscription. Le laboratoire doit assurer suivi et encadrement notamment en permettant une présentation régulière des travaux des doctorants : unanimité des voix
- le principe d’une limitation du nombre de doctorants par directeur de thèse est adopté à la majorité des voix. Un seuil désincitatif serait fixé , c’est-à-dire 2 doctorants/an et par directeur et 8 au max /directeur. Un amendement est proposé selon lequel le doctorant serait présenté à la soutenance par un laboratoire, dont les titulaires seraient les "tuteurs" et ne serait plus seulement dirigé par un directeur de thèse. Ainsi la thèse s’effectue sous la responsabilité du laboratoire d’accueil et non plus du directeur de thèse. Le rôle pédagogique du directeur de thèse est alors assuré par des tuteurs dont un issu du laboratoire d’accueil. Si cette réforme aboutit, le principe de limitation du nombre de doctorants par tuteur reste valide. Cette proposition recueille également une majorité de voix.
- La possibilité de se présenter au concours CR2 du CNRS n’est plus soumise à une limite d’âge mais limitée à 4 ans (modèle CNU) après la soutenance de la thèse quel que soit l’âge : unanimité des voix
- Le doctorant est salarié et bénéficie d’une couverture sociale en tant que chercheur en formation : majorité des voix
- Le doctorant est également un étudiant qui prépare un diplôme qualifiant : majorité des voix
- la durée de la thèse recommandée est de 4 ans : majorité des voix
- la rencontre de l’ANCMSP avec les syndicats : unanimité
- l’agenda de la mise en œuvre de ces propositions est fixé à 2010 : unanimité

Election du nouveau bureau de l’ANCMSP à l’unanimité

Magali Boumaza (IEP de Strasbourg) Présidente
Vincent Nguyen Van Hai (Paris 8) Co-Président
Hélène Combes (Paris III) Trésorière
Nicolas Hubé (IEP de Strasbourg/FU Berlin) Secrétaire général
Philippe Blanchard (Paris 9)/ Emmanuel Taïeb (Paris 1) responsables site Internet
Ivan Chupin (Paris 9)
Aysen Uysal (Paris 1)
Olivier Grosjean (EHESS)
François Xavier Dudouet (Paris 10)
Roselyne Rochereau (Caen, sociologue)
Sébastien Loisel (IEP de Paris)
Emmanuelle Le Texier
Jérémie Nollet (Lille 2)
Elise Cruzel (Toulouse 1)
Nicolas Kaciaf (Paris 1)
Pierre Renno (Paris 1)