Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Compte-rendu de l’AG ANCMSP du 23 juin 2007

Diffusé par l'ANCMSP le jeudi 12 juillet 2007 · Imprimer

Compte rendu de l’AG ordinaire de l’ANCMSP
Samedi 23 juin

A l’Université Paris I

Vote sur l’ordre du jour : unanimité moins une abstention

I Rapport moral

1) Bilan d’activité

Présenté par Elise Cruzel, présidente

· Communication et mise en visibilité de l’association :
Depuis un an, l’ANCMSP, afin de mettre en valeur son travail, a développé ses outils de communication. Ceux-ci passent aujourd’hui par :
- un site internet ayant changé de forme du fait de son transfert chez l’hébergeur Apinc. Le nouveau format spip utilisé permet une plus grande dynamique collective dans l’actualisation et la mise en ligne des informations. Plusieurs nouvelles rubriques ont pu ainsi être mises à disposition des internautes, comme par exemple la rubrique "ressources juridiques". Ces derniers peuvent d’ailleurs faire sur le site des propositions diverses de mise en ligne
- la liste générale internet, qui regroupe à ce jour 1400 inscrits, ce nombre ayant très sensiblement augmenté depuis le Congrès AFSP de 2005. Cette année la liste a connu quelques problèmes de forme des discussions : un certain nombre de controverses interpersonnelles, donnant souvent lieu à des injonctions d’intervention par des titulaires au bureau, se sont produites, et ce au détriment des débats sur des problématiques de fond (ils restent trop peu nombreux).
Il convient de signaler la fermeture de la liste "MA" (Membres Actifs) qui était totalement non utilisée, et l’ouverture d’une liste "élus" destinée aux échanges entre élus doctorants dans des instances diverses
- la lettre d’information "Jeune & Poli (tiste)", qui a été hebdomadairement publiée de février jusqu’à la période des recrutements, avant de connaître un rythme de parution plus lent.
- la diffusion du "Système D", le journal de l’association, envoyé à tous les adhérents. Cette année reste décevante dans la mesure où un seul numéro est paru.

· Actions disciplinaires :
- Participation au salon des thèses : l’ANCSMSP est intervenue au Salon des Thèses sur deux sujets :
. L’abolition des libéralités : nous avons rappelé en quoi consistaient les libéralités (bourses diverses,…) et en quoi elles étaient assimilables à du travail au noir donc à de l’exploitation des précaires, afin de sensibiliser la discipline sur ces questions et diminuer le nombre de publicisations de ce type d’offres, par exemple sur la liste générale.
. Les débouchés extra académiques des docteurs : nous avons animé une table ronde sur ce thème qui est fondamental pour l’avenir de la discipline vu que seule une petite minorité des docteurs en science politique trouveront un emploi dans l’université. Il faut donc travailler à la professionnalisation des voies d’insertion sur le marché du travail en dehors de l’université, qui sont aujourd’hui délaissées par la discipline.

- Participation aux Assises de la Science Politique : nous sommes intervenus sur les questions de recrutement, de l’encadrement des thésards, et des financements de la thèse. Le bilan de ces assises nous semble assez maigre dans la mesure où peu de propositions concrètes ont été faites, où aucune suite ne semble y être donnée, et où les débats se sont bornés à des constats déjà maintes fois répétés sur la position très délicate de la science politique dans le champ universitaire. Nous regrettons par exemple qu’il n’y ait pas de mobilisation disciplinaire du type de celle qui a conduit les juristes à s’organiser (cf rapport Truchet).

- Veille des recrutements : comme pour chaque session, l’ANCMSP a fait une campagne de signature de la charte des recrutements par les commissions de spécialistes. Le bilan est mitigé en nombre de signataires, et l’intérêt même de la démarche est peut être à questionner vu que certaines commissions signataires n’ont pas toujours eu des pratiques exemplaires.
De plus nous nous sommes mobilisés avec succès pour permettre une audition par vidéoconférence pour le poste 04 en Martinique.

2) Bilan de notre participation à la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC)

Présenté par Pierre Mayance, vice président de la CJC chargé de l’emploi des docteurs

L’ANCMSP est membre de la CJC depuis 1996 et depuis deux ans s’y trouve fortement impliquée. Deux membres du bureau de l’ANCMSP, P. Mayance et J. Gombin y occupent des fonctions. Régionalement, M. Hauchecorne fait partie du CRESTTI.
La CJC est une association ouverte, dans laquelle il est possible de travailler sur des dossiers fondamentaux pour l’avenir des jeunes chercheurs. Nombre de problématiques sont tout à fait communes aux SHS et sciences dures, ce qui fait que la réflexion avance de manière pluridisciplinaire.
La CJC est un interlocuteur ministériel, à ce titre nous avons pu faire partie à de nombreuses reprises des délégations CJC au ministère.
Nous avons travaillé cette année sur un certain nombre de dossiers :
- La revalorisation de l’allocation de recherche : la CJC a obtenu le principe de l’AR à 1,5X le SMIC. Elle a déjà été revalorisée de +8% en 2006 et +8% en 2007. Aujourd’hui il y a un blocage car Bercy refuse que le couplage AR + monitorat excède le montant du salaire d’un MCF en début de carrière.
- La Charte européenne du docteur
- Les libéralités : cette année le gouvernement a rappelé à l’ordre les organismes qui pratiquaient les libéralités, ce qui fait que ce type de bourse est en forte résorption.
- L’encadrement des doctorants, le rôle accru des Ecoles Doctorales, la reconnaissance du doctorat comme expérience professionnelle, sont autant de revendications qui ont été intégrées dans l’arrêté sur la formation doctorale de 2006. La professionnalisation du doctorat est une avancée importante puisqu’elle permet ensuite de négocier des modalités d’insertion plus favorables dans le privé comme dans le public.
- Les ATER et la diminution des demi-postes
- La réforme de l’Université : nous avons poussé au sein de la CJC pour qu’elle vote contre le texte de loi au CNESER (où elle a un élu) ; la CJC participera de plus aux assises de l’enseignement supérieur en juillet, elle fait partie d’une intersyndicale.

3) Programme d’actions pour le nouveau bureau

E. Cruzel propose à l’Assemblée Générale de donner mandat au nouveau Bureau pour la réalisation des objectifs suivants :

- Outils de communication :
. continuer la publication de "J&P"
. faire paraître deux "Systèmes D" dans l’année
- Adhésions :
. lancer une campagne d’adhésion
.diversifier les modalités d’adhésion (adhésion en ligne)
. constituer un fond de roulement
- Organiser une réunion au Congrès AFSP de Toulouse (créneau déjà retenu)
- Réformes gouvernementales en cours : en continuer le suivi et travailler sur des prises de position
- CJC : continuer la participation

Vote :
Adopté à l’unanimité moins 9 abstentions (les membres du bureau)

II Bilan financier

Présenté par Matthieu Hauchecorne, trésorier adjoint

Nous avions 2136 euros en juin 2006, 1054 aujourd’hui. Ce différentiel est cependant à relativiser car en 2006 certaines dépenses n’avaient pas encore été réglées, et cette année il reste des chèques à encaisser (pour environ 600 euros). Cependant il y a deux explications à cette baisse : d’une part les frais de déplacement des membres du bureau pour les réunions de celui ci ont augmenté du fait de sa provincialisation accrue ; d’autre part il n’y a pas eu en 2006 de Congrès AFSP, qui jouent traditionnellement le rôle de catalyseur des adhésions. Nous avons aujourd’hui 145 adhérents. Des solutions ont été creusées, à savoir augmenter les cotisations (cf infra), rendre payante l’inscription à la liste générale (solution abandonnée), ou publier le "SD" en version électronique uniquement (idem.). Il est possible, pour le SD, de demander aux Bibliothèques Universitaires de s’y abonner, ce qui ferait rentrer de l’argent supplémentaire.

Vote :
Rapport adopté à l’unanimité moins 8 NPPV (« ne prennent pas part au vote » / les membres du bureau)

III Motion portant sur la modification des tarifs d’adhésion

Présentée par Pierre Olivier Salles

L’ANCMSP ne reçoit aucune subvention publique et est donc tributaire des cotisations de ses adhérents. La poursuite de la sortie de SD (dont les coûts augmentent du fait de l’inflation) et la nécessaire provincialisation du bureau, ont entraîné une hausse des dépenses alors que les tarifs d’adhésions sont restés stables depuis le début du millénaire (et depuis la création de l’association). Il convient donc pour le bureau, afin d’éviter des problèmes récurrents de trésorerie, de proposer une hausse du barème en conservant le principe de progressivité selon les niveaux de revenus individuels.
Ancien barème :
. Doctorant sans ressources, docteur sans poste : 8 euros
. Allocataire, ATER, post doctorant : 16 euros
. Titulaire : 32 euros

Nouveau barème proposé :
. Doctorant sans ressources, docteur sans poste, étudiant M2 : 10 euros
. Allocataire, ATER, post doctorant : 20 euros
. Titulaire : 40 euros

Une réflexion sur l’impact de cette hausse sur les adhésions de soutien des titulaires (environ 40 titulaires membres aujourd’hui) s’engage. Certains adhérents trouvent plus judicieux de prospecter du côté des financeurs publics (CR Ile de France par exemple) plutôt que ponctionner des précaires. Mais si la recherche de ce type de financement est une bonne idée, il est trop virtuel pour remettre à l’année prochaine la question de l’augmentation des tarifs.

Le bureau propose le vote sur la motion, et demande en plus à l’AG de mandater le prochain bureau pour prospecter du côté des collectivités territoriales afin de diversifier ses sources de financement

Motion adoptée à l’unanimité moins une abstention.

IV Motions thématiques

1) Motion sur le recrutement des Maîtres de Conférence

Depuis longtemps, l’ANCMSP travaille sur l’organisation de modalités de recrutement différentes de celles aujourd’hui existantes, afin de diminuer un certain nombre de dysfonctionnements et d’assurer des recrutements transparents et méritocratiques.
La motion MCF présentée à l’AG (cf document annexe) recense un certain nombre de propositions afin de parvenir à ce but :
. La nationalisation du concours (avec un jury national), afin de diminuer les effets pervers pouvant parfois être associés au localisme
. La centralisation des auditions sur un seul lieu afin de diminuer les coûts et de changer les durées et formats d’auditions (leçon devant des étudiants)
. La modification des modalités de vote au sein des Commissions de Spécialistes
. L’interdiction de recrutement dans l’établissement où le candidat a effectué sa thèse

Le débat permet de nuancer certains points (dans certaines disciplines un jury national permettrait la domination d’un courant théorique particulier), ou apporte plusieurs éléments supplémentaires, comme la nécessité de distinguer pour chaque session des postes réservés à la mutation et d’autres "ouverts" aux docteurs sans postes ; la nécessité de pourvoir immédiatement les départs en mutation ; ou encore l’adjonction d’une présentation de travaux en plus de la leçon devant les étudiants.

2) Motion agrégation

Le format actuel de l’agrégation semble pour l’ANCMSP inadapté aux besoins de la discipline dans la mesure où il ne permet pas une évaluation pertinente des qualités d’enseignement, de recherche ou d’encadrement (cf document annexe). Pour ces raisons, nous demandons l’abolition de ce concours, même si son format nationalisé doit inspirer le recrutement MCF (cf supra).

Vote :

Sous réserve d’une réécriture des motions en incorporant les amendements présentés par l’AG, et d’une meilleure jonction entre les 2 motions, qui évoquent une problématique similaire, l’AG se prononce sur les deux textes :

Motion MCF : adoptée à l’unanimité moins une abstention

Motion Agrégation : adoptée à l’unanimité moins un contre et trois abstentions

V Opération postes

Trois intervenants extérieurs ont été invités (Alain Prignet, MCF en mathématiques ; C. Legrand, MCF en anthropologie ; B. Coulmont, MCF en sociologie) pour nous présenter leurs efforts en vue de promouvoir la transparence sur les procédures de recrutement de leurs disciplines respectives : profil des postes, liste des auditionnés, date des concours, résultats,…
Soit grâce à un site internet (en maths), un blog (socio), une liste de diffusion (anthropo), ces initiatives enregistrent des résultats intéressants et sont appelées à se poursuivre.

VI Election du nouveau bureau

Vote sur liste bloquée
Candidats :

- Delphine LACOSTE, doctorante, IEP Toulouse
- Claire DANJOIE, doctorante, IEP Toulouse
- Benjamin LEMOINE, doctorant, CSI – Ecole des Mines de Paris
- Clémence LEDOUX, doctorante, IEP Paris
- Pierre MAYANCE, doctorant, Paris IX - Dauphine
- Joël GOMBIN, doctorant, IEP Aix
- Frédéric CHATAIGNER, doctorant, IEP Strasbourg
- Matthieu HAUCHECORNE, doctorant, Lille II
- Vincent GAYON, doctorant, Paris IX – Dauphine
- Etienne OLLION, doctorant, EHESS
- Jeanne HERSANT, doctorante, EHESS

Nouveau bureau élu à l’unanimité