Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

AccueilQui sommes-nous ?Assemblées Générales → Compte-rendu de l’AG de l'ANCMSP du 03 (...)

Compte-rendu de l’AG de l’ANCMSP du 03 décembre 2014

Diffusé par l'ANCMSP le samedi 27 décembre 2014 · Imprimer

Le compte-rendu de l’AG de l’ANCMSP qui s’est tenue le 3 décembre 2014 peut être téléchargé en pdf en bas de cette page. Le compte-rendu se trouve également ci-dessous.

Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’ANCMSP 3 décembre 2014 Salle du CRPS, Université Paris 1

12 personnes étaient présentes.

ORDRE DU JOUR :

  • Bilan financier
  • Recrutements
      • Suivi du recrutement
      • Recrutement CNRS
      • « Contrats pourris » ou « contrats de type LRU »
      • Enquête sur la précarité
  • Confédération des jeunes chercheurs (CJC)
  • Mobilisation en cours
  • Blog et Facebook
  • Nouveau bureau

Bilan financier

Le budget de l’ANCMSP est excédentaire bien que les dépenses soient bien plus importantes que les recettes. Les rentrées d’argent de l’association sont uniquement celles des cotisations de ses membres (1310 € depuis juillet 2013), d’où l’importance de rappeler que l’association ne peut vivre que grâce à ses adhérent-e-s. Les sorties d’argent sont principalement à imputer :

- aux réunions du bureau (par commodité, les réunions ont le plus souvent lieu à Paris, et la majorité des
- membres du bureau n’étant pas parisienne les frais afférents sont de 1876,1 €) ;
- aux frais bancaires et postaux ;
- au remboursement de repas (357,4 €) ;
- aux factures de l’hébergeur de notre liste (Ouvaton : 62,64 €) ;
- et à la cotisation à la CJC (30 €).

Pour information :
Plus de 3430 personnes sont abonné-e-s à la liste de diffusion (contre 2885 abonné-e-s en 2013-2014),
- alors que seulement 67 personnes adhèrent à l’association.
- 1,9% des abonné-e-s à la liste financent donc l’association et la liste :
- 33 doctorant-e-s/docteur-e-s non financé-e-s (10 euros) ;
- 19 doctorant-e-s/docteur-e-s financé-e-s (20 euros) ;
- 15 titulaires (40 euros).

La relance des adhésions est donc nécessaire et doit être faite par rappel sur la liste de diffusion de manière plus systématique, deux ou trois fois par an (ce qui a déjà été fait une fois depuis l’AG et a apporté de nouveaux adhérent-e-s), et de façon plus personnalisée aux ancien-ne-s du bureau qui n’ont pas renouvelé leur adhésion.

Recrutements

  • Suivi des recrutements MCF ou enseignants contractuels Le suivi des recrutements est assuré au sein du bureau par deux personnes. Elles poursuivent le travail instauré depuis des années, en mettant à jour les informations relatives au recrutement sur le site de manière régulière (http://ancmsp.com/-recrutements-2014-2015-). Au-delà du « simple » suivi, l’ANCMSP se mobilise également sur les problèmes posés par les recrutements :

- chevauchements de dates d’audition,
- conditions de déroulement des auditions,
- postes « à moustache » (c’est-à-dire profilé pour un-e candidat-e particulièr-e).

L’ANCMSP se félicite que l’Observatoire des métiers académiques de la science politique (OMASP-AFSP) lui emboîte le pas sur le suivi des recrutements. L’ANCMSP réaffirme néanmoins la centralité de cette mission pour l’Association et insiste sur la plus-value de sa veille active : ainsi, l’idée qui préside au suivi des recrutements est non seulement de produire un bilan qualitatif des sessions synchronisées et au fil de l’eau mais également de veiller à ce que l’égalité des concours soit respectée. À son initiative et/ou à la demande des candidat-e-s, l’ANCMSP contacte les comités de recrutement pour leur rappeler les règles reconnues par les trois associations de la discipline, et en cas de problème (« localisme », « poste moustachu », chevauchement d’auditions, pressions à ne pas se présenter à l’audition, etc.) met les comités de recrutement face à leurs responsabilités, preuves à l’appui. Il est à rappeler que l’ANCMSP les interpelle sur les questions de l’égalité de traitement et de la légalité des concours de recrutement, et non pas sur la moralité des recruteurs ou la valeur des candidat-e-s.

Ces échanges sont également l’occasion de renouveler une demande portée depuis longtemps par l’Association, à savoir le défraiement des candidat-e-s auditionné-e-s.
Plusieurs cas litigieux ont ainsi été traités par l’Association en 2013-2014 :

- Nous avons alerté un établissement sur le caractère « moustachu » d’un poste de MCF qu’il mettait au concours en section 04 ; cela dès la sortie de la fiche de poste. Si cette interpellation a pu être considérée comme un procès d’intention par l’établissement recruteur (la suite nous a néanmoins donné raison), elle a été renouvelée à de multiples reprises, malheureusement sans succès. Cependant, le chef d’établissement a tout de même prêté un temps une oreille attentive à notre demande de défraiement des candidat-e-s auditionné-e-s, mais là encore sans que la démarche aboutisse.

- Nous avons également alerté la discipline sur les conditions de recrutement d’un poste mis au concours par un autre établissement : la charge de cours proposée (480 heures équivalent TD) et la rémunération (1898 euros brut) étaient indécentes au regard de ce que les candidat-e-s ont à réaliser et à sacrifier pour faire carrière dans l’enseignement supérieur et la recherche. L’ANCMSP tient à rappeler encore une fois
que ce travail d’alerte est nécessaire et utile, et que l’Association, si elle est consciente des difficultés que peuvent éprouver localement certain-e-s collègues, ne peut se satisfaire que de telles conditions de recrutement soient proposées à des candidat-e-s toujours plus précarisé-e-s.

- Plus récemment, nous avons de nouveau alerté le comité de recrutement d’un établissement sur le caractère problématique du poste qu’il proposait : deux fiches de poste avaient été successivement émises, la première mentionnant comme « personne à contacter » une personne dont il s’est avéré plus tard qu’elle était auditionnée, et la seconde ne faisant plus mention de cette personne, mais d’une autre à sa place. L’ANCMSP rappelle que les personnes figurant sur les fiches de poste sont théoriquement impliquées dans la rédaction de celles-ci puisqu’elles sont chargées d’informer les candidat-e-s qui le souhaiteraient : être rédacteur d’une fiche de poste et cité comme personne à contacter par les candidats et, dans le même temps, être candidat sur ce poste nous semble constituer un conflit d’intérêt certain. Malgré les réponses outrées reçues de la part de plusieurs membres du comité de recrutement suite à notre interpellation à ce sujet, ne rien dire nous aurait semblé être un manquement grave à l’une des premières missions de l’Association.

Si les modalités d’interpellation des comités de recrutement et des établissements font désormais partie d’un répertoire d’actions de l’Association relativement stabilisé, l’ANCMSP ne peut que constater que les effets de cette veille active sont mineurs. Devant les réponses outrées de certains établissements, l’ANCMSP ne s’interdit pas de porter plus fréquemment sur la place publique de la discipline (la liste ANCMSP) certains des problèmes qu’elle pensait pouvoir résoudre en faisant appel au bon sens des recruteur-e-s. Par ailleurs, le bureau aimerait que les autres associations de la discipline (AECSP et AFSP) s’engagent avec elle sur des propositions qui permettraient de rendre plus transparents et moins contestables les concours de recrutement en science politique et dans l’ESR plus généralement :

- d’abord, l’allongement de la durée de la session synchronisée de recrutements ;

- ensuite, le défraiement de tous-tes les candidat-e-s ;

Un mail sera envoyé prochainement sur la liste de diffusion pour informer plus en détail du travail réalisé par l’ANCMSP sur la question et sur les modalités de suivi cette année.

  • Recrutements CNRS L’an dernier a été introduite une pré-sélection des dossiers sans que l’information n’ait bien circulée. De nombreux-ses candidat-e-s n’ont pas compris ce changement unilatéral des modalités de recrutement, d’autant que les critères de sélection ou d’éviction n’avaient pas été précisés en amont du dépôt de leurs dossiers. Un communiqué conjoint avec l’AECSP a été rédigé pour dénoncer la situation en section 40 (http://ancmsp.com/blog/?p=319) et l’ASES a fait de même pour la section 36. Pour faire suite à cette initiative, l’ANCMSP organise, avec l’ASES, l’AFS et l’AECSP une journée d’information et de mobilisation le 10 janvier 2015 pour discuter des enjeux liés au recrutement et aux mobilisations en cours sur la question de l’emploi scientifique. Les sections 36 et 40 ont, dans les dernières semaines, participé à un effort de transparence sur les conditions de recrutement au CNRS : la journée du 10 janvier sera l’occasion de poursuivre cet effort en présence des recruteur-e-s et des candidat-e-s.
  • « Contrats pourris » ou « contrats type LRU » Cette année, l’ANCMSP a tenté de lancer, avec la Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC) un recensement de tous les « contrats pourris » ou « contrats type LRU » qui se développent depuis plusieurs années (contrat de MCF à mi-temps, contrat à 380 heures d’enseignement pour un SMIC par mois, contrats de post-doctorat de 3 mois, etc.). Cette initiative est toujours en cours même si elle est difficile à mettre en place au regard du secret qui entoure la création de ces contrats. C’est pourquoi l’ANCMSP reste en parallèle mobilisée pour dénoncer publiquement ces postes à chaque fois qu’il en sera fait l’annonce.
  • Enquête sur la précarité Lancée par l’ANCMSP pour être présentée aux Assises de la science politique d’avril 2014, l’enquête précarité a pour l’instant permis de recenser les données sur 5 universités comportant des départements de science politique, et 3 IEP. L’idée était de recueillir des données sur qui enseigne la science politique, afin d’essayer de peser auprès du ministère et des universités, pour diminuer la précarité. L’objectif était de montrer la précarité telle qu’elle existe. Les premières données recueillies sont pour l’instant peu représentatives (du fait notamment d’une surreprésentation des IEP), et parfois incomplètes. Pour information, la présentation qui en a été faite lors des Assises se trouve en pièce jointe. L’ANCMSP envisage de poursuivre cette enquête cette année en multipliant les données, et notamment celles concernant les universités où la science politique est isolée, dans les départements de droit ou d’économie-gestion notamment, là où la précarité est sûrement la plus grande. L’Association envisage pour ce faire de mobiliser des relais locaux qu’elle a commencé à contacter et encourage les collègues à prendre contact avec le bureau (bureau@ancmsp.com) pour se procurer le masque de saisie créé pour cette enquête.

Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC)
L’ANCMSP s’y est cette année peu investie. Il faudrait néanmoins renouer avec la CJC et suivre de plus près ce qui s’y passe. La confédération constitue le principal relais des jeunes chercheurs-ses auprès du ministère et pèse sur les débats, décrets, amendements concernant l’ESR à l’Assemblée nationale. Les membres du bureau présents se sont donc engagés à être davantage présents.

Mobilisations en cours
L’ANCMSP a apporté et apporte encore son soutien à Sciences en marche ainsi qu’aux collectifs de précaires. Un collectif de précaires s’est structuré il y a quelques mois à Lyon 2, sur l’ensemble de l’université : une opération de rétention des notes est envisagée pour la fin du semestre. L’ANCMSP peut-elle agir comme relais des différentes mobilisations locales ? L’association se rapproche des membres des collectifs notamment pour voir dans quelle mesure une union de ces différents collectifs serait possible. Quelles sont les revendications pouvant être portées par l’ANCMSP cette année à ce sujet ?

Plusieurs questions ont été soulevées pendant l’AG et l’ANCMSP reviendra sur celles-ci cette année :
- Suppression du statut de vacataire pour demander la contractualisation ? Cette question en pose toutefois une autre de manière sous-jacente : cela ne risque-t-il pas inversement de laisser encore plus le champ libre aux contrats type LRU ?

- Demander la revalorisation de l’heure de vacation, qui pour l’instant est tout juste équivalent au SMIC, de façon à faire en sorte qu’une heure de vacation coûte aussi cher qu’une heure d’ATER ou de MCF ?

Blog & Facebook
Au regard de la conception que se font les membres de l’ANCMSP de leur mission (la diffusion d’informations professionnelles et militantes et la mise à disposition d’espace d’expression libre et autonome), l’ANCMSP a décidé il y a un an de mettre en place un blog pour permettre des prises de position libres et anonymes débarrassées des logiques d’autocensure auxquelles condamne sous certains aspects la liste ANCMSP. Celui-ci a pour but d’essayer de lancer des controverses sur des sujets concernant les candidat-e-s et l’ESR, débarrassés des logiques d’autocensure par la possibilité de poster des commentaires de manière anonyme. L’adresse du blog est la suivante : http://ancmsp.com/blog/.

Après un lancement et plusieurs mois plutôt discrets, le blog s’est progressivement enrichi de nombreux contenus et est alimenté toutes les semaines par une personne du bureau. L’idée serait de poursuivre la publication des articles et communiqués, mais également de lancer un thème sur l’année (celui de « l’excellence » par exemple)
et de publier régulièrement sur le sujet (ce qui a déjà été partiellement réalisé et sera poursuivi avec des billets d’humeur, comptes-rendus d’ouvrage, notes critiques, etc.).
En complément du blog, l’ANCMSP a créé sa page Facebook sur laquelle elle relaie notamment une partie du contenu mis en ligne sur le blog et invite aux commentaires. Ces outils doivent permettre à la communauté des candidat-e-s aux métiers de la science politique de prendre la parole sur ce qu’elles estiment être important au sujet des conditions de recrutement et diffuser plus largement les informations qu’elle juge utiles.

Nouveau bureau
Au terme de l’assemblée générale, le bureau de l’ANCMSP a été renouvelé. Il est désormais constitué de 11 personnes et les postes de président-e, vice-prédisent-e et trésorier-e ont également été renouvelés à l’unanimité. Le bureau est composé des personnes suivantes :

- Présidente : Fanny Vincent
- Vice-président : Frédéric Nicolas
- Trésorière : Jessica Sainty
- Secrétaire : Samuel Coavoux
- Charles Bosvieux-Onyekwelu
- Maya Collombon
- Rafaël Cos
- Aline Hartemannn
- Nazli Nozarian
- Julien O’Miel
- Julie Voldoire

Les membres du bureau de l’ANCMSP souhaitent aussi encourager toutes les bonnes volontés qui se manifesteraient pour participer plus activement à la vie de l’association, ainsi que pour faire remonter toutes les informations que vous jugerez nécessaires de porter à notre connaissance et donc à celle de la discipline.