Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Les enjeux de la participation à la Confédération des Jeunes Chercheurs

Diffusé par l'ANCMSP le 2005 · Imprimer

Qu’est-ce que la "CJC", et pourquoi l’ANCMSP y participe-t-elle ?

Qu’est-ce que la CJC ?

La Confédération des Jeunes Chercheurs est une association loi 1901 "apolitique" et "asyndicale" (sic). Fondée en 1996, elle regroupe une trentaine d’associations françaises de jeunes chercheurs contractuels, doctorants et post-doctorants. L’association est représentée au niveau national au sein du CNESER et travaille au niveau européen via EURODOC, dont la présidence fut déjà donnée à un membre de la CJC.

La CJC travaille sur un ensemble de questions qui concernent tous les doctorants : reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives, accueil et condition de travail des doctorants étrangers, débouchés professionnels, revalorisation de l’Allocation de Recherche, etc. À son actif, il faut signaler notamment le "Rapport sur les conditions de travail illégales des jeunes chercheurs" remis le 6 février 2004 à Cl. Haigneré, ministre déléguée à la Recherche. La CJC est également à l’origine de l’élaboration de la Charte des Thèses que nous signons tous lors de notre première inscription en doctorat.

La CJC intervient régulièrement dans les médias nationaux, elle a été auditionnée à plusieurs reprises par le ministère, sur le dossier de la LOPRI. Elle est aujourd’hui considérée comme l’interlocuteur privilégié des jeunes chercheurs auprès du gouvernement.

Malgré sa volonté transdisciplinaire, force est de constater que la CJC est surtout composée d’associations de doctorants en sciences dites "dures". Géographiquement, la CJC ne recouvre pas l’ensemble du territoire et certaines régions sont davantage "représentées" : le "pôle rennais" et le pôle "Île de France" sont les plus important et surtout les plus actifs dans l’action et la gestion quotidienne de l’association. Les associations locales membres de la CJC travaillent pour l’essentiel à la mise en place des "Doctoriales", mesure gouvernementale visant à proposer des rencontres entre des dirigeants d’entreprises et des doctorants lors de "petits déjeuners". Elles mènent des actions au sein de leurs propres universités, vers les Écoles Doctorales ou les laboratoires.

Que fait l’ANCMSP au sein de la CJC ?

L’ANCMSP est donc la seule association disciplinaire d’envergure nationale à participer aux travaux de la CJC. Cette caractéristique ainsi que l’engagement fort de l’ANCMSP lors des États Généraux de la recherche en 2004 permet à notre association de bénéficier d’une "écoute" au sein de la CJC.

Si au départ, l’ANCMSP a cherché a défendre une forme de spécificité des sciences sociales, elle a pris conscience, au contact d’autres associations, que d’autres lignes de fractures avaient autant de sens dans l’ensemble du milieu universitaire français, et que les phénomènes de précarité ne sont pas du monopole de nos disciplines. Les questions en terme d’encadrement, de reconversion dans le monde extra universitaire, de la non reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives ou au sein de l’administration se posent partout. Malgré nos préjugés initiaux, nous nous retrouvons ainsi dans les mêmes problématiques que la majorité des doctorants en biologie (objet "pointu" et non vendable, faiblesse du nombre de postes, etc.).

Si l’ANCMSP rencontre quelque problème lors des débats, c’est surtout parce la poignée d’actifs sur les dossiers pris en charge par la CJC diffuse un discours centré sur une vision très spécifique de la voie de reconversion des doctorants hors du monde académique. La problématique de ce discours reste souvent cantonnée à la reconversion sur des postes de R & D où certains types de docteurs entrent en concurrence avec des diplômés d’écoles d’ingénieurs. Il ne s’agit pas tant d’une opposition "sciences dures versus SHS" que d’une certaine vision de la bonne voie de reconversion du doctorant tourné vers des entreprises de haute technologie et à haute valeur ajoutée.

Pour l’ANCMSP, le seul moyen de remédier à cet état de fait afin de mieux représenter les jeunes chercheurs consiste à faire adhérer des associations de jeunes chercheurs à la CJC, afin de mobiliser le plus grand nombre de personnes possible pour travailler sur les différents dossiers de la CJC. Cela fut le cas avec l’association ASPASIE (forcée à la dissolution en 2008). Nous invitons les membres actifs de l’ANCMSP qui sont aussi membres d’associations locales de doctorants à faire adhérer celles-ci à la CJC afin de rééquilibrer la présence des SHS, mais aussi et surtout permettre de développer un autre discours dans cette confédération.

Ce qu’adhérer à la CJC veut dire

L’adhésion à la CJC implique un minimum de participation :

- Payer une cotisation annuelle (30 # par association) ;
- Être présent ou donner procuration lors des CA (1 Conseil d’Administration par trimestre) et des AG (1 Assemblée Générale élective annuelle, en général au mois d’octobre). Les déplacements aux CA et aux AG, ainsi que l’hébergement sont remboursés par la CJC, après avance des frais. L’enjeu de fédérer les forces de SHS est d’autant plus important qu’une association a droit à 5 voix contre un.
- Prendre part au vote s’il y a lieu ;
- S’investir selon ses priorités sur un ou plusieurs thèmes de travail : rédactions de notes, assister à des réunions, etc. Cet engagement n’est toutefois pas obligatoire ! Mais il est important car c’est bien la participation concrète aux activités qui permet de donner une ligne directrice à la CJC ;
- Être inscrit sur une liste de diffusion et/ou sur une ou plusieurs liste de travail thématique. L’inscription sur les listes est également facultative.

Ceux et celles qui sont intéressés pour faire participer leur association ou participer eux-mêmes à la CJC sont invités à contacter le bureau de l’ANCMSP. Rejoignez-nous afin d’alimenter les débats et contribuer à la représentation des jeunes chercheurs !