Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

Mise au concours d’un poste de MCF en philosophie politique / philosophie du droit à l’IEP de Rennes

Diffusé par l'ANCMSP le mercredi 1er juillet 2015 · Imprimer

Même sous la canicule, la mise au concours des postes doit respecter quelques règles fondamentales !

L’Association Nationale des Candidat.e.s aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP) souhaite faire part de son étonnement devant les modalités de la mise au concours d’un poste de maître de conférence en philosophie politique/ philosophie du droit à l’Institut d’Études Politiques de Rennes (mis au concours le 13 mai 2015).

Plusieurs points nous semblent particulièrement problématiques :

  • Une accessibilité à l’information de la mise au concours de ce poste extrêmement restreinte ;
  • Un délai très court laissé aux candidat.e.s pour préparer une possible audition (sélection des dossiers le 6 juillet, audition le 10 juillet) ;
  • Une opacité initiale sur la composition du jury de sélection ;
  • L’absence d’enseignant.e.s-chercheur.e.s en science politique dans ce même jury alors que le poste est intitulé « philosophie politique ».

Si la mission de l’ANCMSP sur la veille des postes mis au concours concerne prioritairement ceux relevant de la science politique (section 04), il nous apparaît ici indispensable de signaler deux points :

  • Les caractéristiques propres à ce poste (philosophie politique, dans un Institut d’Études Politiques, avec des candidat.e.s issu.e.s de la science politique) nous oblige à demander qu’un.e enseignant.e-chercheur.e en science politique complète le jury déjà composé de collègues en gestion, droit public, droit privé, philosophie et histoire ;
  • Cette situation appelle une information et une mobilisation, non seulement des candidat.e.s aux métiers de la science politique, mais aussi des enseignant.e.s-chercheur.e.s titulaires par l’intermédiaire des associations existantes et des instances représentatives.

Nous rappelons que l’effectivité d’un recrutement équitable, transparent et respectueux des candidat.e.s (qui, rappelons-le, sont celles et ceux pour lequel l’enjeu est majeur) passe par une diffusion large et non retenue des postes mis au concours, un temps minimum entre la phase de sélection des candidat.e.s et l’audition, une publicisation de la composition du jury et des résultats finaux du concours. Les équilibres et conflits disciplinaires au sein des instituts et facultés ne doivent en aucun cas mettre en péril la dignité des recrutements.

Le bureau de l’ANCMSP