Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Compte Rendu Réunion ANCMSP Jeudi 6 Septembre Congrès AFSP

Diffusé par l'ANCMSP le jeudi 6 septembre 2007 · Imprimer

Lors de la réunion ANCMSP le jeudi 6 Septembre, au congrès de l’AFSP :

Intervention de Joel :

° Présentation du cadre de la réunion

° principales actions de l’ANCMSP

° les problématiques de la discipline sur lesquelles l’ANCMSP est intervenue, et se bat encore : transparence des procédures de recrutement, le problème du localisme, la valorisation des conditions et de l’encadrement du travail de thèse.

° les conséquences de la loi sur l’autonomie des universités sur les dynamiques de la discipline : la position de l’ANCMSP sur ce point et les actions stratégiques à définir.

Débat avec la salle, et intervention des dinos de l’ANCMSP :

Philippe JUHEM, ancien président de l’ANCMSP, intervient. Il souhaite revenir dans la discussion, sur la réforme sur l’autonomie des Universités, en soulignant deux points principaux :
- la difficulté de savoir comment vont évoluer les relations entre enseignants chercheurs et CA, dont notamment le président de l’Université : un moindre pouvoir d’influence pour les politistes à l’Université ?
- la disparition à long terme du statut d’enseignant chercheur permanent

F. Xavier DUBOLE (vérifier orthographe), ancien président de l’ANCMSP, souligne que la loi sur l’autonomie peut amener à une disparition de l’autonomie des disciplines, et plus généralement de l’autonomie intellectuelle à l’Université.

Gilles BERTRAND (vérifier orthographes), de l’IEP de Bordeaux souligne qu’il y a au sein des universités une forme de résistance à ce changement dans les IEP, mais que le point dangereux c’est surtout le pb des commissions de spécialistes dans la science po à l’Université, où la science po est mal représentée. Au niveau du recrutement, de moins en moins de politistes risquent d’être présents dans les commissions, sauf dans les IEP, qui restent un "bastion" de la science po.

Nicolas HUBE, ancien président de l’ANCMSP, intervient pour souligner un autre problème saillant propre à la réforme des Universités : l’autonomie et le rôle du CNU dans ce nouveau système.

Nona MAYER, présidente de l’AFSP, intervient alors pour souligner la nécessité pour les associations disciplinaires : AESCP, ANCMSP, AFSP, dans le contexte actuel, de travailler en commun, de mettre en commun des bases d’informations. Pour elle, l’important c’est avant tout de se rencontrer, et d’échanger un ensemble de données, sur l’état des lieux en science po dans les Universités. Elle souligne, que, concernant la loi sur l’autonomie des Universités on ne sait pas comment cela va se passer. Donc on ne peut qu’attendre et aviser ensuite.

Nathalie, ancienne membre du bureau en 1999, souligne la nécessité de construire une position commune aux différentes associations en science po sur le sujet. Elle rappelle le phénomène de sous-syndicalisation des enseignants chercheurs, dans cette discipline. Elle souhaite qu’on évite "les apories du corporatisme", et souligne l’importance de travailler de concert avec les organisations syndicales nationales, et les autres disciplines. Seuls 3 % de MCF dans les instances du CNESER (vérifier que c’est bien cela qu’elle voulait dire, je ne me rappelle plus).

Hélène COMBES, ancienne présidente de l’ANCMSP, intervient pour signaler l’importance du travail accompli à l’ANCMSP, et la nécessité de développer un système de maillage, et de veille au niveau local, dans les Universités, pour faire remonter les infos sur l’état des lieux de la discipline. Ce travail a déjà été commencé avec la remontée des infos concernant les commissions de recrutement mais il ne doit pas s’arrêter à ce point.
Elle souligne d’autre part, que la réforme sur l’autonomie des Universités est aussi significative de la dévalorisation de l’emploi statutaire de l’enseignant chercheur, et mène à une forme de précarisation des contrats d’enseignants chercheurs (vérifier si c’est bien cela qu’elle a dit)

Un gars intervient. Il est secrétaire de la section 40 du CNRS (vérifier si c’est exact). Il souligne une info, concernant les auditions pour le concours CNRS. Ces auditions seront avancées certainement à la seconde ou troisième semaine de Mars. Il s’agira de rendre les dossiers avant le 15 novembre.

Il a souligné l’intérêt qu’il avait pour les actions de l’ANCMSP, et le questionnement sur les modalités de l’audtion. Il souligne aussi que toute information, ou remarques concernant ces modalités l’intéressaient.

François Xavier ??? Il souligne l’attaque du gouvernement sur les instances d’évaluation des chercheurs, sur la logique de l’auto-évaluation des chercheurs par leurs pairs. Il souligne la volonté du gouvernement, de supprimer à long terme l’évaluation des pairs par les pairs, et des critères des chercheurs pour évaluer les travaux de leurs pairs. Dans ce cadre, il souligne la dangerosité de ce raisonnement, qui aboutit à demander à des experts extérieurs de juger des travaux qui répondent à une logique de recherche, et doivent donc à ce titre là être évalués par les chercheurs eux-mêmes de la discipline. Pbl de l’indépendance de la discipline et de la recherche.

Il souligne qu’un bon moyen de réagir, et que ce qui se profile c’est une grêve générale des Enseignants chercheurs, si ces logiques du gouvernement se renforcent.

Un autre effet des réformes annoncées, c’est aussi le renforcement des équipes fortes en Science po, au niveau du local. Cela aboutirait à un renforcement des logiques clientélistes.

Un Doctorant de Paris I, Dauphine, intervient alors pour souligner la nécessité de pousser les Ecoles Doctorales et d’agir sur le local, afin d’améliorer les conditions de réalisation de la thèse dans les Universités, mais aussi les conditions de financement. Il souligne l’importance d’être présent dans les conseils centraux des Universités pour les doctorants.

Quelqun, (je crois un dino mais je ne sais plus qui, exactement) intervient pour signaler, le processus de dépréciation de la Recherche publique, et le dépérissement des "services publics" de la Recherche. C’est pour lui une forme de "quadrature" du cercle. Pour lui, les titulaires sont responsables de la situation. C’est en fait eux qui doivent se bouger sur un certain nombre de questions, qui ont la capacité d’agir mais ne le font pas. Les jeunes chercheurs doivent se concentrer sur "l’urgence sociale" de leur situation, et laisser de côté certaines questions, qui doivent être prise en main par les Titulaires.

Une forme de ras-le bol exprimé par les dinos, en soulignant que l’ANCMSP a toujours joué le rôle que les titulaires auraient du joué, sur un bon nombre de questions, et qu’à un moment donné c’est aussi aux titulaires de créer une mobilisation forte.

Nathalie souligne alors les évolutions des associations de la discipline : le côté militant est passé "à la trappe", le côté "dénonciation" est pratiquement inexistant. Pour l’ANCMSP, il y avait aussi et il y a toujours ce piège de l’institutionnalisation. Afin d’éviter cela, il s’agit d’aggrandir le périmètre des actions de l’ANCMSP, et son questionnement. Concernant la loi, c’est aussi aux titulaires de se bouger pour effectuer aussi un travail d’information et de mobilisation autour de la loi.

Une question de Ludivine BALLAND : Un point d’information concernant la loi sur l’autonomie et le fonctionnement de l’instance de validation, concernant le recrutement.