Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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CR AG de l’AECSP à Toulouse, 6 septembre 2007

Diffusé par l'ANCMSP le jeudi 6 septembre 2007 · Imprimer

Choses entendues lors de l’AG de l’AECSP – 6 septembre 2007 – Toulouse

Sur la question des recrutements et des nouveaux comités de sélection qui vont poser le pb de la représentation de la discipline, Deloye est toujours sur la même ligne que pour le lobbying auprès des com de spé, à savoir : d’accord pour écrire des lettres (conjointe avec les autres associations) aux comités de sélections. Par contre il ne faut pas imposer des politistes dans les commissions locales car on peut déstabiliser les équilibres locaux. Il faut coopérer avec les équipes locales et ne pas détruire leur travail de réseaux…. Il rappelle le rôle positif de l’AFSP dans la transparence des recrutements notamment grâce à l’OMASP. …

Concernant la motion sur le concours national des MCF, il considère que c’est un idéal (dans un monde meilleur…) mais qu’actuellement et encore plus vu la loi sur l’autonomie, cette proposition n’est pas faisable donc il n’est pas utile d’en débattre (argument repris par Mouchard)

Blondiaux qualifie cette position d’indéfendable. Il plaide pour une réflexion sur les modes de recrutement dans la discipline en dehors de l’agreg externe.

Schemeil (je crois) a parlé du pb de redéploiement des postes : (tjs par rapport au pb des comité de sélection qui ne comprendraient pas de politistes) : selon lui la stratégie doit être de faire une forme de chantage aux présidents d’universités en leur montrant que les labos de science politique importants vont peser dans l’évaluation par le ministère et que par conséquent il faut recruter des gens pour faire vivre ces labos qui pèsent dans l’évaluation. (donc recruter des politistes, donc mettre des politistes dans les comités de sélection)
Il rajoute par rapport à la loi et aux perspectives d’action que pour le moment « il n’y a pas de texte » et « on est dans le flou » « on est obligé d’attendre ». Selon lui il ne faut pas prendre de stratégie défensive. Il faut apporter des solutions à cette loi plutôt que de s’y opposer. Il faut voir aussi comment on peut en tirer le meilleur parti pour la science politique.

Qqun propose (toujours à propos des comités de sélection) qu’une liste de collègue d’accord pour être membres des comités de sélection (représenter la sce pol) soit fournie dans chaque université au président.
Matonti dit qu’elle n’est pas d’accord avec cette idée.
Schemeil dit que quand la loi sera en application « il faudra réagir vite » et en tirer le meilleur profit.

Mouchard s’aligne sur Déloye concernant le concours national « impossible à mettre en œuvre ». Par contre concernant les pb de recrutement il propose de réfléchir plutôt sur les moyens de modifier (allonger) les temps des procédures : CNU et surtout la durée d’examen des dossier par les commissions. (enfin il dit ça, il dit rien un peu comme d’hab, surtout il ne dit rien sur allonger les auditions)

La discussion revient sur les pb de reproduction de la discipline (tjs le risque que la sce pol ne soit plus présente dans les comités de sélection). Pierre Favre indique qu’un bon moyen d’assurer cette reproduction au moins pour les postes publiés au JO c’est que le CNU ne qualifie que le nombre de candidat équivalent au nombre de poste ouvert. Certains avouent que c’est ce qui se fait en droit, d’autre disent qu’il est hors de question que le CNU se transforme en instance de recrutement (cf argument de Sadran lors du salon des thèses pour eux qui ne comprendraient pas, le CR se trouve sur le site privé)
Brouhaha général suite à la proposition de Favre.

Un mec fait un point sur le CNRS : d’après les infos, le ministère n’aurait pas de politique très sûre vis-à-vis des grandes institutions de recherche telles que le CNRS, l’INRA … Mais le gars annonce un risque « d’année blanche au CNRS » en 2008. Là je ne sais pas si c’est pour toutes les disciplines ou juste en sce pol. En gros ça voudrait dire pas de recrutement CNRS en 2008. (mais on ne sais pas d’où viennent ces infos). En tout cas pour le moment le comité national du CNRS reste le seul compétent pour les recrutements.
Un autre pb actuellement est le fait que la directrice qui s’occupe de la politique de recherche (d’après ce que j’ai compris, je me plante peut être) est malade. Ce sont ses adjoints qui font les politiques (de recherche !). Une juriste est en charge de la section 36 et 40. Donc le gars explique qu’elle place ses pions en ouvrant des postes profilés pour des juristes en section 36.
Donc c’est un scoop du genre gros scandale mais est-ce que ça va sortir ? (je ne sais pas qui est le mec mais il faudrait pouvoir l’itwvé pour SD)

Blondiaux pose la question de comment défendre une discipline qui n’est pas reconnue au ministère et quand il existe des indiv indépdts comme les prez d’université. Il propose la création d’un observatoire permettant de faire sortir/publiciser les scandales types CNRS (cf ci-dessus)

Matonti dit qu’il faut trouver les bons réseaux pour se faire entendre car sur la loi d’autonomie, il n’y avait que des points de vue « pro loi » dans les journaux, comme Le Monde. (mais ont-ils demandé un droit de réponse , je n’ai pas posé la question. De plus il y avait eu la tribune de Godechot qui elle n’était pas pro loi, enfin bref …)

Un gars demande si tous ces échanges intéressant ne pourraient pas être prolongés sur un site internet où l’on pourrait prendre la parole de manière spontanée et faire des propositions. Matonti répond que l’AECSP n’a plus de site internet. (moi ça me fait penser au site mis en place par l’AFSP au moment de la loi pour que chacun vienne donner ses idées/solutions => à surveiller ? personne n’y a fait allusion, ils ont peut être oublié que ce truc existe ?)

Matonti conclut : « on peut conclure qu’on a du pain sur la planche »

Impression perso : personne ne croit que ça va changer tant que les décrets d’applications ne sont pas sortis. Impression renforcée par la discussion avec Isabelle Sommier et Eric Agrikoliansky qui pensent aussi que pour le moment « on ne peut rien faire » car « on ne sait pas ce qui va se passer ».