Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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CR rencontre AFSP-ANCMSP, 30 janvier 2007

Diffusé par l'ANCMSP le lundi 29 janvier 2007 · Imprimer

Compte-rendu de la réunion du 30 Janvier 2007 ANCMSP / AFSP

- Yves DELOYE (AFSP)

- Camilo ARGIBAY (ANCMSP)
- Pierre MAYANCE (ANCMSP)

C’est Yves Déloye qui a mené les débats et qui a imposé les sujets abordés. Plutôt que de pointer les problèmes éventuels et d’énumérer les points de désaccord, il a préféré parler de deux sujets (salon des thèses, assises) en glissant de temps en temps des petites pointes à notre égard. La conversation n’a toutefois jamais pris le ton de la confrontation franche ou de l’attaque massive.

Salon des thèses

YD a commencé à aborder le sujet en disant qu’il avait intégré nos propositions concernant les intervenants de l’après midi et l’intervention sur les libéralités le matin (il nous a précisé que les modifications avaient été faites sur le site de l’AFSP).

Ensuite il nous a expliqué que l’AFSP ne pouvait s’engager à « mobiliser l’ensemble de la communauté scientifique » avec un après-midi vide. C’est pour ça qu’ils avaient travaillé sur un programme pour l’après-midi.

Pierre lui a alors précisé qu’il faudrait plus communiquer sur ce type de problèmes (sans l’accuser, en disant bien que c’était aux deux associations de plus communiquer entre elles). Il a acquiescé, fait un tout petit mea culpa en disant que c’était sans doute de sa faute si ce genre d’infos ne circulait pas systématiquement. Je ne suis pas convaincu que ce mea culpa (le mot est d’ailleurs trop fort) soit suivi d’effets.

YD a alors enchaîné pour revenir sur les libéralités et dire que « sur le fond on est d’accord avec vous ». Il y a juste « une différence de ton ». « On ne peut pas s’exprimer publiquement de la même manière ».

Il est ensuite revenu sur l’organisation du salon des thèses. Il a expliqué qu’on lui faisait souvent le reproche qu’il n’y avait pas « assez de place pour le débat ». C’est pour cela qu’il ne fallait pas surcharger le programme en accumulant les intervenants. Il a toutefois intégré nos invités. Il nous a d’ailleurs fait remarquer que pour les témoignages de docteurs hors milieu académique, on voyait souvent revenir les mêmes personnes. Ceci est sans doute lié au fait qu’on les sollicite par interconnaissance. Il faudrait réussir à en toucher d’autres, mais bon il n’a pas dit comment. Pierre a évoqué le travail des ED et affirmer qu’en principe elles devaient maintenant s’occuper de ce suivi et que dans un proche avenir on pourrait peut-être s’appuyer sur leur travail. YD a répondu qu’à ce propos l’enquête en cours AFSP/ED était en cours, mais qu’elle était loin d’être prête, qu’il y avait de « réelles difficultés ».

Assises

Il est brièvement revenu sur le calendrier, en disant qu’il ne se souvenait pas vraiment d’avoir évoqué l’automne 2007, et qu’étant donné les élections il valait mieux les faire en avril. Il a ensuite affirmé qu’on ne pouvait plus trop changer de date pour des questions de réservation de salle. On lui a dit qu’on ne demandait pas un changement de date, mais juste d’être informé au plus vite de ce genre d’infos, d’autant plus que lors de la réunion de novembre, on était resté sur l’automne 2007. Il a encore acquiescé sans trop de conviction.

C’est alors qu’il nous a dit qu’il n’était pas là pour recevoir des « messages désagréables ». « Il faut dire à votre présidente de se calmer dans la rédaction de ces mails. » Pierre a immédiatement rectifié en disant que les mails étaient à chaque fois des mails rédigés collectivement. Il a pris note de l’info et continué en disant qu’il « n’était pas là pour recevoir des messages désagréables, qu’il préfère aller avec ses enfants au parc. ». Il a dit qu’on ne se rendait pas compte mais que pour lui s’était plus dur que pour nous, parce qu’il faisait ça sur son temps libre, qu’à côté, il avait des recherches à faire, des copies à corriger et une vie privée. Je pense que rien qu’à nos têtes, il a du comprendre l’énormité de son « plus dur pour nous ». Il a corrigé en disant que pour nous aussi c’était dur, et que c’était du travail militant. Il a enchaîné en disant qu’il avait discuté avec Matonti le midi, et qu’il fallait que chacun (enfin surtout nous) mette de l’eau dans son vin. Il est revenu à plusieurs reprises sur le fait que « le périmètre d’action de l’AFSP et celui que son conseil lui indique ». Qu’en gros, il ne fallait pas qu’on se permette de dire à l’AFSP ce qu’elle doit faire. Il a vraiment l’air d’avoir pris nos mails de manière très dure. On lui a expliqué que notre objectif n’était pas de dicter sa conduite à l’AFSP, mais qu’on voulait juste travailler ensemble et être informés régulièrement, surtout sur les sujets directement liés à l’ANCMSP. On a brièvement évoqué le blog des thèses, l’OFIRSP, les assises, etc. Enfin tous les sujets dans lesquels on se sentait impliqués et dont on avait appris l’existence par hasard.

YD a rappelé qu’il avait vu passer plusieurs bureaux de l’ANCMSP. Il a le souvenir de la réunion de janvier 2006 où plein de belles promesses avaient été évoquées (voir compte rendu sur le site). Ça l’avait passablement énervé puisqu’il savait que ça ne déboucherait sur rien. Il est donc rentré chez lui (au passage on lui a fait louper son TGV lors de cette réunion) et il a passé trois week-ends sur internet et envoyé une lettre à la DGES. En trois semaines, il avait les résultats sur le nombre de titulaires en Sc. Po dans chaque fac et IEP de France (résultats dans la lettre de l’OMASP janvier 2007). Pierre a bondi et lui a expliqué que de notre côté on avait mené le même travail avec plus ou moins de réussite et que c’est typiquement le genre de choses sur lesquelles il faut qu’on se coordonne.

Sans vraiment acquiescer YD a dit qu’il fallait qu’on change de mode de fonctionnement (appel sur la liste pour que les locaux se bougent ça ne marche pas), l’info est au ministère, il faut y aller. Encore une fois Pierre lui a précisé qu’on y allait. Là encore pas vraiment de réponse, il enchaîne sur l’exemple de libéralités et dit que là-dessus on a fait du bon boulot. Qu’en trois jours, nos documents étaient sur le site de l’AFSP, que c’est comme ça qu’il faut travailler.

Après à nouveau une grosse colère (enfin à la Déloye, un gros PAS CONTENT plus qu’une colère) sur Valluy. YD n’est pas content que l’ANCMSP n’ait pas bougé, il n’est pas content de notre réponse par mail à son égard. Et là : « on doit se mettre d’accord sur un cadre général pour ce genre d’affaires. Moi je ne veux vous imposer aucun cadre ». c’est un peu la rupture tranquille ou l’obscure clarté : vous allez faire comme ça, mais surtout vous faites comme vous voulez. Sur l’affaire Valluy, les titulaires ont fortement débattu, finalement pas de réponse publique car ils préféraient ne pas lui faire de publicité (mais nous par contre si on faisait une réponse publique ça ne lui faisait pas de pub, enfin bon). Pour lui la stratégie des titulaires était la bonne puisque le débat n’a pas pris. YD nous a dit qu’il fallait faire attention sur ce genre d’affaires parce que « Lascoumes s’est désabonné, car ce genre de trucs, il en veut plus ». Il faut qu’on fasse attention, selon YD, à ce que la liste ne perde pas trop de gens (sous-entendu de gens importants).

Tout ça pour nous dire qu’il faut tout faire pour défendre la communauté, il faut rester uni. Il faut faire attention à la disparition des postes, et si on veut être crédibles il faut être unis. Que les méthodes traditionnelles de courriers au présidents d’universités, de com de spé, etc. sont improductives, voire contre-productives. Ça peut avoir pour effet un blocage de la situation au niveau local, là où des compromis peuvent arranger la situation. Il faut travailler autrement. Il faut aller chercher l’information là où elle est.

Ce qu’il faut c’est vraiment l’unité de la discipline au niveau national, notamment vis-à-vis du ministère. Il n’est pas convaincu qu’on ait besoin d’autant d’associations. Il a encore du voir nos jolis visages et a tout de suite corrigé en disant que ça peut quand même être bien, car on peut dire des choses qu’eux ne peuvent pas dire.

Du coup il a fait un point sur les fonctions et attributions de l’AFSP :

- société savante (c’est son rôle historique) : en gros organisé des congrès, des colloques, publier une revue, etc.
- défense de la discipline. C’est la Déloye’s touch, depuis qu’il est à la tête de l’association. L’AFSP intervient avec une « vue nationale et pas trop localement ». En gros il laisse sous-entendre que nous on s’intéresse surtout aux petits dysfonctionnements ponctuels mais qu’on ne regarde pas trop les problèmes au niveau national et sur le long terme. Ça c’est plus eux. Pierre lui a rapidement énuméré la liste des sujets sur lesquels on travaille, nos rapports avec la CJC, le ministère, etc.

On est ensuite passé réellement aux assises.

YD nous dit qu’il va retravailler l’ébauche du programme en supprimant les ateliers du matin et ne faisant que des séances plénières (il nous envoie le programme dans le week-end). La division en deux ateliers demeure pour l’après-midi.

L’objet général des assises est de « dégager des positions, des propositions de la discipline (asses consensuelles) pour contrer le Droit et la Gestion. » En gros il ne veut pas qu’il y ait trop d’oppositions, mais plutôt quelques propositions fortes, soutenues par tous. Le ministère sera là pour écouter, il faut donc donner une image unie de la Science Politique. Pour faire le gentil, il a par exemple dit que l’AFSP nous suivrait à fond sur notre prise de position pour la question des ATER. Il a surtout dit ça parce qu’il pensait qu’il n’y avait pas débat, que de toute façon tout le monde était contre la fin des ATER mi-temps. Ce qui est à priori le cas, mais si on reprend notre dernière AG on a aussi fait d’autres propositions qu’on a évoqué avec lui. Il a dit qu’on était certainement les plus proches de ce type de préoccupations et qu’il nous suivrait.

Juste avant de nous virer pour un rendez-vous avec un étudiant, on a fait le point sur les choses dont on devait s’occuper. Il attend qu’on apporte des intervenants et des points de vue sur :

-  les filières de recrutement (notamment auditions MDC)
-  les ATER, les modes de financement
-  éventuellement la position de la discipline face aux juristes.

Et juste avant de nous dire au revoir, il a refait une petite boutade sympathique : « Ca serait quand même plus simple s’il n’y avait qu’une seule association. J’espère que vous faites partie de l’AFSP d’ailleurs ? ha ha ha » Ce à quoi Pierrot a répondu : « Oui oui bien sûr, on peut d’ailleurs voter et se faire élire..ha ha ha ». Qu’est ce qu’on rigole !

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