Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

AccueilBureauAdministrationComptes-rendus des réunions → CR réunion AFSP-ANCMSP-AECSP, 5 janvier (...)

CR réunion AFSP-ANCMSP-AECSP, 5 janvier 2006

Diffusé par l'ANCMSP le jeudi 5 janvier 2006 · Imprimer

CR de la réunion commune des trois associations le 5 janvier 2006

AFSP-AECSP-ANCMSP

Réunion tenue au CERSA le 5 janvier 2006

Personnes présentes :

AFSP :
Yves Deloye : Secrétaire général

AECSP
Frédérique Matonti : Présidente
Patrick Le Lidec : Trésorier

ANCMSP
François-Xavier Dudouet : Président
Pierre Mayance : Trésorier
Stéphane Cadiou : Membre du bureau
Magalie Boumaza : Membre du bureau
Nicolas Hubé : Membre du bureau

Compte rendu

- Programmation du prochain salon des thèses

Yves Deloye a proposé d’associer fortement les différentes associations à la construction de son programme. Il serait possible par exemple de mettre en place des modules bien particuliers tenus par une association. Si le salon de février est centré sur la professionnalisation académique, il serait intéressant d’aborder d’autres types de débouchés dans le prochain salon des thèses afin de renouveler les thématiques abordées. On pourrait mettre en place une formule d’ateliers ouverts aux doctorants, quitte à faire autre chose en même temps, à multiplier les ateliers concurrents. La mise en place de forums d’employeurs et de décideurs pose la question centrale de la pertinence des interlocuteurs. Sur ce point toutes les propositions et les idées sont fortement attendues en vue du prochain salon.

Nicolas Hubé a rappelé que l’ANDES travaillait sur ces thématiques comme sur le travail dans les collectivités locales et les concours dans la fonction publique.

Yves Deloye a donné son accord sur l’élaboration d’une position commune des trois associations sur ces questions, sur l’élaboration d’une plate forme de revendications.

Yves Deloye a voulu mettre l’accent sur un outil souvent oublié pour les écoles doctorales et les universités : Les Doctoriales. Il est possible de recevoir des fonds pour monter des séminaires « doctorales » afin de répondre à la professionnalisation du doctorat. L’appel d’offre est annuel et donc dépassé en janvier, mais il conviendrait de travailler sur ces questions pour l’année prochaine. Il faut mettre en place une offre pluridisciplinaire, intégrant plusieurs UFR sur des modules de professionnalisation.

Nicolas Hubé a voulu signifier l’intérêt pour de tels programmes, qui en comparaison avec le salon des thèses, événement annuel, permet de toucher les doctorants isolés et de rompre quelque peu avec le parisianisme de la manifestation.

François-Xavier Dudouet a posé la question de l’action auprès du ministère, la question de l’action commune et de son contenu, la plate-forme de revendications. Il a formulé quelques idées : la question centrale de la création de postes avec le chiffre d’une moyenne annuelle de 12.89 postes de MCF depuis 1997 sur la base des données de l’ANCMSP. Il convient donc cette année d’être vigilant sur les créations de postes : les neufs poste annoncés correspondent à ce qui a été obtenu par le mouvement des chercheurs et ne doivent pas être confondus avec les créations « normales ».

Yves Deloye a porté à la connaissance des participants, qu’il avait effectué avec Loïc Blondiaux une enquête (qui n’engageait que ses deux auteurs) pour l’IPSA, (International Political Science Association) sur l’état de la science politique en France. Cette enquête porte sur l’état des postes. En 2004 il semble exister 534 postes de chercheurs et enseignants chercheurs, tout compris. Ce qui est en comparaison avec la discipline du droit, un rapport d’un à 22. Particularité de la discipline, il y a dans ces 534 postes plus de chercheurs que d’enseignants chercheurs. [Sur ce point, il semble que c’est proportionnel, en Sce po il y a proportionnellement plus de chercheur que dans d’autres disciplines, mais en valeur absolue les EC dominant très nettement (quelques 330)].
Il y a trois populations différentes avec une histoire et des problématiques quelque peu différente. Concernant par exemple les départs à la retraite annoncés dans la dizaine d’années qui arrive, la FNSP est la plus touché par la retraite, contrairement au CNRS qui a une population plus jeune. Ceci a bien sur une incidence sur les possibilités de promotion interne et pose un certain nombre de problèmes dans les structures mixtes, du type CERI, où un chargé de recherche FNSP passe en deux ans directeur de recherche, contre une dizaine d’années minimum pour un chargé de recherche CNRS.
La question est donc qui part dans les 15 prochaines années et où sont ils ? Dans quelles populations et sur quels postes ? L’information permet d’orienter au mieux la recherche d’emplois.
Concernant la rencontre au ministère, l’objectif est d’élaborer un argumentaire fort, de justifier nos positions pour contrer les tentations de non reconduite des postes. Si en science politique il est difficile de demander l’égalité avec d’autres disciplines plus anciennes, plus installés et socialement valorisés, il convient de demander une certaine équité avec les autres disciplines dites « proches ».

Frédérique Matonti a souligné qu’un des problèmes dans la prise en compte de notre discipline était l’existence de nombreux biais de calcul qui minoraient les volumes horaires et le nombre d’étudiant qui suivent des enseignements en science politique. Les enseignements de science politique ne commencent pas en M1 – M2 mais concernent un certain nombre de cours plus tôt dans le cursus. Ces enseignements, en première année de droit principalement, sont totalement oubliés lorsqu’ils ne sont pas attribués à des enseignements juridiques. Il serait bon de déterminer le nombre d’étudiant et le volume horaire concerné.

Magali Boumaza a souligné que la réforme LMD avait fait gagner dans certains facs une année à la science politique. Dans le cas de Mulhouse, avec une maîtrise de science politique, la réforme s’était traduite par la mise en place d’un M2.

Yves Deloye a mis en garde contre cet argument, le ministère ayant demandé aux universités de gérer la réforme à flux constants. C’est donc l’université qui est responsable du manque de postes si elle a mis en place de nouveaux M2 sans ré-attribuer ses postes. C’est sûrement ainsi que le ministère répondra. De plus il semble que les réformes LMD ont été toutes acceptées par le ministère. Il n’est pas dit que dans quelque temps, le ministère soit plus regardant sur ce que sont ces master, en prenant en compte le critère des effectifs par exemple. Ce problème est d’autant plus prégnant que les habilitations sont courtes (comme l’a fait remarquer Frédérique Matonti )

Pour résumer Frédérique Matonti a parlé de « Chiffres noirs » pour ces « shadow » cours & élèves…

Yves Deloye a proposé la mise en place d’un observatoire de la science politique.
Dans un premier temps on pourrait appeler ou mailler chaque chef de commission de spécialiste ou de conseil scientifique pour le questionner sur les informations dont il dispose à l’heure actuelle. Dans le cas des postes, il faudrait préciser si il y la création d’une ligne budgétaire ou simplement un redéploiement.
Ce courrier serait un courrier commun.

Patrick Le Lidec a souligné qu’il fallait s’attacher à déterminer les lieux de la distribution de ces postes. Au CNRS les postes concernés sont ceux de la section 40 et pas de la section 36 (même si en 2006 les deux sections doivent être réunies).

Dans le courrier il faut aussi trouver combien il y a de postes d’ATER et de titulaires, pour établir un ratio. Concernant plus particulièrement les ATER, il convient de comprendre les logiques de répartition entre demi-poste et poste entier. Il faut aussi demander le nombre de moniteurs qui bien qu’ils ne soient pas de la compétence des présidents des commissions de spécialistes, sont connus dans l’organisation des volumes horaires dans chaque faculté.
On a posé la question concernant les vacataires et les PRAG. Il a semblé très difficile de compter les vacataires et la question des PRAG a semblé trop périphérique dans le cadre de notre discipline.
Concernant le cocotier, il ne peut être divulgué à d’autres que les membres du CNU.

Nicolas Hubé a relancé le débat sur la question de l’encadrement des doctorants. Il a posé la question de l’élaboration d’une plate forme sur l’encadrement, d’une charte de l’encadrement type charte des thèses dans le but de mettre en place de meilleurs pratiques comme dans le cas des procédures de recrutement où l’action conjointe des associations semble porter ses (quelques) fruits.

Concernant la réunion au ministère.
Elle serait programmée courant mars, le temps de recueillir un certain nombre d’information par l’enquête.
Trois points seront abordés, où les trois associations AFSP – AESCP – ANCMSP auront élaborés des plate formes communes :
- La question des postes
- La question des grilles de salaires dans les conventions collectives
- La question des concours dans la fonction publique

Décisions :

- Enquête conjointe sur l’état de la discipline

- Début de l’élaboration conjointe d’une charte de l’encadrement

- Réunion au ministère à définir courant mars sur trois points :

1. La question des postes

2. La question des grilles de salaires dans les conventions collectives

3. La question des concours dans la fonction publique. Commencer à travailler sur l’organisation du prochain salon des thèses, notamment en recherchant des recruteurs potentiels pour les y inviter.