Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

AccueilBureauDisciplineRéunions AFSP-AECSP-CNU-CNRS → Le suivi des rapports avec l'AFSP et AECSP

Le suivi des rapports avec l’AFSP et AECSP

Diffusé par l'ANCMSP le lundi 29 janvier 2007 · Imprimer

Bon je vais essayer de faire un historique on est parti

2005 11 24 AFSP-AECSP-ANCMSP

CR réunion AFSP-AECSP-ANCMSP, 24 novembre 2005

L’avenir des jeunes docteurs ès science politique

Réunion tenue au CERSA le 24 novembre 2005

Personnes présentes :

AFSP :

Nonna Mayer : Présidente, co-responsable du Salon des thèses de jeunes docteurs en dehors du monde académique.
- Renforcer durant le Salon des thèses de l’AFSP les rencontres avec les employeurs publics et privés.
- Constituer un annuaire des docteurs ès Science politique avec constitution d’un portail Internet. (Cela nécessiterait un suivi par une personne sous contrat).
- Faire le bilan des contacts que les uns et les autres entretenons à l’extérieur du monde académique.
- Développer les contacts avec les associations d’élus locaux.

Discussion

La discussion s’est ensuite ouverte sur différents sujets :

Il a été demandé si l’ANCMSP avait déjà produit une étude sur le devenir des jeunes docteurs. L’étude est sérieusement envisagée par l’ANCMSP, mais n’en est encore qu’à ses débuts en raison de l’ampleur du chantier.
L’examen des besoins de la discipline gagnerait à être augmenté d’une comparaison avec ce qui se fait à l’étranger, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. L’AFSP pourrait fournir les éléments d’une telle comparaison.

Les membres de l’AFSP ont souligné que parmi les débouchés envisageables, il ne fallait pas négliger les postes de chercheurs et d’enseignants-chercheurs à l’étranger.

L’AFSP entame un travail important de sensibilisation des Ecoles doctorales au devenir des jeunes docteurs. Celles-ci seront d’ailleurs à l’honneur lors du prochain Salon des thèses. Yves Deloye a notamment obtenu d’un certain nombre d’entre elles qu’elles informent systématiquement l’AFSP des nouvelles inscriptions en thèse. Michel Offerlé a souligné l’importance du relais des Ecoles doctorales dans le suivi des jeunes chercheurs et le rôle qu’elles pouvaient jouer pour leur insertion professionnelle.

La constitution de l’Annuaire est apparue pour tous les participants comme essentielle. Si l’idée n’est pas nouvelle, chacun a convenu de l’urgence d’une réalisation prochaine. L’AFSP et l’ANCMSP mettraient leurs fichiers en commun en vue d’en constituer le socle. L’AFSP en raison de ses moyens serait certainement le dépositaire de l’Annuaire. Patrick Le Lidec, trésorier de l’AECSP a déclaré que l’association pourrait participer matériellement à son développement. L’ANCMSP offrirait la structure de la base de données nécessaire à sa constitution.

Les participants ont convenu chacun de voir dans quelle mesure un financement pourrait être trouvé. Frédérique Matonti s’est notamment proposée d’entrer en contact avec le Conseil régional d’Ile de France.
La question s’est posée de savoir à partir de quel diplôme, il conviendrait de commencer l’Annuaire. Si aucune position définitive n’a été adoptée, il semblerait que l’Annuaire pourrait commencer au moins à partir des inscriptions en thèse et éventuellement au niveau Master, sachant que la collecte des informations à ce niveau ne sera pas forcément aisée dans un premier temps.

Patrick Le Lidec a insisté sur l’opportunité de tisser des liens avec les collectivités locales. Un grand nombre des employés de la fonction publique territoriale vont partir à la retraite dans les prochaines années ouvrant de facto un grand nombre de postes qui pourraient intéresser certains diplômés en Science politique. Stéphane Cadiou a de son côté évoqué les éventuelles opportunités offertes par la mise en place d’observatoires et de centres de ressources dans les régions, voire ceux initiés par des associations professionnelles travaillant sur les politiques territoriales, ainsi que l’utilité de nouer des contacts auprès des associations d’élus locaux afin de mieux faire connaître les compétences des docteurs en science politique. Frédérique Matonti a rappelé qu’une possibilité était de faire reconnaître les thèses de science politique dans le cadre des concours de la fonction publique territoriale, comme équivalence par exemple pour une admissibilité.

Daniel Mouchard a proposé que le Salon des thèses inclue un forum de rencontres entre les jeunes docteurs et les employeurs. Pour que ce forum prenne une réelle ampleur, il s’avère nécessaire d’inviter de nouveaux représentants des administrations et du privé, car le réseau de l’AFSP, fortement mobilisé les années précédentes, s’est quelques peu asséché.

Cela a conduit à réfléchir sur la mutualisation des contacts hors monde académique, en mobilisant les réseaux des grandes écoles, des IEP, des anciens élèves etc. Si la forme d’une telle mutualisation n’a pas été arrêtée les trois associations ont convenu de lancer un appel sur leurs listes respectives.

Dans cet esprit, il a été évoqué la constitution d’un répertoire des ressources hors monde académique et qui pourrait être lui aussi mutualisé. Les modalités et la forme de ce répertoire n’ont pas été arrêtées.

Décisions

Il a été convenu par les participants :
- De mener une action commune auprès du Ministère fin janvier pour faire connaître les besoins de notre discipline en terme de postes.
- D’établir un Annuaire de la discipline constitué des personnes inscrites ou ayant été inscrites en thèse (que la thèse ait abouti ou non).
- Financer la gestion et le suivi de cet Annuaire par une personne sous contrat
- Rechercher des financements pour assurer cette gestion et ce suivi auprès des collectivités publiques (notamment le Conseil régional).
- De se réunir début janvier pour faire le point sur le financement de l’Annuaire et adopter une position commune en vue d’une rencontre avec les représentants du Ministère de la Recherche et de l’enseignement supérieur pour la fin du même mois.

Proposition de communiqué commun

AFSP-AECSP-ANCMSP

"Les trois associations de la discipline AFSP-AECSP-ANCMSP se sont réunies, en présence de leurs présidentes et président, le jeudi 24 novembre 2005 en vue de réfléchir sur l’avenir professionnel des jeunes docteurs de Science politique. En effet, le nombre de jeunes docteurs dans notre discipline ne cesse d’augmenter d’année en année, alors que les débouchés classiques dans le monde académique (recherche et enseignement supérieur) stagnent. Si, les emplois dans la recherche publique et l’enseignement supérieur doivent être sauvegardés et si possible augmentés en regard des besoins de notre discipline, il s’avère nécessaire d’envisager sérieusement la possibilité de débouchés en dehors du monde académique (administrations publiques, collectivités territoriales, organisations internationales, entreprises privées).
Plusieurs pistes ont été évoquées : mutualiser les contacts en dehors du monde académique, se rapprocher des collectivités territoriales, favoriser l’entrée des docteurs dans la fonction publique par l’exemption de certaines épreuves des concours, inviter de nouvelles personnes extérieures à la discipline durant le Salon des Thèses.

Les trois associations ont d’ores et déjà décidé de mener en commun deux actions :
- Demander une entrevue auprès du Ministère de la Recherche et de l’enseignement supérieur fin janvier afin de faire connaître les besoins de notre discipline en terme de postes.
- Etablir un Annuaire de la discipline constitué des personnes inscrites ou ayant été inscrites en thèse (que la thèse ait abouti ou non)."

2006 01 05 - AFSP-AECSP-ANCMSP

Études juridiques : positionnement commun tripartite ?

Personnes présentes :

AFSP :
Yves Deloye : Secrétaire général

AECSP
Frédérique Matonti : Présidente
Patrick Le Lidec : Trésorier

ANCMSP
François-Xavier Dudouet : Président
Pierre Mayance : Trésorier
Stéphane Cadiou : Membre du bureau
Magalie Boumaza : Membre du bureau
Nicolas Hubé : Membre du bureau

Compte rendu

- Programmation du prochain salon des thèses

Yves Deloye a proposé d’associer fortement les différentes associations à la construction de son programme. Il serait possible par exemple de mettre en place des modules bien particuliers tenus par une association. Si le salon de février est centré sur la professionnalisation académique, il serait intéressant d’aborder d’autres types de débouchés dans le prochain salon des thèses afin de renouveler les thématiques abordées. On pourrait mettre en place une formule d’ateliers ouverts aux doctorants, quitte à faire autre chose en même temps, à multiplier les ateliers concurrents. La mise en place de forums d’employeurs et de décideurs pose la question centrale de la pertinence des interlocuteurs. Sur ce point toutes les propositions et les idées sont fortement attendues en vue du prochain salon.

Nicolas Hubé a rappelé que l’ANDES travaillait sur ces thématiques comme sur le travail dans les collectivités locales et les concours dans la fonction publique.

Yves Deloye a donné son accord sur l’élaboration d’une position commune des trois associations sur ces questions, sur l’élaboration d’une plate forme de revendications.

Yves Deloye a voulu mettre l’accent sur un outil souvent oublié pour les écoles doctorales et les universités : Les Doctoriales. Il est possible de recevoir des fonds pour monter des séminaires « doctorales » afin de répondre à la professionnalisation du doctorat. L’appel d’offre est annuel et donc dépassé en janvier, mais il conviendrait de travailler sur ces questions pour l’année prochaine. Il faut mettre en place une offre pluridisciplinaire, intégrant plusieurs UFR sur des modules de professionnalisation.

Nicolas Hubé a voulu signifier l’intérêt pour de tels programmes, qui en comparaison avec le salon des thèses, événement annuel, permet de toucher les doctorants isolés et de rompre quelque peu avec le parisianisme de la manifestation.

François-Xavier Dudouet a posé la question de l’action auprès du ministère, la question de l’action commune et de son contenu, la plate-forme de revendications. Il a formulé quelques idées : la question centrale de la création de postes avec le chiffre d’une moyenne annuelle de 12.89 postes de MCF depuis 1997 sur la base des données de l’ANCMSP. Il convient donc cette année d’être vigilant sur les créations de postes : les neufs poste annoncés correspondent à ce qui a été obtenu par le mouvement des chercheurs et ne doivent pas être confondus avec les créations « normales ».

Yves Deloye a porté à la connaissance des participants, qu’il avait effectué avec Loïc Blondiaux une enquête (qui n’engageait que ses deux auteurs) pour l’IPSA, (International Political Science Association) sur l’état de la science politique en France. Cette enquête porte sur l’état des postes. En 2004 il semble exister 534 postes de chercheurs et enseignants chercheurs, tout compris. Ce qui est en comparaison avec la discipline du droit, un rapport d’un à 22. Particularité de la discipline, il y a dans ces 534 postes plus de chercheurs que d’enseignants chercheurs. [Sur ce point, il semble que c’est proportionnel, en Sce po il y a proportionnellement plus de chercheur que dans d’autres disciplines, mais en valeur absolue les EC dominant très nettement (quelques 330)].
Il y a trois populations différentes avec une histoire et des problématiques quelque peu différente. Concernant par exemple les départs à la retraite annoncés dans la dizaine d’années qui arrive, la FNSP est la plus touché par la retraite, contrairement au CNRS qui a une population plus jeune. Ceci a bien sur une incidence sur les possibilités de promotion interne et pose un certain nombre de problèmes dans les structures mixtes, du type CERI, où un chargé de recherche FNSP passe en deux ans directeur de recherche, contre une dizaine d’années minimum pour un chargé de recherche CNRS.
La question est donc qui part dans les 15 prochaines années et où sont ils ? Dans quelles populations et sur quels postes ? L’information permet d’orienter au mieux la recherche d’emplois.
Concernant la rencontre au ministère, l’objectif est d’élaborer un argumentaire fort, de justifier nos positions pour contrer les tentations de non reconduite des postes. Si en science politique il est difficile de demander l’égalité avec d’autres disciplines plus anciennes, plus installés et socialement valorisés, il convient de demander une certaine équité avec les autres disciplines dites « proches ».

Frédérique Matonti a souligné qu’un des problèmes dans la prise en compte de notre discipline était l’existence de nombreux biais de calcul qui minoraient les volumes horaires et le nombre d’étudiant qui suivent des enseignements en science politique. Les enseignements de science politique ne commencent pas en M1 – M2 mais concernent un certain nombre de cours plus tôt dans le cursus. Ces enseignements, en première année de droit principalement, sont totalement oubliés lorsqu’ils ne sont pas attribués à des enseignements juridiques. Il serait bon de déterminer le nombre d’étudiant et le volume horaire concerné.

Magali Boumaza a souligné que la réforme LMD avait fait gagner dans certains facs une année à la science politique. Dans le cas de Mulhouse, avec une maîtrise de science politique, la réforme s’était traduite par la mise en place d’un M2.

Yves Deloye a mis en garde contre cet argument, le ministère ayant demandé aux universités de gérer la réforme à flux constants. C’est donc l’université qui est responsable du manque de postes si elle a mis en place de nouveaux M2 sans ré-attribuer ses postes. C’est sûrement ainsi que le ministère répondra. De plus il semble que les réformes LMD ont été toutes acceptées par le ministère. Il n’est pas dit que dans quelque temps, le ministère soit plus regardant sur ce que sont ces master, en prenant en compte le critère des effectifs par exemple. Ce problème est d’autant plus prégnant que les habilitations sont courtes (comme l’a fait remarquer Frédérique Matonti )

Pour résumer Frédérique Matonti a parlé de « Chiffres noirs » pour ces « shadow » cours & élèves…

Yves Deloye a proposé la mise en place d’un observatoire de la science politique.
Dans un premier temps on pourrait appeler ou mailler chaque chef de commission de spécialiste ou de conseil scientifique pour le questionner sur les informations dont il dispose à l’heure actuelle. Dans le cas des postes, il faudrait préciser si il y la création d’une ligne budgétaire ou simplement un redéploiement.
Ce courrier serait un courrier commun.

Patrick Le Lidec a souligné qu’il fallait s’attacher à déterminer les lieux de la distribution de ces postes. Au CNRS les postes concernés sont ceux de la section 40 et pas de la section 36 (même si en 2006 les deux sections doivent être réunies).

Dans le courrier il faut aussi trouver combien il y a de postes d’ATER et de titulaires, pour établir un ratio. Concernant plus particulièrement les ATER, il convient de comprendre les logiques de répartition entre demi-poste et poste entier. Il faut aussi demander le nombre de moniteurs qui bien qu’ils ne soient pas de la compétence des présidents des commissions de spécialistes, sont connus dans l’organisation des volumes horaires dans chaque faculté.
On a posé la question concernant les vacataires et les PRAG. Il a semblé très difficile de compter les vacataires et la question des PRAG a semblé trop périphérique dans le cadre de notre discipline.
Concernant le cocotier, il ne peut être divulgué à d’autres que les membres du CNU.

Nicolas Hubé a relancé le débat sur la question de l’encadrement des doctorants. Il a posé la question de l’élaboration d’une plate forme sur l’encadrement, d’une charte de l’encadrement type charte des thèses dans le but de mettre en place de meilleurs pratiques comme dans le cas des procédures de recrutement où l’action conjointe des associations semble porter ses (quelques) fruits.

Concernant la réunion au ministère.
Elle serait programmée courant mars, le temps de recueillir un certain nombre d’information par l’enquête.
Trois points seront abordés, où les trois associations AFSP – AESCP – ANCMSP auront élaborés des plate formes communes :
- La question des postes
- La question des grilles de salaires dans les conventions collectives
- La question des concours dans la fonction publique

Décisions :

- Enquête conjointe sur l’état de la discipline

- Début de l’élaboration conjointe d’une charte de l’encadrement

- Réunion au ministère à définir courant mars sur trois points :

1. La question des postes

2. La question des grilles de salaires dans les conventions collectives

3. La question des concours dans la fonction publique. Commencer à travailler sur l’organisation du prochain salon des thèses, notamment en recherchant des recruteurs potentiels pour les y inviter.

2006 01 08 La question de la création de l’OMASP

Proposition pour la création de l’OMASP

Sujet : [bureau] Observatoire de la science politique
Date : Sun, 08 Jan 2006 18:01:07 +0100
De : FX Dudouet
Répondre à : bureau-ancmsp@yahoogroupes.fr
Organisation : OpesC
Pour : bureau-ancmsp@yahoogroupes.fr
Références : <200601072014.k07KE1R16430@encelade.francenet.fr>

Deloye propose un observatoire de la science politique voir ci-dessous,
qui rassemblerait l’ensemble des infos sur les carrières académiques.
Cela pose une vraie question à l’ANCMSP car jusqu’à présent nous avions
le monopole du suivi des recrutements, mais pas de l’ensemble des
questions touchant aux carrières. Qu’en pensez-vous ?

Merci de garder la note confidentielle.
Je vous fais un autre mail demain pour le Salon des thèses et d’autres
trucs.

A+

FX

Message de Deloye :

Cher(e) ami(e),

Vous trouverez en pièce jointe une première synthèse des documents
communiqués hier et dont on peut s’étonner que nous n’ayons pas
collectivement fait un traitement disciplinaire plutôt... Cette note de
synthèse n’engage que moi évidemment et est ouverte à vos remarques et
corrections. Il va de soi qu’il est préférable de ne pas la diffuser
pour l’heure. Elle devrait toutefois nous servir pour préparer la
rencontre avec le Ministère en mars. A mes yeux, elle préfigure aussi la
nécessaire systématisation de notre regard sur cette question et aussi
la professionnalisation de nos actions en la matière. Pour cette raison,
je vous propose de réfléchir à la mise en oeuvre d’une sorte
d’Observatoire des métiers académiques de la science politique qui
pourrait être nourri conjointement par des notes de conjoncture de nos
différentes associations... Cet Observatoire aurait également la
vocation à archiver toutes les informations disponibles sur les
recrutements, campagnes de qualification CNU et autres. Pour l’heure
l’information est certes disponible pour partie mais segmentée sur
différents sites... Qu’en pensez-vous ? Je discuterai avec Nonna de
cette perspective dans la semaine.

Bien à vous

Yves

2006 02 04 CR salon des thèses

CR interne du Salon des thèses 2006

Sujet : [bureau] Salon des thèses : Un grand Merci
Date : Sat, 04 Feb 2006 12:21:50 +0100
De : FX Dudouet
Répondre à : bureau-ancmsp@yahoogroupes.fr
Organisation : OpesC
Pour : bureau-ancmsp@yahoogroupes.fr
Références : <C008F76B.D1D6%david.garibay@wanadoo.fr>

... de votre participation au Vème Salon des thèses de l’AFSP. De l’avis général, le débat et les échanges furent très instructifs et constructifs.

Bien cordialement

Nonna Mayer & Yves Déloye
au nom du comité d’organisation du Salon

Je fais suivre. Il faut surtout féléciter Nico et Hélène qui ont tenu l’atelier en début d’après midi. Vu que je n’ai pu y assister, je leur laisse commenter l’après midi.

Pour le matin.

Mayer à annoncer la création de l’observatoire des métiers académiques de la Science politique. Info que nous avait donné David. Matonti s’est prononcée pour le développement de l’emploi académique. Mais il a été entendu par tous que ce ne pouvait être le seuls débouché pour tout le monde.

Mag et moi avont fait notre laïus d’après ce que nous avions diffusé sur la liste.

La nana de l’ANDES a proposé son truc sur l’ENA. Pas vraiment enthousiasmant mais à creuser.

Sur l’expatriation, grosso modo, c’est bien d’aller à l’étranger mais pas évident d’en revenir... Je laisse les autres compléter.

Sur le débat de fin de matinée. La question de l’encadrement a été abordée. Il y’a eut quelques échanges francs entre quelques doctorants + l’ANCMSP et les mandarins (Sadran, Laborier, Matonti). Grosso modo, on disait que l’encadrement n’était pas au point. Trop de doctorants perdus dans la nature et isolé dans leur rapport avec leur directeur, pas inséré dans les labos. Nous avons rappelé que nous voulions la disparition du directeur de thèse. Mayer s’est prononcée en faveur de l’intégration des doctorants dans les laboratoires avec comité de thèse, etc... enfin la méthode science po. Sur les financements, pas d’avis tranchés mais il semble que l’on va vers des thèses devant être de plus en plus financées. Sur ce point, notre ligne est de demander aux labos de prendre leur responsabilité et de chercher des financements.
Je laisse les autres compléter.

A+

FX
>
>

2006 12 Grosse colère !

Grosse colère ! (non envoyé)

Voici un projet de lettre pour les dirigeants de l’AFSP suite à qq manoeuvres solitaires de leur part que quelque esprit chagrin (ou sociologue) pourrait interpréter comme une tentative pour nous court-circuiter.

J’ajoute ici et en doc joint la dernière dont je dispose datée du 14/12/2006. Je laisse la première version de Jérémie en dessous de celle ci

- dernière version

Madame la Présidente, Monsieur le Secrétaire général, En copie aux membres du bureau de l’AECSP

Le bureau de l’ANCMSP vient de prendre connaissance du « blog des thèses » mis en place par l’AFSP, qui se propose de « laisser les doctorants et docteurs en Science politique, mais aussi en Sciences humaines entendues au sens large, raconter et partager leur expérience de "thésard" ».

Nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir été associés, ni même prévenus, de cette heureuse initiative. Cet oubli nous semble dommageable dans la mesure où, à la suite d’autres initiatives individuelles de l’AFSP, elle rompt avec la tradition de concertation et de dialogue qui s’était instaurée entre les deux associations sur les questions disciplinaires, et en particulier celles relatives aux jeunes chercheurs. En effet, plusieurs initiatives récentes de l’AFSP nous ont mis devant le fait accompli alors qu’elles concernaient des sujets d’intervention habituels de l’ANCMSP. (ou : En effet, à plusieurs reprises, l’AFSP nous a dernièrement mise devant le fait accompli face à des initiatives déjà engagées concernant des sujets d’interventions habituels de l’ANCMSP.

Ainsi, nous ne pouvons que nous réjouir qu’avec la création de l’OMASP une association de titulaires (traditionnellement avant tout occupée à animer les échanges scientifiques au sein de la communauté des politistes français) prenne à bras le corps la question des recrutements sur laquelle nous nous battons et nous travaillons depuis dix ans. Mais en raison de l’expertise que nous avons accumulée et de la sensibilité « politique » de cette question, il n’aurait pas été malvenu que l’ANCMSP soit consultée sur la définition des objectifs et des modalités de travail de cet Observatoire.

De même, la création de l’OFIRSP est une bonne nouvelle pour qui estime, comme nous, que la question des financements de la recherche (en en particulier des thèses et des recherches post-doctorales) est un enjeu d’autant plus saillant que la recherche connaît depuis quelques années une indéniable précarisation. Mais, une fois encore, nous regrettons que sur des sujets aussi centraux, l’AFSP adopte et mette en pratique des positions non concertées, voire en contradiction avec celles des autres associations disciplinaires. Nous pensons ici particulièrement au risque de cautionnement de facto des « libéralités » sur lequel nous avons attiré votre attention lors de notre dernière réunion.

* * *

Dans cette perspective, la création du « blog des thèses » ne peut qu’être interprétée comme une tentative de contournement de l’ANCMSP en tant qu’instance de représentation des doctorants et docteurs sans poste. Et ce d’autant plus que ce blog est présenté comme un outil visant à préparer le salon des thèses dont l’ANCMSP est co-organisatrice ! En effet plusieurs membres du bureau ont été informés de la création de ce blog, soit parce qu’ils sont adhérents de l’AFSP et inscrits à ce titre sur la liste de diffusion de l’AFSP, soit via des listes de diffusion d’Ecoles Doctorales, comme celles de l’Université de Toulouse 1 ou de laboratoires comme l’IRISES de Paris Dauphine ou le CERAPS de Lille 2, alors que la liste de l’ANCMSP qui a vocation a diffuser ce type d’information n’a pas été utilisée et que le bureau de l’ANCMSP n’a pas été consulté ni même prévenu Nous sommes, en outre, réservés quant aux effets potentiels de cette initiative. Au vu de la présentation, le mode d’expressions valorisé relèverait moins de la « voice » que de la « therapy », pour reprendre les termes avecs lesquels Eric Neveu discute A. Hirschman. En d’autres termes, nous craignons que ce blog ait pour effet (involontaire) de marginaliser le discours de l’ANCMSP, et surtout, de « dépolitiser » la question de la condition doctorale

Par ailleurs, nous souhaitons souligner que, forts de nos dix années d’expérience, nous ne connaissons que trop la difficulté de faire émerger la parole des jeunes chercheurs dans des cadres exclusivement disciplinaires, où titulaires et précaires sont indifférenciés – mais, à l’évidence, inégaux.. Aussi nous parait-il inadéquat que cette parole soit suscitée par l’AFSP qui, en tant qu’association objectivement animée par des chercheurs titulaires (si bien intentionnés soient-ils !) n’est pas, à elle seule, le commanditaire idéal pour un blog des doctorants. Le message de présentation de ce blog est, à ce titre, des plus flous Plusieurs questions centrales nous semblent manquer de réponse. Qui réalisera la modération « a posteriori » annoncée sur le message de présentation, et selon quels critères ? Quelle pourra être la liberté de parole effective pour les doctorants qui posteraient une contribution ? Si, par des effets probables d’auto-censure, des questions comme celles de l’opacité (au mieux) des recrutements ou de l’incurie de nombreux directeurs de thèse seront minimisées, ne risque-t-on pas de manquer une dimension, hélas, essentielle du statut de doctorant ?

* * *

Vous l’aurez compris, les récentes initiatives solitaires de l’AFSP font naître une inquiétude à propos de la division du travail entre les trois associations disciplinaires et de leur coopération dans la défense de la discipline (ce que nous ne voulons pas interpréter comme une tentation hégémonique de l’AFSP sur notre discipline).

En espérant renouer avec notre tradition d’échanges et de concertation, nous vous prions, Madame, Monsieur, de croire en nos respectueuses salutations.

Pour le bureau de l’ANCMSP,

La présidente,

Elise Cruzel

- 1ere version

Madame la Présidente, Monsieur le Secrétaire général,

Le bureau de l’ANCMSP vient de prendre connaissance du « blog des thèses » mis en place par l’AFSP, qui se propose de « laisser les doctorants et docteurs en Science politique, mais aussi en Sciences humaines entendues au sens large, raconter et partager leur expérience de "thésard" ». Nous espérons que ce blog sera un outil utile pour les doctorants et s’enrichira vite. Cependant, nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir été associé, ni même prévenus, de cette heureuse initiative.

* * *

Cet oubli nous semble dommageable dans la mesure où, à la suite d’autres initiatives individuelles de l’AFSP, elle rompt avec la tradition de concertation et de dialogue qui s’était instaurée entre les deux associations sur les questions disciplinaires, et en particulier celles relatives aux jeunes chercheurs. En effet, plusieurs initiatives récentes de l’AFSP nous ont mis devant le fait accompli alors qu’elles concernaient des sujets d’intervention habituels de l’ANCMSP.

Ainsi, nous ne pouvons que nous réjouir qu’avec la création de l’OMASP une association de titulaires prenne à bras le corps la question des recrutements sur laquelle nous nous battons et nous travaillons depuis dix ans. Mais en raison du capital d’expertise que nous avons accumulé et de la sensibilité « politique » de cette question, il n’aurait pas été malvenu que l’ANCMSP soit consultée sur la définition des objectifs et des modalités de travail de cet Observatoire.

De même, la création de l’OFIRSP est une bonne nouvelle pour qui estime, comme nous, que la question des financements de la recherche (en en particulier des thèses et des recherches post-doctorales) est un enjeu d’autant plus saillant que la recherche connaît depuis quelques années une indéniable précarisation. Mais, une fois encore, nous regrettons que sur des sujets aussi centraux, l’AFSP adopte et met en pratique des positions non concertées, voire en contradiction avec celles des autres associations disciplinaires. Nous pensons ici particulièrement au cautionnement de facto des « libéralités » pour lequel nous vous avons récemment alertés.

* * *

Dans cette perspective, la création du « blog des thèses », pour précieuse qu’elle soit, ne peut qu’être interprétée comme une tentative de contournement de l’ANCMSP en tant qu’instance de représentation des doctorants et docteurs sans poste. Et ce d’autant plus que ce blog est présenté comme un outil visant à préparer le salon des thèses dont l’ANCMSP est co-organisatrice ! Nous sommes particulièrement réservés car, au vu de la présentation, le mode d’expression valorisé relèverait moins de la « voice » que de la « therapy », pour reprendre les termes avec lesquels E. Neveu discute A. Hirschman. En d’autres termes, nous craignons que ce blog ait pour effet (involontaire) de marginaliser le discours de l’ANCMSP et de « dépolitiser » la question de la condition doctorale.

Par ailleurs, vous voulons souligner que, forts de nos dix années d’expérience, nous ne connaissons que trop la difficulté de faire émerger la parole des jeunes chercheurs dans des cadres exclusivement disciplinaires, où titulaires et précaires sont indifférenciés – mais, à l’évidence, inégaux. Aussi nous parait-il maladroit que cette parole soit suscitée par l’AFSP qui, en tant qu’association objectivement animée par des chercheurs titulaires (si bien intentionnés soient-ils !) n’est donc pas, à elle seule, le commanditaire idéal pour un blog des doctorants. Cette maladresse se traduit selon nous dans le flou du message de présentation. Plusieurs questions centrales nous semblent manquer de réponse. Qui réalisera la modération « a posteriori » annoncée sur le message de présentation, et selon quels critères ? Quelle pourra être la liberté de parole effective pour les doctorants qui posteraient une contribution ? Si, par des effets probables d’auto-censure, des questions comme celles de l’opacité (au mieux) des recrutements ou l’incurie de nombreux directeurs de thèse seront minimisées, ne risque-t-on pas de manquer une dimension, hélas, essentielle du statut de doctorant ?

* * *

Vous l’aurez compris, les récentes initiatives solitaires de l’AFSP font naître une inquiétude à propos de ce que nous ne voulons pas interpréter comme une tentation hégémonique de l’AFSP sur notre discipline.

En espérant renouer avec notre tradition d’échanges et de concertation, nous vous prions, Madame, Monsieur, de croire en nos respectueuses salutations.

Pour le bureau de l’ANCMSP,

La présidente,

Elise Cruzel

2006 La HDR et l’AFFAIRE Valluy

Les 2 textes qui ont lancé le débat

2006 Propositions pour une réglementation de l’habilitation à diriger des recherches

par

Philippe Braud
Pierre Favre
Gérard Grunberg
Jacques Lagroye
Pierre Lascoumes
Marc Sadoun
Pierre Sadran
Yves Schemeil

Les signataires de ces lignes ont, ou ont eu, à des titres divers la responsabilité de procédures de recrutement ou d’avancement en science politique. Confrontés à l’absence de règles claires sur le rôle joué dans ces procédures par la détention d’une Habilitation à diriger des recherches, il leur a semblé qu’il était devenu impératif d’en préciser les modalités d’obtention.

D’ores et déjà, ce diplôme est devenu en pratique nécessaire, dans la section 40 du CNRS, pour le passage au grade de directeur de recherche. Il donne le droit aux maîtres de conférences et aux chercheurs de diriger des thèses dans leur établissement (même si l’inscription sur une liste de personnes " habilitées " à diriger des thèses dans l’établissement est parfois imposée, à notre sens, de manière injustifiée).

Il est particulièrement préoccupant que la procédure d’obtention de l’HDR reste incertaine et connaisse des variations considérables d’une université à l’autre. Une harmonisation des exigences et des procédures nous paraît envisageable sur la base des sept éléments suivants.

1. L’HDR ne peut être obtenue moins de trois années après la soutenance de la thèse. Il s’agit en effet de manifester des aptitudes d’un autre ordre que celles exigées pour l’obtention d‘un titre de docteur : non pas seulement la maîtrise d’un terrain de recherche et des outils théoriques permettant de résoudre les problèmes qu’il pose, mais une aptitude à parcourir un champ plus vaste, à maîtriser des approches plus diversifiées, afin d’encadrer des recherches sur des terrains pouvant être différents de ses propres recherches. L’HDR a vocation à enregistrer le dépassement de la thèse et un retour à des interrogations plus générales. Sa finalité est de tester l’aptitude à encadrer des recherches dans des domaines différents de ceux qui relèvent de la spécialité du candidat ou de la candidate.

2. Deux formes d’HDR peuvent être envisagées. Pour le candidat ou la candidate dont la production scientifique depuis la thèse est importante, qui a publié ses travaux dans des revues à comité de lecture et au moins un ouvrage personnel portant sur un objet différent de celui de sa thèse, l’HDR peut être soutenue sur la base de ces travaux et d’une note de synthèse d’une centaine de pages exposant le parcours suivi et détaillant les enjeux et les apports de ses recherches actuelles. Pour les autres candidats, l’HDR est soutenue sur la base d’un " mémoire d’habilitation " qui n’est évidemment pas une seconde thèse. Son format et son contenu sont plutôt ceux d’un livre abordant un problème plus général (ou couvrant un autre terrain) que celui traité dans la thèse.

3. Dans tous les cas, le candidat ou la candidate produira pour la soutenance la liste de ses travaux, un curriculum vitae où seront notamment détaillées ses activités d’encadrement pédagogique, et communiquera au jury, outre le rapport de thèse, les travaux qu’il ou elle jugera les plus significatifs publiés depuis la thèse.

4. Le directeur de la thèse ne pourra ni diriger l’HDR ni siéger dans le jury.

5. La soutenance d’HDR s’attache à mettre en valeur les capacités du candidat ou de la candidate à diriger des recherches et sa maîtrise du domaine d’études sur lequel portent ses travaux récents. A cette fin, elle s’organise autour de questions posées au candidat ou à la candidate plutôt que selon la formule habituelle de la soutenance de thèse.

6. Le directeur de l’HDR fera preuve d’une attention particulière quant à la composition du jury proposé au président de l’établissement. Il s’efforcera d’y adjoindra au moins une personnalité étrangère.

7. La détention d’une HDR dispense de toute procédure d’autorisation à diriger des thèses dans l’établissement d’enseignement supérieur français auquel est rattaché le ou la candidate.

L’harmonisation des pratiques permettra de valoriser l’habilitation à diriger des recherches. Appuyée sur un consensus de la profession, l’HDR pourrait devenir une condition à la candidature au recrutement des professeurs par les procédures de l’agrégation interne et de la voie longue. Il serait enfin souhaitable que la sous-admissibilité à l’agrégation externe soit équivalente à l’HDR ainsi définie.

Réagir à ces propositions ? Envoyez votre avis par courriel à propositionsHDR@yahoo.fr

2006 12 14 Contre propositions pour éviter l’adoption d’une réglementation dérisoire sur l’habilitation à diriger des recherches

Thu, 14 Dec 2006 22:28:03 +0100

par

Jérôme Valluy

Ces contre-propositions répondent aux « Propositions pour une réglementation de l’habilitation à diriger des recherches » (reproduit ci-dessous) faites par Philippe Braud, Pierre Favre, Gérard Grunberg, Jacques Lagroye, Pierre Lascoumes , Marc Sadoun, Pierre Sadran, Yves Schemeil c’est à dire un groupe plutôt conservateur de la science politique, tous agrégés hormis Pierre Lascoumes qui, à bien des égards, semble être là tout à fait par erreur ou par inadvertance ; du fait de son statut et de son oeuvre les remarques qui suivent ne le concernent pas.

Comme ce texte a été publié sur le site de l’AFSP, je demande à cette association de publier le mien au même endroit, dès la page d’accueil de l’OMASP. On appréciera que n’aient pas été associés à cette réflexion collective les Maîtres de Conférences, premiers intéressés par ce diplôme, dont les agrégés se sont jusqu’à présent dispensés alors que rien ne leur interdit de le préparer.

Le signataire de ces lignes n’a pas encore acquis l’une des positions institutionnelles auxquelles aboutissent les « belles carrières »… qui se font généralement bien plus loin des terrains de recherche que des instances de pouvoir. Mais il a une conception du métier universitaire qui indexe directement la compétence pédagogique sur le travail scientifique.

Le texte de ces propositions d’agrégés sans HDR peuvent être lues à la lumière de la dernière phrase de leur texte : « Il serait enfin souhaitable que la sous-admissibilité à l’agrégation externe soit équivalente à l’HDR ainsi définie. »… On appréciera le geste audacieux consistant à promouvoir l’HDR au rang de sous-admissibilité de l’agrégation externe. Sous couvert d’une apparente volonté de définir la place de la HDR il s’agit en fait d’une tentative de résister à une tendance qui se fait jour dans la discipline consistant à considérer la HDR comme une véritable étape de promotion des Maîtres de Conférences au titre de Professeur en évitant le cirque agrégatif c’est-à-dire le jeu de pitreries devant un parterre de mandarins en préretraite.

La finalité de ces agrégés sans HDR n’est pas de définir celle-ci puisqu’il suffit de regarder dans les autres disciplines sans agrégations pour bien en identifier la nature, mais de sauver symboliquement l’agrégation externe qui brille par son incapacité à intégrer la compétence scientifique dans son mécanisme de cooptation. La science politique fait en effet partie, avec le droit et l’économie des trois incongruités franco-françaises à agrégation externe qui brillent pour cette raison par leur stérilité scientifique.

En dehors de ces trois incongruités, particulièrement coûteuses pour les finances publiques (coût biannuel du concours agrégatif + coût du sursalaire d’universitaires devenus « Professeurs » peu après la thèse de doctorat et sans autres travaux), les autres sciences sociales en France et les carrières universitaires sur le reste de la planète, basent la promotion universitaire sur la compétence scientifique attestée par une HDR soutenue en milieu de carrière où après une bonne dizaine d’années d’exercice professionnel. Ce temps long permet notamment de s’assurer de la capacité des universitaires à consacrer durablement leurs temps à la recherche et à leurs étudiants plutôt qu’à des activités latérales ou à des formes de paresse au long cours également coûteuses pour les finances publiques.

A l’inverse, la première proposition de ces agrégés sans HDR (« L’HDR ne peut être obtenue moins de trois années après la soutenance de la thèse. ») tente de la présenter comme un préalable à l’agrégation externe avec une petite concession de temporalité par rapport aux pratiques actuelles d’agrégations immédiatement après la thèse. La concession n’est qu’apparente : ce qui est important, dans ce texte, c’est que cette définition agrégative de l’HDR n’impose pas d’être Maître de Conférence pour soutenir une HDR. Dans un contexte où les temps d’attente des docteurs pour l’entrée à l’Université s’allongent, on peu parfaitement imaginer de les faire patienter quelques années de plus avec la préparation d’une HDR à Thèse + 3 ; au moins ils seront occupés à autre chose qu’à réclamer de quoi vivre. Cette disposition permet simultanément de rappeler aux Maîtres de Conférences qui ont soutenu une HDR… qu’ils n’ont passé en fait que la première épreuve du cirque agrégatif ; C.Q.F.D.
L’autre proposition importante faites par nos dignes agrégés sans HDR concerne la définition même de la capacité à diriger des recherche. « Sa finalité est de tester l’aptitude à encadrer des recherches dans des domaines différents de ceux qui relèvent de la spécialité du candidat ou de la candidate. » Comment mieux ériger l’incompétence scientifique en principe général d’encadrement pédagogique ? Alors que dans les autres université de la planète, les universitaires enseignent et dirigent sur un domaine de spécialité qu’ils apprennent à maîtriser grâce à leurs propres travaux scientifiques, nos chers collègues reproduisent ici leurs propres croyances agrégatives consistant à se considérer comme universellement compétents sur un champ disciplinaire tout entier, c’est-à-dire compétents pour diriger des thèses de doctorats sur toutes les spécialités de la discipline : philosophie politiques, relations internationales, élections, communication, mobilisations sociales, politiques publiques, institutions, etc. Conséquence de cette croyance agrégative : les Maîtres de Conférences sans HDR (ou avec) ne comptent plus le nombre d’heures passées à donner des conseils à des doctorants dirigés officiellement par des agrégés incompétents sur le sujet de la thèse.

Sur la base de ces observations, une autre définition de la HDR paraît souhaitable :

1) L’HDR ne pourra pas être obtenue moins de dix années après la soutenance de la thèse. Elle constitue une condition préalable au passage du premier grade de la carrière universitaire (actuellement appelé en France Maître de Conférences des Université) au deuxième grade (appelé Professeur des Universités) quelle que soit la modalité de recrutement au deuxième grade.

2) La finalité de la HDR est de démontrer une capacité à diriger des recherches en se confrontant soit même et de manière continue au travail de recherche, tant sous ses aspects théoriques qu’empiriques et à cerner les limites d’un domaine de compétence individuel en ne confondant pas une spécialité scientifique et une discipline scientifique. Il s’agit de dépasser le niveau de la thèse de doctorat en améliorant significativement la qualité du travail scientifique et en approfondissant sa maîtrise d’un domaine de spécialité sub-disciplinaire, notamment en diversifiant les terrains étudiés à partir de cette spécialité.

3) La forme de la HDR n’importe pas, ce qui importe c’est la démonstration à demeurer durablement actif en matière de recherche. Cette démonstration pourra être apportée soit par la compilation des travaux publiés accompagnés d’un mémoire introductif soit par un ouvrage réalisant la synthèse d’étapes de recherche successives. Dans cette deuxième option l’ouvrage pourra ressembler dans sa construction à une thèse de doctorat, qui reste l’acte fondateur de la compétence universitaire, mais devra démontrer le dépassement qualitatif précédemment évoqué. Les travaux ainsi compilés ou synthétisés seront tous ceux que le candidat jugera scientifiquement significatifs sans tenir compte des apparences des revues à comité de lecture qui recrutent leurs relecteurs en dehors de leurs propres comités. Il appartiendra au jury d’apprécier cette auto-évaluation par le candidat de la qualité scientifique de ses écrits et des supports de publication auquel il a recouru pour faire connaître ses travaux.

4) La HDR ne pourra pas être soutenue dans l’établissement de rattachement du candidat. Aucun membre du jury de la thèse de doctorat ne pourra faire partie du jury d’habilitation qui sera en outre composé exclusivement de collègues extérieurs à l’établissement de rattachement et de préférence en intégrant plusieurs collègues étrangers. Seuls des universitaires ayant eux-mêmes soutenus une HDR pourront faire partie d’un jury de soutenance de HDR. Les membres du jury d’HDR devront se retirer ponctuellement des commissions locales ou nationales participant au recrutement du candidat à un grade supérieur au moment de l’examen de son dossier.

5) La soutenance de la thèse de l’HDR s’efforcera d’être une discussion la plus intelligente possible entre collègues aussi compétents les uns que les autres mais dont certains auront passé plus de temps à travailler dans le métier que le candidat.

6) Le directeur de thèse fera comme d’habitude : il discutera avec le candidat de la composition du jury.

7) Toutes les autres guignolades seront déclarées nulles et invalides et la HDR sera repassée tous les dix comme condition préalable à tous les avancées financièrement importantes du déroulement de carrière.

L’harmonisation planétaire des pratiques permettra de valoriser l’habilitation à diriger des recherches. Appuyée sur un consensus de la profession, l’HDR pourrait devenir une condition à l’augmentation de salaire lié à une promotion par la voie glorieuse (et pas plus longue qu’une autre) d’une sélection en commission locale ou, à parité, en commission nationale délibérant dans les mêmes conditions que la précédente. Tous les universitaires faisant le même travail, ils seront tous appelés professeurs comme dans les lycées et les collèges. Enfin un loi organique imposera que les rites agrégatifs pourront être découverts ou redécouverts, pour ceux qui aiment, au musée des arts du cirque.

Réagir à ces propositions ? Envoyez votre avis par courriel à : listancmsp@lists.apinc.org

2006 12 16 Propositions pour une bonne réglementation de l’habilitationà diriger des recherches

Sat, 16 Dec 2006 01:49:29 +0100

Bonjour,
Un grand merci pour les messages de soutien et les conseils qui m’ont aidé à améliorer ce texte dont la publication sur le site de l’AFSP n’est pas tout à fait exclu, puisque celle-ci m’a fait savoir ne certes pas pouvoir publier la version initiale mais être "preneur d’une version présentant une autre perspective de réglementation mais respectant les usages académiques". J’ai donc, en tenant compte des remarques qui m’étaient faites par ailleurs, amendé mon texte en plusieurs endroits (et oui, bientôt 40 ans...on se fait vieux), gommé quelques fautes et amélioré des propositions... tout ceci afin d’être dans le plus parfait respect des usages académiques et notamment ceux de la liberté de pensée et d’expression. Comme je ne doute pas de la stricte neutralité politique de l’Association Française de Science Politique (AFSP : http://www.afsp.msh-paris.fr/), je me permets de la remercier par avance de bien vouloir faire cette publication destinée à assurer la pluralité des débats au sein de la profession.
Je propose également cette publication à l’Association des Enseignants et Chercheurs en Science Politique (AECSP : http://www.aecsp.org/) pour son propre site.
Il s’agit évidemment d’un débat qui n’a rien de personnel (j’ai plusieurs amis agrégés externes qui me sont chers) c’est un débat de fond qui me semble pouvoir avoir lieu au sein de la discipline plutôt que par voie de presse ou de diffusions Internet plus larges, et pour lequel il sera peut être nécessaire d’envisager un regroupement des Maître de Conférences, des Professeurs à la voie normale (par commission local et agrégation externe, d’ailleurs à réformer) et des agrégés externes qui ne confondent pas - il y en a beaucoup ! - l’avantage acquis d’un sursalaire précoce avec un titre de compétence scientifique... regroupement nécessaire pour préparer les réformes qui s’imposent dans notre discipline tant pour la HDR que pour le déroulement des carrières.
Bien cordialement,
Jérôme Valluy


Propositions pour une bonne réglementation de l’habilitation à diriger des recherches

par

Jérôme Valluy (16.12.06)

Ces propositions répondent à celles ( ci-dessous) faites par Philippe Braud, Pierre Favre, Gérard Grunberg, Jacques Lagroye, Pierre Lascoumes, Marc Sadoun, Pierre Sadran, Yves Schemeil, tous Professeurs hormis Pierre Lascoumes qui, à bien des égards, semble être là tout à fait par erreur ou par inadvertance ; du fait de son statut et de son oeuvre les remarques qui suivent ne le concernent pas.

Constatons combien il est regrettable que n’aient pas été associés à cette réflexion collective les Maîtres de Conférences, premiers intéressés par ce diplôme, dont les agrégés se sont jusqu’à présent dispensés alors que rien ne leur interdit de le préparer : la HDR n’est pas un concours mais une étape de travail qu’il serait souhaitable d’intégrer à plusieurs moments de l’évolution salariale tout au long de la carrière universitaire.

Le signataire de ces lignes est plus proche des terrains de recherche que des instances de pouvoir et a acquis, après sept ans d’expérience professionnelle, une conception du métier universitaire qui indexe directement la compétence pédagogique sur le travail scientifique.

Les propositions de mes collègues peuvent être lues à la lumière de la dernière phrase de leur texte : « Il serait enfin souhaitable que la sous-admissibilité à l’agrégation externe soit équivalente à l’HDR ainsi définie. »… On appréciera le geste audacieux consistant à promouvoir ainsi l’HDR au rang de sous-admissibilité de l’agrégation externe. Sous couvert d’une apparente volonté de définir la place de la HDR il s’agit en fait d’une tentative de résister à une tendance qui se fait jour dans la discipline consistant à considérer la HDR comme une véritable étape de promotion des Maîtres de Conférences au titre de Professeur en évitant le cirque agrégatif c’est-à-dire ce jeu grotesque destiné à séduire un parterre de mandarins de la discipline.

La finalité de ces propositions n’est pas de définir la HDR puisqu’il suffit de regarder dans les autres disciplines sans agrégations pour bien connaître la nature et la fonction, mais de sauver symboliquement l’agrégation externe qui brille par son incapacité à intégrer la compétence scientifique dans son mécanisme de cooptation. La science politique est en effet, avec le droit et l’économie, l’une des trois incongruités franco-françaises, parmi les sciences humaines, à subir le poids de l’agrégation externe et la stérilité scientifique qui en découle.

Hors de ces trois incongruités, particulièrement coûteuses pour les finances publiques (coût du concours agrégatif + coût des sursalaires d’universitaires devenus « Professeurs » trop précocement, après le Doctorat, donc sans autres travaux), les autres sciences humaines en France et les carrières universitaires sur le reste de la planète, basent la promotion universitaire sur la compétence scientifique attestée par une HDR soutenue en milieu de carrière ou après une bonne dizaine d’années d’expérience professionnelle. Ce temps long permet notamment de s’assurer de la capacité des universitaires à consacrer durablement leurs temps à la recherche et à leurs étudiants plutôt qu’à des activités latérales (cabinets d’avocats, conseillers financiers, instituts de sondages, postes politiques, expertises diverses…) ou à des formes de paresse au long cours ; les unes et les autres coûteuses pour les finances publiques et désastreuses pour la recherche scientifique. Cette contrainte au travail universitaire sur des périodes longues devrait d’ailleurs être renouvelée plusieurs fois au cours de la carrière.

A l’inverse, la première des propositions ici contestées (« L’HDR ne peut être obtenue moins de trois années après la soutenance de la thèse ») tente de présenter la HDR comme un préalable à l’agrégation externe avec une petite concession sur le temps d’attente par rapport aux pratiques actuelles d’agrégation sans HDR juste après le Doctorat. La concession n’est qu’apparente : ce qui est important, dans ce texte, c’est que cette définition agrégative de l’HDR n’impose pas d’être Maître de Conférence pour obtenir ce diplôme. Dans un contexte où les temps d’attente des docteurs pour l’entrée à l’Université s’allongent, on peut parfaitement imaginer de les faire patienter quelques années de plus avec la préparation d’une HDR à Doctorat + 3 ; au moins seront ils ainsi occupés à autre chose qu’à réclamer de quoi vivre ! Cette disposition permet simultanément de rappeler aux Maîtres de Conférences qui ont soutenu une HDR… qu’ils n’ont en fait passé que la première épreuve du cirque agrégatif et qu’ils sont encore loin de pouvoir revendiquer une rémunération de professeurs ; C.Q.F.D.

L’autre proposition importante concerne la capacité évaluée par la HDR. « Sa finalité est de tester l’aptitude à encadrer des recherches dans des domaines différents de ceux qui relèvent de la spécialité du candidat ou de la candidate. » Comment mieux ériger l’incompétence scientifique en principe général d’encadrement pédagogique ? Alors que dans les autres universités de la planète, les universitaires enseignent et dirigent sur un domaine de spécialité qu’ils apprennent à maîtriser grâce à leurs propres travaux scientifiques, nos chers collègues reproduisent ici leurs propres croyances agrégatives consistant à se considérer comme universellement compétents, par le seul miracle de la cooptation agrégative, sur un champ disciplinaire tout entier, c’est-à-dire compétents pour diriger des thèses de doctorats sur toutes les spécialités d’une discipline : philosophie politiques, relations internationales, élections, communication, mobilisations sociales, politiques publiques, institutions, etc. Conséquence de cette croyance : les Maîtres de Conférences avec ou sans HDR ne comptent plus le nombre d’heures passées à donner des conseils à des doctorants, voir même à diriger de facto des doctorants inscrits administrativement en thèse sous la direction de tel ou tel agrégé incompétent sur le sujet de thèse car trop éloigné de son domaine de spécialité.

Sur la base de ces observations, une autre définition de la HDR paraît donc souhaitable :

1) L’HDR ne pourra pas être obtenue moins de dix années après la soutenance de la thèse. Elle constitue une condition préalable au passage du premier grade de la carrière universitaire (actuellement appelé, en France, Maître de Conférences des Université) au deuxième grade (appelé Professeur des Universités) quelle que soit la modalité de recrutement au deuxième grade.

2) La finalité de la HDR est de démontrer une capacité à diriger des recherches en se confrontant soi-même et de manière continue au travail de recherche, tant sous ses aspects théoriques qu’empiriques, et à cerner les limites d’un domaine de compétence individuel en découvrant la différence qu’il y a entre une discipline scientifique et une spécialité scientifique. Il s’agit en outre de dépasser le niveau du Doctorat en améliorant significativement la qualité du travail scientifique et en approfondissant sa maîtrise d’un domaine de spécialité sub-disciplinaire, notamment en diversifiant les terrains étudiés à partir de cette spécialité.

3) La forme de la HDR n’importe pas, ce qui importe c’est la démonstration à demeurer durablement actif en matière de recherche. Cette démonstration pourra être apportée soit par la compilation des travaux publiés accompagnés d’un mémoire introductif soit par un ouvrage réalisant la synthèse d’étapes de recherche successives. Dans cette deuxième option l’ouvrage pourra ressembler, dans sa construction, à une thèse de doctorat, qui reste l’acte fondateur de la compétence universitaire, mais devra démontrer le dépassement qualitatif précédemment évoqué. Les travaux ainsi compilés ou synthétisés seront tous ceux que le candidat jugera scientifiquement significatifs sans tenir compte des apparences des revues à comité de lecture qui recrutent leurs relecteurs en dehors de leurs propres comités. Il appartiendra au jury d’apprécier cette auto-évaluation par le candidat de la qualité scientifique de ses écrits et des supports de publication auquel il a recouru pour faire connaître ses travaux.

4) La HDR ne pourra pas être soutenue dans l’établissement de rattachement du candidat. Aucun membre du jury de la thèse de doctorat ne pourra faire partie du jury d’habilitation qui sera en outre composé exclusivement de collègues extérieurs à l’établissement de rattachement et de préférence en intégrant plusieurs collègues étrangers. Seuls des universitaires ayant eux-mêmes soutenus une HDR pourront faire partie d’un jury de soutenance de HDR. Les membres du jury d’HDR devront se retirer ponctuellement des commissions locales ou nationales participant au recrutement du candidat à un grade supérieur au moment de l’examen de son dossier.

5) La soutenance de l’HDR s’efforcera d’être une discussion la plus intelligente et utile possible entre des collègues aussi compétents les uns que les autres mais dont certains auront passé plus de temps à travailler dans le métier que le candidat.

6) En ce qui concerne le choix des membres du jury, le Directeur de thèse fera pour la HDR comme pour le Doctorat : il en discutera avec le candidat et il invitera des collègues compétents sur le sujet à participer à la soutenance. Il appartiendra à ceux-ci d’apprécier, après avoir pris connaissance des documents produits par le candidats, s’ils acceptent ou non de participer au jury.

7) La HDR sera repassée tous les dix ans comme condition préalable à toutes les augmentations salariales importantes durant la carrière.

L’harmonisation des pratiques sur la norme internationale permettra de valoriser la HDR. Appuyée sur un consensus de la profession, l’HDR pourra ainsi devenir la première étape d’une promotion par la voie normale d’une sélection sur travaux en commission locale ou, à parité, en commission nationale délibérant dans les mêmes conditions que la précédente. Tous les universitaires, parce qu’ils font le même travail, seront appelés professeurs (comme d’ailleurs en lycée et collège).

2006 12 16 V2 = Propositions pour une bonne réglementation de l’habilitationà diriger des recherches

Sat, 16 Dec 2006 11:12:20 +0100

Oups, encore une coquille, j’avais oublié faire la modif concernant Gérard Grunberg qui n’est pas Professeur. Mes excuses à lui.
Quelques modifications en plus : on approche de la perfection du point de vue de "la forme" mondaine et "des usages" académiques.
Texte modifié, en date du 17.12.06, ci-dessous.
Pour ceux qui ont déjà rediffusé le texte sur d’autres forums merci de faire suivre cette version.
Bien cordialement,
J.Valluy


Propositions pour une bonne réglementation de l’habilitation à diriger des recherches

par

Jérôme Valluy (17.12.06)

Ces propositions répondent à celles (ci-dessous) faites par Philippe Braud, Pierre Favre, Gérard Grunberg, Jacques Lagroye, Pierre Lascoumes, Marc Sadoun, Pierre Sadran, Yves Schemeil, tous Professeurs et assimilés. Pierre Lascoumes, à bien des égards, semble être là tout à fait par erreur ou par inadvertance (cette remarque n’engageant que moi) ; du fait de son statut et de son oeuvre les remarques qui suivent ne le concernent pas.

Constatons tout d’abord combien il est regrettable que ce débat n’ait pas été amorcé en associant à la réflexion collective les Maîtres de Conférences, premiers intéressés par ce diplôme, dont les agrégés se sont jusqu’à présent dispensés alors que rien ne leur interdit de le préparer : la HDR n’est pas un concours mais une étape de travail qu’il serait souhaitable d’intégrer à plusieurs moments de l’évolution salariale tout au long de la carrière universitaire.

Le signataire de ces lignes est plus proche des terrains de recherche que des instances de pouvoir et a acquis, après sept ans d’expérience professionnelle, une conception du métier universitaire qui indexe directement la compétence pédagogique sur le travail scientifique.

Les propositions de mes collègues peuvent être lues à la lumière de la dernière phrase de leur texte : « Il serait enfin souhaitable que la sous-admissibilité à l’agrégation externe soit équivalente à l’HDR ainsi définie. »… On appréciera le geste audacieux consistant à promouvoir ainsi l’HDR au rang de sous-admissibilité de l’agrégation externe. Sous couvert d’une apparente volonté de définir la place de la HDR il s’agit en fait d’une tentative de résister à une tendance qui se fait jour dans la discipline consistant à considérer la HDR comme une véritable étape de promotion des Maîtres de Conférences au titre de Professeur en évitant le cirque agrégatif c’est-à-dire ce jeu grotesque consistant à séduire un parterre de mandarins de la discipline.

La finalité de ces propositions n’est pas de définir la HDR puisqu’il suffit de regarder dans les autres disciplines sans agrégations pour bien en connaître la nature et la fonction, mais de sauver symboliquement l’agrégation externe qui brille par son incapacité à intégrer la compétence scientifique dans son mécanisme de cooptation. La science politique est en effet, avec le droit et l’économie, l’une des trois incongruités franco-françaises, parmi les sciences humaines, à subir le poids de l’agrégation externe et la stérilité scientifique qui en découle.

Hors de ces trois incongruités, particulièrement coûteuses pour les finances publiques (coût du concours agrégatif + coût des sursalaires d’universitaires devenus « Professeurs » trop précocement, après le Doctorat, donc sans autres travaux), les autres sciences humaines en France et les carrières universitaires sur le reste de la planète, basent la promotion universitaire sur la compétence scientifique attestée par une HDR soutenue en milieu de carrière ou après une bonne dizaine d’années d’expérience professionnelle. Ce temps long permet notamment de s’assurer de la capacité des universitaires à consacrer durablement leurs temps à la recherche et à leurs étudiants plutôt qu’à des activités latérales (cabinets d’avocats, conseillers financiers, instituts de sondages, postes politiques, expertises diverses…) ou à des formes de paresse au long cours ; les unes et les autres coûteuses pour les finances publiques et désastreuses pour la recherche scientifique. Cette contrainte au travail universitaire sur des périodes longues devrait d’ailleurs être renouvelée plusieurs fois au cours de la carrière.

A l’inverse, la première des propositions ici contestées (« L’HDR ne peut être obtenue moins de trois années après la soutenance de la thèse ») tente de présenter la HDR comme un préalable à l’agrégation externe avec une petite concession sur le temps d’attente par rapport aux pratiques actuelles d’agrégation sans HDR juste après le Doctorat. La concession n’est qu’apparente : ce qui est important, dans ce texte, c’est que cette définition agrégative de l’HDR n’impose pas d’être Maître de Conférence pour obtenir ce diplôme. Dans un contexte où les temps d’attente des docteurs pour l’entrée à l’Université s’allongent, on peut parfaitement imaginer de les faire patienter quelques années de plus avec la préparation d’une HDR à Doctorat + 3 ; au moins seront ils ainsi occupés à autre chose qu’à réclamer de quoi vivre ! Cette disposition permet simultanément de rappeler aux Maîtres de Conférences qui ont soutenu une HDR… qu’ils n’ont en fait passé que la première épreuve du cirque agrégatif et qu’ils sont encore loin de pouvoir revendiquer une rémunération de professeur ; C.Q.F.D.

L’autre proposition importante concerne la capacité professionnelle évaluée par la HDR. « Sa finalité est de tester l’aptitude à encadrer des recherches dans des domaines différents de ceux qui relèvent de la spécialité du candidat ou de la candidate. » Comment mieux ériger l’incompétence scientifique en principe général d’encadrement pédagogique ? Alors que dans les autres universités de la planète, les universitaires enseignent et dirigent sur un domaine de spécialité qu’ils apprennent à maîtriser grâce à leurs propres travaux scientifiques, nos chers collègues reproduisent ici leurs croyances agrégatives consistant à se considérer comme universellement compétents, par le seul miracle de la cooptation agrégative, sur un champ disciplinaire tout entier, c’est-à-dire compétents pour diriger des thèses de doctorats sur toutes les spécialités d’une discipline : philosophie politiques, relations internationales, élections, communication, mobilisations sociales, politiques publiques, institutions, etc.. Conséquence de cette croyance : les Maîtres de Conférences sans HDR (ou avec) ne comptent plus le nombre d’heures passées à donner des conseils à des doctorants, voir même à diriger de facto des doctorants inscrits administrativement en thèse sous la direction de tel ou tel agrégé externe incompétent sur le sujet de thèse car trop éloigné de son domaine de spécialité.

Sur la base de ces observations, une autre définition de la HDR paraît donc souhaitable :

1) L’HDR ne pourra pas être obtenue moins de dix années après la soutenance de la thèse. Elle constitue une condition préalable au passage du premier grade de la carrière universitaire (actuellement appelé, en France, Maître de Conférences des Université) au deuxième grade (appelé Professeur des Universités) quelle que soit la modalité de recrutement au deuxième grade. Il serait souhaitable que la voie normale - sélection sur travaux par une commission locale ou national - devienne le seul mode de passage de l’un à l’autre.

2) La finalité de la HDR est de démontrer une capacité à diriger des recherches en se confrontant soi-même et de manière continue au travail de recherche, tant sous ses aspects théoriques qu’empiriques, et à cerner les limites d’un domaine de compétence individuel en découvrant la différence qu’il y a entre une discipline scientifique et une spécialité scientifique. Il s’agit en outre de dépasser le niveau du Doctorat en améliorant significativement la qualité du travail scientifique et en approfondissant sa maîtrise d’un domaine de spécialité sub-disciplinaire, notamment en diversifiant les terrains étudiés à partir de cette spécialité.

3) La forme de la HDR n’importe pas, ce qui importe c’est la démonstration à demeurer durablement actif en matière de recherche. Cette démonstration pourra être apportée soit par la compilation des travaux publiés accompagnés d’un mémoire introductif soit par un ouvrage réalisant la synthèse d’étapes de recherche successives. Dans cette deuxième option l’ouvrage pourra ressembler, dans sa construction, à une thèse de doctorat, qui reste l’acte fondateur de la compétence universitaire, mais devra démontrer le dépassement qualitatif précédemment évoqué. Les travaux ainsi compilés ou synthétisés seront tous ceux que le candidat jugera scientifiquement significatifs sans tenir compte des apparences des revues à comité de lecture qui recrutent leurs relecteurs en dehors de leurs propres comités. Il appartiendra au jury d’apprécier cette auto-évaluation par le candidat de la qualité scientifique de ses écrits et des supports de publication auquel il a recouru pour faire connaître ses travaux.

4) La HDR ne pourra pas être soutenue dans l’établissement de rattachement du candidat. Aucun membre du jury de la thèse de doctorat ne pourra faire partie du jury d’habilitation qui sera en outre composé exclusivement de collègues extérieurs à l’établissement de rattachement et de préférence en intégrant plusieurs collègues étrangers. Seuls des universitaires ayant eux-mêmes soutenus une HDR pourront faire partie d’un jury de soutenance de HDR. Les membres du jury d’HDR devront se retirer ponctuellement des commissions locales ou nationales participant au recrutement du candidat à un grade supérieur au moment de l’examen de son dossier.

5) La soutenance de l’HDR s’efforcera d’être une discussion la plus intelligente et utile possible entre des collègues aussi compétents les uns que les autres mais dont certains auront passé plus de temps à travailler dans le métier que le candidat.

6) En ce qui concerne le choix des membres du jury, le Directeur de thèse fera pour la HDR comme pour le Doctorat : il en discutera avec le candidat et il invitera des collègues compétents sur le sujet à participer à la soutenance. Il appartiendra à ceux-ci d’apprécier, après avoir pris connaissance des documents produits par le candidats, s’ils acceptent ou non de participer au jury.

7) La HDR sera repassée tous les dix ans comme condition préalable à toutes les augmentations salariales importantes durant la carrière.

L’harmonisation des pratiques sur la norme internationale permettra de valoriser la HDR. Appuyée sur un consensus de la profession, l’HDR pourra ainsi devenir la première étape d’une promotion par la voie normale d’une sélection sur travaux en commission locale ou, à parité, en commission nationale délibérant dans les mêmes conditions que la précédente. Puisqu’ils font tous le même travail, tous les universitaires seront appelés professeurs (comme d’ailleurs en lycée et collège).

2006 12 Réponse ANCMSP à YD sur Valluy HDR

article 229

La liste de diffusion d’informations et de débats de l’ANCMSP repose sur le principe de l’autorégulation qui jusqu’à présent a démontré son bien-fondé. Depuis l’existence de la liste (9 ans), le nombre « d’affaires » est extrêmement faible compte tenu de l’importance des mails échangés et le bureau n’est intervenu que très rarement pour rappeler les règles de conduite. Il semble qu’en l’espèce il ne s’agit pas d’affaire puisque l’auteur de la contre-proposition, Jérôme Valluy a bénéficié de réponses constructives lui ayant permis de reprendre la 1ère version de ses propositions, et qu’un collègue de Rennes a participé au débat là encore de manière constructive, ce dont l’ANCMSP se félicite.

Vous regrettez le silence de l’ANCMSP sur le 1er mail de J. Valluy

Ce « silence » tient à deux explications principales. Nous avons suivi notre politique de gestion de la liste. Bien que vous pensiez que « cela pose à nouveau, à [vos] yeux, le principe d’une liste sans modération aucune (euphémisme dans ce dernier cas) », la réalité est tout autre.

En effet nous disposons d’une charte, dont la dernière version a été votée en 2005 lors de l’AG de l’ANCMSP. Cette charte, disponible sur notre site Internet, présuppose « le bon sens des usagers et le respect des principes généraux communs aux listes de diffusion de toute la planète ». Dans le cas présent, nous avons choisi la non-intervention afin de ne pas interdire tout débat sur la liste. Nous ne savons que trop les effets désincitatifs d’une police des débats trop sourcilleuse sur notre liste. Nous pouvons regretter que les règles de la bienséance académique ne soient parfois pas pleinement respectées. Nous pouvons comprendre qu’un ton polémique ou moqueur puisse déplaire. Mais nous acceptons d’autant plus aisément ces concessions sur la forme du message que, comme vous le rappelez, le débat sur le fond est parfaitement « légitime » et même nécessaire.

Dans cette charte l’article 1 dispose que Les échanges visent à informer et/ou débattre de la recherche et de l’enseignement de la science politique, en particulier du point de vue des candidats aux métiers liés à la discipline. Il va de soi que les politiques relatives à la recherche et à l’enseignement des sciences sociales sont un sujet de discussion central, mais il est également possible, en raison des spécificités de la discipline, d’aborder divers sujets plus périphériques pouvant intéresser l’ensemble de la communauté des politistes ». L’article 3 précise que « Les échanges d’arguments, même vifs, sont bienvenus sur la liste quand ils font avancer le débat sur la science politique et la recherche en général. La discipline peut tirer parti de messages manifestant indignation et colère, destinés à faire réagir et à surmonter des situations de blocage ou d’injustice manifeste. ».

Après lecture (lors de sa publication) et relecture (au moment de vous répondre), il nous a en effet paru que certains qualificatifs comme celui de « groupe plutôt conservateur de la science politique » pouvaient légitimement être jugés désobligeants par les signataires de la charte. Mais il nous paraît excessif de tenir le propos pour diffamatoire et appelant de ce fait une réponse immédiate de notre part sur la liste. Il nous a semblé qu’une action modératrice s’imposait d’autant moins que Jérôme Valluy a par la suite renvoyé une version plus affable de son texte.

Notre position s’appuie sur l’expérience de polémiques précédentes (dont certaines impliquaient déjà J. Valluy) où aucun des protagonistes n’a fait montre d’une incapacité flagrante à savoir répondre et se défendre. En outre, bien que les règles de bienséance s’appliquent à tous, si nous n’avons pas estimé nécessaire de jouer les gendarmes, c’est aussi qu’il nous a semblé que la position des personnes incriminées au sein de la hiérarchie de notre discipline les rendaient éminemment aptes à se défendre. Aucune de ces dernières ne nous a d’ailleurs fait part de son mécontentement.

En dépit de son succès très large dans le milieu de la science politique (1200 inscrits), la liste de diffusion de l’ANCMSP reste l’outil d’une association qui n’est pas neutre quant aux enjeux qui traversent la discipline. Même si les nombreuses informations pratiques qui y circulent ont tendance à le faire oublier, il s’agit avant tout d’une liste militante, qui autorise les prises de positions politisées (fût-ce de la politique scientifique…), clivantes et conflictuelles. Pour cette raison, nous nous refusons à distribuer bons et mauvais points sur la forme des prises de position, tant qu’elles s’en tiennent à la plus élémentaire politesse, ce qui nous a semblé être le cas.

L’ANCMSP réfléchit à des propositions sur les questions d’HDR et d’agrégation. Nous avions déjà proposé certaines pistes de réflexion lors des Etats Généraux de la recherche sans qu’à l’époque les titulaires se saisissent de cette problématique. Nous ferons connaître nos dernières positions lorsqu’elles seront finalisées. Pour l’heure, nous nous félicitons que ce débat soit engagé entre les titulaires, car nous attendons d’eux qu’ils fassent avancer cette question sur la liste ainsi que dans les associations qui sont les leurs.

Bien cordialement, Le bureau de l’ANCMSP

2007 01 01 Lettre libéralité

Lettre libéralité

A Paris, le 1er Janvier 2007

A l’attention de Nonna Mayer, Présidente de l’AFSP, Et Yves Deloye, Secrétaire Général de l’AFSP.

Copie à Frédérique Matonti, Présidente de l’AECSP.

Objet : Observatoire des financements de la recherche en science politique et nature des financements publicisés.

Madame, Monsieur,

Lors de la réunion commune du 5 Novembre dernier, nous avions manifesté notre intérêt pour la création de l’Observatoire des Financement pour la Recherche en Science Politique par l’AFSP. En effet, nous partageons avec vous le souci d’une information complète et à la disposition de tous, notamment sur la question des financements qui devient cruciale pour nos métiers. C’est pourquoi, nous avons à coeur aujourd’hui de concrétiser notre intérêt envers l’OFIRSP en portant à votre connaissance un certain nombre d’éléments concernant le sujet des libéralités.

Ainsi que définie dans la synthèse sur l’usage des libéralités dans l’enseignement supérieur, « une ‘libéralité’ correspond à une somme versée pour l’accomplissement d’un travail de recherche sans contrat de travail, c’est-à-dire sans définir de lien de subordination entre le chercheur et la structure pour laquelle il travaille. Ces ‘bourses’ se situent donc à la lisière entre le travail bénévole (chercheurs non financés) et le travail légal contractuel. Les libéralités ouvrent la porte à des pratiques particulièrement contestables en terme de législation du travail ou de fiscalité. A bien des titres, les libéralités correspondent donc à un système organisé de travail ‘au noir’ » .

Nombre de bourses offertes par des organismes privés ou publics correspondent à cette définition et il nous parait important à plusieurs titres qu’une information claire et transparente soit disponible sur le site de l’OFIRSP à leur sujet :

Tout d’abord, et conformément aux missions qu’il s’est fixé, cet observatoire ne peut promouvoir des types de financements qui confinent au travail au noir au même titre que des financements que nous qualifierons de « légaux » (du type ANR, etc.). Il ne s’agit pas d’ignorer ces sources de financements mais plutôt de les isoler dans une partie spécifique du site de l’OFIRSP, (sous l’intitulé « libéralités » par exemple), afin que les candidats qui y prétendent ou les titulaires qui les leur proposent le fasse en toute connaissance de cause. Les documents n°1 et 2 ci-joints synthétisent le rapport sur le travail au noir et les libéralités, et pourraient être mis en ligne dans cette rubrique spécifique, à titre d’information générale.

En second lieu, suite au rapport sur le travail au noir remis à Claudie Haigneré en 2004 par la CJC , le ministère a engagé un plan de résorption des libéralités. Une circulaire récente du ministère adressée aux présidents et directeurs d’établissements supérieurs invite ces derniers à œuvrer de manière plus systématique dans ce sens (document n° 3 ci-joint). L’attention avec laquelle l’OFIRSP traitera cette question des libéralités, sera donc une manière de prendre part à ce processus de résorption, en informant et en prévenant, à l’échelle de la science politique, de la vraie nature de ces financements. Pour que cette information sur les libéralités en science politique soit effective, nous vous joignons les documents n° 4, 5, 6 et 7 qui offrent une palette non exhaustive de financements recensés comme étant des libéralités et pouvant concerner des doctorants ou post-doctorants en science politique. Les documents 6 et 7 pourraient figurer sur le site de l’OFIRSP à titre d’exemple de libéralités à l’attention des visiteurs.

En dernier lieu, nous pensons qu’une information sur ces types de financements permettrait sans doute de les recenser et de les dénoncer de manière plus efficiente. La question des libéralités doit être portée au cœur du débat sur les financements en science politique. Comme vous, nous sommes attachés à la défense de notre discipline, et nous pensons que sa reconnaissance passe aussi par l’éradication de modes de financements indignes qui contribuent à décrédibiliser les métiers de la recherche auprès du public et des (futurs) jeunes chercheurs en particulier.

Par ce courrier, nous souhaitons renforcer l’action et l’efficacité de l’OFIRSP, en vous fournissant les informations qui sont les nôtres concernant les financements à destination des jeunes chercheurs.

Vous souhaitant bonne réception de l’ensemble des documents, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Elise Cruzel Présidente de l’ANCMSP

Liste des documents joints :

Document 1 : Synthèse sur les usages des libéralités (source : CJC). Document 2 : Note synthétique sur les libéralités (source CJC). Document 3 : Circulaire ministérielle sur le processus de résorption des libéralités (source : Ministère de l’Education Nationale de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur). Document 4 : Article des Echo sur les financements de la Région Limousin (source Les Echo 26/10/2006). Document 5 : Article de Système D sur les libéralités à l’IEP de Paris (source : Système D n° 18, février 2005). Document 6 : Liste de libéralité en SHS (source CJC). Document 7 : Liste de libéralité proposée sur le site de l’IEP de Paris en 2002 (source : site de l’IEP de Paris. Document répertorié par la CJC dans son dossier sur les libéralités en SHS

2007 01 08 Courrier sur les libéralités et l’OFRSP

From : "Elise Cruzel"
To : "Nonna Mayer" <nonna.mayer@sciences-po.fr> ,"Yves Deloye"

Subject : OFIRSP/libéralités
Date : Mon, 8 Jan 2007 10:21:33 +0100

Madame, Monsieur,
Suite au courrier que j’ai envoyé à l’adresse de l’AFSP la semaine
dernière, au sujet des financements par libéralités, je vous joins
l’ensemble du dossier en document attaché, dans ce message et deux autres
à suivre.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie de recevoir, Madame,
Monsieur, mes respectueuses salutations.

Elise Cruzel,
présidente de l’ANCMSP

Lettrelibéralités.rtf

Document2.pdf

Document1.pdf

2007 01 08 Réponse

From : "deloye yves"
To :
Cc : <nonna.mayer@sciences-po.fr>
Sent : Monday, January 08, 2007 10:32 AM
Subject : RE : OFIRSP/libéralités

Madame,

Je vous remercie de votre courriel. Je vais étudier avec Nonna Mayer les modalités de mise en ligne de vos documents. Serait-il possible d’avoir au format pdf les autres documents évoqués dans votre courrier. Nous pourrons ainsi mettre en place un dossier complet.

Par ailleurs, je vous avais fait part en décembre dernier de mon sentiment mitigé à l’égard des jugements portés par notre collègue Jérôme Valluy à l’égard de l’AFSP et d’un certain nombre de collègues diffamés dans son projet concernant la Hdr. Ce message est resté sans réponse de votre part.

Je me permets de trouver cela étrange.

Bien cordialement à vous

Yves Déloye

2007 01 08 Suite

From : "Elise Cruzel"
To : "Nonna Mayer" <nonna.mayer@sciences-po.fr> ,"Yves Deloye"
yvesdeloye@hotmail.com>
Subject : OFIRSP/libéralités (fin)
Date : Mon, 8 Jan 2007 10:37:03 +0100

Voici les documents n° 5, 6 et 7

Je me permets de vous indiquez ce lien pour un article récent du Figaro, parut sur le sujet.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20070105.FIG000000019_la_fin_annoncee_du_travail_au_noir_pour_les_jeunes_chercheurs.html

Bien cordialement,

Elise Cruzel,

présidente de l’ANCMSP

Document7.doc

Document5.rtf

Document6.pdf

2007 01 08 Réponse

From : "deloye yves"
To :
Sent : Monday, January 08, 2007 10:50 AM
Subject : RE : OFIRSP/libéralités (fin)

Avez-vous l’intention de mettre également en ligne ces documents sur votre site ?

Bien à vous

YD

2007 01 08 à notre lettre sur Valluy Réponse

From : "deloye yves"
To :
Cc : <nonna.mayer@sciences-po.fr>
Sent : Monday, January 08, 2007 11:20 AM
Subject : RE : Fw : A propos de la liste de l’ANCMSP

Merci de cette réponse que je n’avais en effet pas reçu. Ce silence
m’intriguait et pour le dire sincèrement me troublait. Je prends note de
vos arguments.

Bien à vous

YD

2007 01 08 Libéralités et AECSP

Le 8 janv. 07, à 10:46, Elise Cruzel a écrit :

Madame,
J’ai envoyé un courrier à l’AFSP la semaine dernière, au sujet des
financements par libéralités.

Je vous joins l’ensemble du dossier en document attaché, dans ce message et deux autres à suivre.

Un courrier papier vous est également envoyé ce jour, à l’adresse de l’UFR de science politique de Paris 1

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie de recevoir, Madame, mes respectueuses salutations.

Elise Cruzel,

présidente de l’ANCMSP

Lettre libéralités.rtf
Document 2.pdf
Document 1.pdf

2007 01 18 Réposne Matonti

From : "frederique matonti" <frederique.matonti@wanadoo.fr>
To : "Elise Cruzel"
Sent : Monday, January 08, 2007 11:53 PM
Subject : Re : OFIRSP/libéralités

Merci beaucoup

J’ai bien reçu votre courrier mais je ne l’ai pas encore lu, je le ferai dès que possible.

Qu’attendez vous de l’AECSP sur ce point ?
Bien cordialement

Frédérique Matonti

2007 01 10 Réponse ANCMSP à Matonti

Sujet : [ancmspbureau] Re : OFIRSP/libéralités
Date : Wed, 10 Jan 2007 10:39:21 +0100
De : Elise Cruzel
Répondre à : ancmspbureau@yahoogroupes.fr
Pour : frederique matonti <frederique.matonti@wanadoo.fr>

Madame,

Ce que nous attendons de l’AECSP sur la question des libéralités est avant tout le soutient de notre démarche engagée auprès de l’AFSP.

Cela pourrait se traduire, si vous le jugez nécéssaire, par un courrier à
l’AFSP, de votre part, allant dans le sens du notre, afin que le site de l’OFIRSP deviennent cet outil d’information mais aussi de lutte contre ces
financements illégaux.

Par ailleurs nous pensons que, dans la mesure du possible, vous pourriez diffuser une partie des documents envoyés, notamment la circulaire ministérielle, auprès de vos membres et collègues, qui sont suceptibles de proposer ce type de financement car il dirigent des travaux.

Nous demanderons également à l’AFSP qu’une information soit réalisé sur cette question lors des assises de la discipline au printemps prochain.

Bien cordialement,
Elise Cruzel
présidente de l’ANCMSP

2007 01 10 Acceptation Rendez vous AECSP

From : "frederique matonti" <frederique.matonti@wanadoo.fr>
To : "Elise Cruzel"
Sent : Wednesday, January 10, 2007 10:43 AM
Subject : Re : OFIRSP/libéralités

Merci à vous.

Je serai très contente de vous rencontrer puisque je n’étais pas là en
novembre et que nous ne nous sommes que croisées, je crois l’an
dernier.

Est-ce que ca vous est possible ?
Bien à vous

Frédérique Matonti

2007 01 10 Précision par ANCMSP sur Réu AECSP

Sujet : [ancmspbureau] Re : OFIRSP/libéralités
Date : Wed, 10 Jan 2007 16:18:25 +0100
De : Elise Cruzel
Répondre à : ancmspbureau@yahoogroupes.fr
Pour : frederique matonti <frederique.matonti@wanadoo.fr>

Bonjour,

Je suis très favorable à une rencontre, et il se trouve que je serai à Paris
cette fin de semaine pour une réunion du bureau de l’ancmsp.

Vivant à Toulouse, je vous propose, si vos disponibilités le permette, de
mettre à profit ma venue pour que nous puissions nous rencontrer.

Après discussion avec les membres du bureau, vendredi 12 janvier après midi nous conviendrai, à l’heure et l’endroit que vous souhaiterez.

Si toutefois vous n’étiez pas disponible, nous arrêterons une autre date un peu plus tard.

Voici les questions que nous souhaiterions aborder avec vous si vous êtes d’accord :

- l’actualité de l’AECSP
- les relations avec l’AFSP
- les recrutements
- les ATER
- les libéralités
- la réforme de l’arrêté sur la formation doctorale du 7 août 2006

Bien cordialement,

Elise Cruzel,

présidente de l’ANCMSP

2007 01 12 AFSP sur 3ème Assises de la science politique

From : "deloye yves"
To :  ; <frederique.matonti@wanadoo.fr>
Cc : <nonna.mayer@sciences-po.fr>
Sent : Friday, January 12, 2007 5:28 PM
Subject : 3ème Assises de la science politique

Madame la Présidente de l’AECSP,
Madame la Présidente de l’ANCMSP,

Suite à notre réunion du 5 novembre dernier, Nonna Mayer et moi-même avons commencé à mettre en oeuvre le projet d’organiser une nouvelle édition des Assises de la science politique. Voici l’état des préparatifs et de notre éflexion :

1/ l’un des problèmes les plus difficiles est le choix d’une date. Nous étions tombés d’accord pour considérer qu’il faut organiser les Assises
avant les élections présidentielle et législatives. Et si possible en
dehors des périodes de vacances notamment de la zone parisienne. Au final, la date la plus plausible serait le jeudi 5 avril prochain. La grande
salle du CERI serait disponible jusqu’à 16 h 45. Nous avions aussi le
choix du lendemain mais cela semble très proche du départ en vacances de la zone parisienne et donc démobilisateur. Je dois avouer que la date du 5 ne m’arrange guère car j’ai une contrainte prévue de longue date entre 12 h 45 et 15 h. Mais Nonna et moi pourrons alterner pour assurer la continuité.

2/ le programme des Assises. A nos yeux, trois dossiers doivent être
notamment abordés lors de ces Assises. Nous pouvons en ajouter d’autres en sachant toutefois que le temps (9h-16h45 + la pause de midi) est compté.

Ces trois dossiers sont : un premier bilan de l’application de décret du 7
août 2006 sur la délivrance du doctorat (nous pourrions notamment faire
une rapide enquête sur la distribution statistique des mentions lors de la
dernière session du CNU et demander à ce dernier de nous indiquer sa
nouvelle jurisprudence en la matière) ; un débat (serein et non
diffamatoire comme celui engagé récemment à mon grand regret) sur la
proposition de réglementation de la Hdr relayé par le site de l’AFSP et le
dernier numéro de PALAESTRA ; une table ronde sur le devenir des
établissements chargés de l’enseignements de la science politique (IEP,
départements autonomes) dans le cadre de la réformer des PRES (il y a une très forte demande de la part de certains de ces établissements d’une réflexion collective face à une réforme qui peut entraîner très vite une redistribution des cartes de notre discipline, pas forcément en sa faveur partout).

Je vous invite à me communiquer très vite votre façon de voir les choses et les modalités de division des tâches et des coûts que vous imaginez.

Bien à vous

Yves Déloye

Réponse Assises 2007 - A Paris, le 20 Janvier 2007

Réponse Assises 2007
Réponse Assises 2007

A Paris, le 20 Janvier 2007

A l’attention d’Yves Deloye, Secrétaire Général de l’AFSP.

Copie à Frédérique Matonti, Présidente de l’AECSP.

Objet : Assises de la science politique 2007

Monsieur,

Je vous prie tout d’abord d’accepter mes excuses par le retard de ma réponse, malgré le caractère urgent de l’objet de votre message. Nous avons été très surpris d’apprendre, via le site de l’AFSP, que la date du 6 avril (puis, dans votre message, le 5) était retenue unilatéralement pour les Assises. En effet, lors de la réunion du mois de novembre, les Assises avaient été prévues pour l’automne prochain. Si nous comprenons que la tenue du Congrès de l’AFSP en septembre est à l’origine de ce changement, nous n’avons en revanche pas saisi en quoi le contexte électoral empêche que les Assises se tiennent un peu plus tard dans le printemps et sur une journée et demi, plutôt que sur un seul jour. La date du 5 avril étant désormais fixée, et compte tenu des agendas et impondérables des uns et des autres, nous en prenons acte.

Concernant le programme des Assises, il nous parait que d’autres points devraient figurer à l’ordre du jour. Tout d’abord, les procédures de recrutements doivent faire l’objet d’une discussion. Comme nous l’avions rappelé lors de la réunion commune, des dysfonctionnements parfois graves persistent, la charte pour le bon recrutement ne reçoit qu’un très faible écho et – les dernières sessions en ont été un triste exemple – les auditions ne se passent pas dans les meilleures conditions. Malgré cela, un silence pudique entoure cette question. Les Assises sont l’occasion de soulever ces problèmes et, pourquoi pas, d’essayer d’obtenir des engagements collectifs. L’ANCMSP a des propositions à soumettre pour l’amélioration des auditions des candidats (durée, thèmes abordés...). De manière plus prospective, nous souhaiterions conduire une évaluation a posteriori des auditions par les candidats, afin notamment d’analyser plus finement ces dysfonctionnements et de trouver les moyens d’y remédier. Il nous semble important que la discipline débatte de ce que pourraient être les modalités d’un « bon recrutement », qu’il s’agisse des postes de maîtres de conférence, de professeurs ou de chercheurs.

Ensuite, une question urgente, évoquée lors de notre réunion de préparation, n’est pas reprise dans l’ordre du jour que vous proposez : la suppression de la quasi-totalité des demi-postes d’ATER. Cette mesure, effective depuis le début l’année universitaire, pose des questions graves sur le financement des années de fin de thèse, et par conséquemment sur le déroulement de celle-ci (durée, encadrement, financements alternatifs, etc.). Ce problème concerne donc l’ensemble de la discipline, et pas seulement les doctorants. Une réflexion collective sur ce thème nous semble impérative afin de faire émerger au plus vite des solutions.

Par ailleurs, la réorganisation des études juridiques dans les facultés de droit devait faire partie du programme, tel qu’il avait évoqué lors de la réunion de novembre dernier. Nous avions notamment demandé que les trois associations disciplinaires adoptent cette occasion une position commune, afin que des discussions soient engagées avec les membres de la commission de travail rattachée à la DGES. Qu’en est-il de ce dossier ? Comme nous vous l’avions dit, ces propositions nous semblent plus qu’inquiétantes. Ce dossier doit être porté à la connaissance de l’ensemble de la discipline à l’occasion des Assises, et ce quelles que soient les probabilités que les propositions des juristes deviennent réalité. Au-delà de la seule information, une réflexion collective est nécessaire pour organiser la « défense » de la science politique, notamment en ce qui concerne les filières existantes. Ce point peut sans doute être discuté avec celui concernant la mise en place des PRES.

Enfin, lors de la réunion préparatoire, nous avions évoqué l’enquête sur les doctorants en science politique. Un bilan devait en être réalisé. Il pourrait être judicieux de le présenter à l’occasion de ces Assises.

Si nous comprenons parfaitement qu’en raison du timing serré de la journée tous les sujets ne puissent être évoqués, il nous semble que tous ces dossiers, en raison de leur actualité, ne peuvent être remis aux prochaines Assises qui auraient lieu dans deux ans. C’est pourquoi, nous vous demandons de prendre en considération ces points et d’étudier l’éventualité d’utiliser la matinée du 6 avril pour élargir l’ordre du jour.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur, nos sincères salutations.

Elise Cruzel, Présidente de l’ANCMSP

2007 01 21 Répobse lettre assises

From : "deloye yves"
To :
Sent : Sunday, January 21, 2007 9:22 AM
Subject : Re : 3ème Assises de la science politique

Madame,

Merci de votre courrier. Je prends note de vos demandes et en discute avec Nonna Mayer et Frédérique Matonti. Je suis toutefois un peu étonné du premier § de votre lettre : nous avions les uns et les autres exprimés le souhait que les Assises aient justement lieu avant les élections. Je n’ai donc fait ici que suivre les orientations décidées. Par ailleurs, croyez bien que trouvez des salles pour ce type de manifestation ne va pas de soi. J’aurais apprécié que vous employez à cet égard un ton plus bienveillant : organiser de manière conjointe des opérations de défense de la discipline est très lourd et ne peux se faire sans confiance mutuelle.

Je ne peux donc que regretter ce point.

Bien à vous

YD

2007 01 21 Rajout de YD sur les couts...

From : "deloye yves"
To :
Sent : Sunday, January 21, 2007 9:29 AM
Subject : Re : 3ème Assises de la science politique

Madame,

A relire votre lettre, je note que vous n’abordez la question du partage des coûts liés à l’organisation des Assises. Pourriez-vous me préciser très vite ce point.

Bien à vous

YD

2007 01 23

From : "deloye yves"
To :  ; <nonna.mayer@sciences-po.fr>
Sent : Tuesday, January 23, 2007 1:11 PM
Subject : RE : demande de rencontre

Madame,

Je ne partage pas votre sentiment et reste bien sûr ouvert à toutes les collaborations entre les 3 associations. J’ai au demeurant toujours pris soin d’associer les uns et les autres à nos initiatives visant à défendre la discipline dans les mêmes conditions que par le passé. Nous avions ainsi très bien travaillé avec le précédent bureau de l’ANCMSP et je formule une fois encore le voeu sincère que cette collaboration se poursuive dans le respect mutuel des uns et des autres. Le seul objectif de notre action est de défendre notre discipline. Là me semble l’essentiel. Quant à la question de la "répartition des tâches", je ne vois pas bien comment on pourrait limiter l’action de l’AFSP a la seule animation de la vie scientifique de notre petite communauté particulièrement menacée aujourd’hui. Ses statuts (1949) lui donnent aussi et peut-être surtout la vocation de défendre le périmètre de la science politique en France. A mes yeux, l’urgence est là et pas dans le débat sur le rôle des uns et des autres. A titre personnel, je consacre beaucoup (trop) de temps à la vie associative de notre discipline et ne souhaite pas que les collaborations entre associations prennent plus de temps que nécessaire. Les actions récentes engagées par l’AFSP ont au demeurant fait l’objet d’un débat lors de la dernière AG de l’association. C’est évidemment cette instance qui est ici souveraine. J’ai récemment fait le point avec nos amis de l’AECSP qui n’éprouvent pas de difficulté particulière dans ma façon d’agir. Le choix de la date des Assises est, comme je vous l’ai indiqué, étroitement lié à des contraintes de calendrier et des problèmes d’intendance (disponibilité d’une salle capable de l’accueillir : à titre exemple, aucune salle n’est disponible à Paris I pour l’organiser...).

Concernant votre demande de rencontre, je ne suis pas à Paris le 2 février prochain mais suis tout à fait prêt à vous rencontrer ainsi que les membres du bureau qui le souhaiteraient le 30 janvier prochain en milieu d’après midi.

Respectueusement

Yves Déloye

2007 01 24 SAlon des thèses

rom : "Salon des thèses AFSP"
To :
Sent : Wednesday, January 24, 2007 4:29 PM
Subject : Participation au Salon des thèses

Chère Elise Cruzel,

Je vous confirme votre participation au 6e Salon des thèses, le 9 février
prochain. Vous interviendrez le matin, sur la question des libéralités. En fichier attaché vous trouverez le programme provisoire, que nous sommes en train d’actualiser, justement en y indiquant le nom des intervenants.

Merci beaucoup pour votre participation.
Bien à vous.

Emmanuel Taïeb

Organisation du salon des thèses 2007
AFSP. 01-45-49-77-50/51
salon-theses-afsp@hotmail.fr

Pour l’envoi des résumés de thèses en PDF :
isabelle.rocca@sciences-po.fr

Association Française de Science Politique
27 rue Saint-Guillaume
75337 Paris cedex 07
France
http://www.afsp.msh-paris.fr
Le Blog des Thèses en Science politique
http://theses-sc-po.blogspot.com/

2007 01 24 Courriel de Nona Mayer

From : "Mayer" <nonna.mayer@sciences-po.fr>
To : "Elise Cruzel"
Sent : Wednesday, January 24, 2007 10:44 AM
Subject : afsp /ancmsp

Chère Elise Cruzel

Il me semble que dans une période difficile pour la recherche et
l’enseignement, surtout dans le domaine de la science poltiique, nous
avons intérêt à regrouper nos forces et agir de concert. Nous sommes
particulièrement attentifs aux propositions de l’ANCMSP, comme en
témoigne les modifications apportées au programme des Assises (doc
joint) , nous avons mis sur notre site le dossier "libéralités" , et
nous espérons que la rencontre prévue en février pourra dissiper tout
malentendu .

Amicalement

Nonna Mayer

2007 01 25 Réponse ANCMSP sur mais non YD fait pas la gueulle

From : ANCMSP ANCMSP
To : yvesdeloye@hotmail.com
Subject : camilo.argibay@univ-lyon2.fr ;mayancep@yahoo.fr
Date : Thu, 25 Jan 2007 01:05:25 -0800 (PST)

Monsieur,

Notre précédent mail n’avait pas pour but de vous irriter. Ayez l’assurance que nous tenons, nous aussi, à ce qu’une coopération fructueuse se poursuive entre nos associations, dans un cadre de confiance et de respect mutuels.

Si nous nous sommes permis de solliciter ce rendez-vous, c’est simplement parce que certaines façons de faire récentes nous ont posé problème. Il ne s’agit pas de vous en faire le reproche : nous sommes bien conscients des contraintes qui sont les vôtres et de votre grand investissement dans l’intérêt de la discipline.

Par notre demande, peut-être maladroite, nous n’avions pas d’autre ambition que de susciter une discussion visant à exposer ces difficultés et à y trouver un remède le plus sereinement possible.

Pour des raisons professionnelles, je ne pourrai malheureusement pas me rendre à Paris à la date que vous nous proposez.

Si cela vous convient, deux autres membres du bureau s’y rendront à ma place : Pierre Mayance, trésorier de l’ANCMSP et vice-président de la CJC, et Camilo Argibay.

Salutations respectueuses.

Pour le bureau,

Elise Cruzel, présidente.

2007 01 025 Réponse Déloye RDV

Date : Thu, 25 Jan 2007 10:11:08 +0100
De : deloye yves
Pour : ancmsp@yahoo.com
Copie : camilo.argibay@univ-lyon2.fr, mayancep@yahoo.fr

Je vous propose donc de nous voir mardi 30 janvier prochain au Département de science politique de Paris I (14, Rue Cujas) à 16 heures. Nous évoquerons les points signalés ainsi que le programme des Assises que nous avons repris pour tenir compte de vos observations judidieuses. Nonna Mayer vous a transmis l’état de nos réflexions hier.

Cer dernières ayant été également celle de l’AECSP.

Bien à vous

YD

2007 01 26 ANCMSP Sur la table ronde

From : "Elise Cruzel"
To : Salon des thèses AFSP
CC : "Nonna Mayer" <nonna.mayer@sciences-po.fr> ,"Yves Deloye"

Subject : Re : Participation au Salon des thèses
Date : Fri, 26 Jan 2007 19:44:35 +0100

Madame, Messieurs,

Je vous transmets quelques précisions au sujet de la participation de
l’ANCMSP au salon des thèses.

Vivant à Toulouse, je suis un peu tributaire des moyens de transports et
des horaires proposés pour se rendre à Paris.
Je n’ai pas pris une réservation suffisamment à l’avance et de ce fait je
ne serai présente qu’en fin de matinée au salon des thèses, probablement vers 11 heure. Je vous prie de bien vouloir excuser par avance ce manque d’anticipation de ma part.

Toutefois, il y aura bien quelqu’un de l’ANCMSP pour prendre la parole au
sujet des libéralités, il s’agit de Joël GOMBIN le vice président.

J’espère que cela vous conviendra.

Je ne sais pas si il est prévu que l’ANCMSP "parle" au début du salon ?
(avec les autres organisateurs) Si cela était le cas, nous disposerons de
quelqu’un du bureau pour présenter succintement la table ronde de l’après midi.

Concernant cette dernière :
Nous étions très enthousiastes et ambitieux quant à son organisation.
Malgré quelques dizaine de contacts, et tout autant sinon davantage de
rappels, nous avons essuyé une majorité de refus de la part des personnes sollicitées, tant du côté des "employeurs potentiels" que des "docteurs insérés hors de l’enseignement supérieur".

Les invités sont au nombre de 4 (en souhaitant d’ici là qu’aucune
défection ne soit annoncée), et en dépit de nos efforts ne représentent
pas une palette très diversifiée de métiers contrairement à l’objectif que
nous nous étions fixé.

Il s’agit de :
- Benoît Verrier, membre du groupe "stratégie" du gouvernement (qui
co animera la table ronde)
- Vincent drouin, journaliste à l’AFP
- Marc Dix-Neuf, qui travaille pour le ministère de la santé.
- Enfin, Alain Lecanu, secrétaire national du CFE-CGC, responsable Emploi
Formation.
Nous espérons toutefois que le débat sera riche et intéressant.

Bien cordialement,

pour le bureau, Elise Cruzel, présidente.

2007 01 27 Réponse YD quoi vous avez travaillé ?

From : "deloye yves"
To :  ;
Cc : <nonna.mayer@sciences-po.fr>
Sent : Saturday, January 27, 2007 10:02 AM
Subject : Re : Participation au Salon des thèses

Chère Elise Cruzel,

Je reprends contact avec vous suite à notre échange de mails de hier soir.

Le caractère tardif de votre proposition de TR bouscule sensiblement, à moins de 15 jours du Salon, son organisation. Pour vous démontrer notre bonne volonté et notre souplesse (euphémisme), je viens de joindre Emmanuel Taïeb qui a bien voulu, un samedi, reprendre avec moi le programme du Salon pour trouver une solution à votre proposition pertinente mais tardive. Nous allons procéder ainsi :

Pour gagner du temps, nous limiterons au strict minimum la séquence
d’ouverture du Salon. Votre Vice-Président interviendra sur la question
des libéralités, comme prévu, dans la session de la matinée. Nous
organiserons l’après midi sur la base de deux TR : la première regroupera un certain nombre d’intervenants sur le thème des débouchés non académiques du doctorat ; la seconde sera animée par votre association et proposera un certain nombre de témoignages de docteurs ayant justement une expérience hors du milieu académique. La fin de cette session est à prévoir autour de 18 h. Il faudra limiter le temps de parole en conséquence pour permettre un échange avec la salle, car là est souvent le reproche formulé aux Salons des thèses de l’AFSP : prévoir trop d’interventions qui rendent difficile les échanges.

Bien à vous

Yves DELOYE