Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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page 6 : CJC à Stras et Cneser

Diffusé par l'ANCMSP le lundi 23 juin 2008 · Imprimer

La CJC à Strasbourg

La CJC s’est réunie les 16, 17 et 18 février à Strasbourg. Le vendredi, une conférence « Jeunes Chercheurs un enjeux stratégique pour la France », a été l’occasion la venu de plusieurs candidats à la présidentielle. Nous avons déjà eu l’occasion de vous informez de cette journée, que vous pouvez toujours visionner en entier sur le web (canalc2). Loin des projecteurs de la veille, le travail des représentants des jeunes chercheurs continuait le samedi et le dimanche.

La CJC a tout d’abord accueilli de nouvelles associations de Besançon, Marseille, Poitiers et de l’institut Cochin. L’ANCMSP se félicite que de telles associations se développent. Les jeunes chercheurs s’organisent et nous invitons tous nos adhérents à participer à ce mouvement sur leurs sites.

Les débats ont tourné autours des actions de la CJC. Nous avons tout d’abord abordé la question de l’avancé de la revalorisation de l’allocation de recherche à 1.5 le SMIC, engagement de notre ex-ministre Goulard. Les négociations avec le ministère continuent toujours pour qu’elle soit effective en octobre 2007 et que le monitorat reste dans sa forme actuelle. Nous vous rappelons que le problème principal autour de cette question est que le plafond des JC butte contre le plancher des titulaires. Espérons qu’ils sauront se mobiliser pour revaloriser leur salaire afin que les précaires puissent espérer gagner un peu plus…

L’actualité chaude portait sur la question des libéralités avec des problèmes importants concernant les post-docs. Sommées depuis 3 ans d’enfin appliquer le droit du travail, les associations caritatives ont découvert en janvier 2007 qu’un salaire coûtait plus cher qu’une libéralité sans cotisations sociales. Criant au désengagement de l’Etat, elles ont étaient rejoints par de nombreux directeurs de labo qui voyaient là une perte de main d’œuvre hautement qualifiée. A ce sujet, SLR a sorti un communiqué demandant aux pouvoirs publics de s’occuper de la question et de prendre en charge les cotisations des docteurs. La CJC a l’origine du débat sur les libéralités a réaffirmé la responsabilité de chacun dans cette affaire. Elle a dénoncé la stratégie des employeurs. C’est encore les jeunes chercheurs qui paient la facture dans cette histoire par des baisses ou des retards de salaire.

Nous avons fait le point sur le soutien de la CJC à une doctorante qui dépose un recours contre l’université de Tours du fait du non-paiement de son chômage après une bourse régionale. Nous portons beaucoup d’espoir dans ce procès qui permettra sûrement de faire avancer la cause des jeunes chercheurs beaucoup plus vite que l’écoute bienveillante de certains titulaires. Les rapports entre les jeunes chercheurs et leur université se juriscidise, nous espérons que le recours au droit permettra de redonner les leurs aux doctorants et docteurs en situation de précarité.

Enfin, les débats ont porté sur la reconnaissance du doctorat hors de l’université. C’est à dire la reconnaissance du doctorat dans le secteur privé qui passe par une reconnaissance dans les conventions collectives, mais aussi la reconnaissance du doctorat dans la fonction publique et notamment la Haute fonction publique.

L’élection réussie au CNESER

Cette réunion a été aussi l’occasion de motiver les troupes avant les élections CNESER (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche) qui se sont déroulées le 20 mars dernier. Présente depuis 2002 avec un siège, la CJC soutenait une nouvelle liste afin de briguer un nouveau mandat. Sur cette liste figurent 2 membres de l’ANCMSP (positions 4 bis et 10 sur la liste), qui n’ont malheureusement pas été élus. Avec 7 % la CJC obtient un siège et garde sa place à égalité avec SAGES et SIES de troisième force nationale après le SNESUP-FSU et le SGEN-CFDT.

Nous rappelons à nos lecteurs que cette liste était présentée sur le collège B "enseignants" (regroupant les moniteurs, ATER et vacataires temporaires 96h TD mais aussi les maîtres de conférence, PRAG/PRCE et chargés de recherche). Le but est toujours le même : donner un statut à 70 000 chercheurs non permanents et leur garantir une représentation, une reconnaissance professionnelle, et des perspectives de carrière. Nous espérons qu’à l’instar des personnels scientifiques des bibliothèques, on assiste à la création d’un collège spécifique pour les chercheurs non titulaires, mettre fin à la division entre les deux collèges usagers et enseignants et représenter les post docs et contractuels.