Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

AccueilBureauDisciplineRéunions AFSP-AECSP-CNU-CNRS → Réunion tripartite de novembre 2011 : CR (...)

Réunion tripartite de novembre 2011 : CR interne

Diffusé par l'ANCMSP le mercredi 1er décembre 2010 · Imprimer

Voici le CR de la réunion AFSP-AECSP-ANCMSP du vendredi 12/11/2011 au 13 rue de l’Université (5e étage, locaux de l’AFSP), de 9h à 11h, suivie d’une discussion avec J. Fretel seul de 11h à 11h30 environ. Étaient présents Y. Deloye, J. Fretel, Élise, Marième et François. Manquaient notamment Hélène Michel (présente seulement en fin d’après-midi le vendredi sur Paris), et N. Mayer.

Sommaire :

- A. Les rendez-vous disciplinaires : Salon, Congrès, Assises
- B. Les autres dossiers communs : financements, recrutements
- C. Points divers

Légende :

Les passages en termes de proposition devront être communiqués clairement aux autres associations ; les projets désignent des tâches à accomplir pour l’ANCMSP ; et les NOTES sont strictement internes à l’ANCMSP.

A. Les rendez-vous disciplinaires

A1. Salon des Thèses

- Prévu à Paris 1 le 11/02/2011 (hors vacances scolaires des 3 académies).
- O. Nay (pdt. CNU 04 et également membre du CS de l’AFSP) devrait y être.
- Y. Deloye a discuté avec N. Mayer de la proposition ANCMSP de débattre du format des thèses, et annonce que c’est à l’agenda.
- Y. Deloye annonce aussi qu’Isabelle Rocca fabriquera une brochure de présentation des thèses présentées, pour améliorer la visibilité du Salon (une bonne partie de la discussion porte sur le manque d’attractivité de l’événement).
- J. Fretel avance l’idée d’un buffet à midi qui constitue un lieu de socialisation entre titulaires et jeunes chercheurs. Les lieux informels doivent être développés.

Sept propositions de modules sont avancées :

  1. Module traditionnel sur le bilan des thèses de l’année (Béroud/Mayer), 9h-10h.
  2. Module autour de l’enquête Buton/Mariot sur les conditions de réalisation du doctorat, en présence des auteurs, 10h-11h.
  3. Bref module sur la situation dans un autre pays, probablement Canada ou Québec, en fin de matinée (20 min d’intervention + débat).
  4. Module sur la durée et le contenu des thèses, en invitant des directeurs d’ED et de thèse (pro thèses courtes/longues) et le CNU.
  5. Module sur le post-doctorat et les financements post-doctoraux
  6. Module (possible) faisant intervenir des docteurs embauchés hors université (Y. Deloye rappelle que c’était l’objectif initial de P. Muller avec le Salon)
  7. Promotion de la Charte, en invitant quelques anciens présidents de CS pour intervenir.

Le Salon avait à l’origine l’objectif de s’intéresser aux débuchés des doctorants, y compris hors de milieu académique. Il a progressivement perdu cette fonction.

Proposition : l’ANCMSP souhaite contribuer au module sur l’enquête Buton/Mariot. L’enquête se fonde sur les docteurs en sc. po. ayant soutenu entre 1999 et 2009. L’ANCMSP souhaite entamer une discussion prospective avec le CNU 04, l’AFSP et l’AECSP sur les financements doctoraux, et sur le format en temps et en volume) des thèses. Cette discussion requiert la présence du CNU 04. Un module consacré aux thèses (en plus de celui Buton/Mariot) semble nécessaire pour construire cette réflexion.

NOTE : Sur la participation au Salon

J. Fretel nous explique post-réunion que l’AECSP soutient l’idée que le Salon soit organisé par… l’ANCMSP. Plus généralement, J. Fretel veut rendre l’événement plus informel, et perdre le côté "grand-messe germanopratine" qui selon lui explique la faible affluence. C’est important de réfléchir sur ce point : au final, l’AECSP préférerait un Salon des thèses par et pour les doctorants. La position de l’AFSP est différente : à terme, elle envisage que le Salon sera fondu dans le Congrès. C’est peut-être le désengagement de M. Offerlé du Salon qui offre cette possibilité de captation de l’événement.

L’ANCMSP a toujours demandé à participer autant que possible au Salon, et s’est régulièrement battue pour obtenir des créneaux d’intervention plus larges que ceux que lui donnent l’AFSP (voir l’historique, disponible dans les archives). Elle refuse de contribuer financièrement à l’organisation du Salon autrement qu’en finançant la présence des membres du bureau ; J. Fretel nous a d’ailleurs expliqué que les 700 euros demandés par l’AFSP restaient en travers de la gorge de l’AECSP, qui trouve le "retour sur investissement" un peu faible.

A2. Congrès AFSP

Il y a un créneau par association :

- ANCMSP : 01/09, 11h30-12h15, amphi 1 Institut Lebel
- AECSP : 02/09, 11h30-12h15, amphi 216 IEP
- AFSP : 02/09, 10h30- 11h15, amphi 216 IEP

Les créneaux coupent la pause déjeuner (11h30-13h30). Lors de la discussion sur la localisation des salles, Y. Deloye assure que l’Institut Lebel est juste à côté du restaurant universitaire, que l’IEP et l’Institut sont à "sept minutes quand on ne connaît pas", et que tout se passera bien. À voir dans les faits, et mes notes ne permettent pas de dire si les créneaux sont égaux pour chaque association (oui).
Aucune activité n’est programmée en parallèle des créneaux réservés aux associations.

Les modules pédagogiques et professionnels portent sur les manuels de sc. po. (J. Fretel), les méthodes quanti., les enquêtes ethno., le bilan de la qualif. 2011 (O. Nay), et un thème pédagogique.

Projet : fixer le thème du créneau ANCMSP (Assemblée Générale Extraordinaire ?) et envoyer sa présentation pour inclusion dans le livret d’ici le 15/03/2011.

NOTE : la position de l’AECSP sur le Congrès

Après la réunion, J. Fretel critique la trop large voilure des sections thématiques (ST), et regrette le temps où il n’y avait que quelques tables rondes (TR). Il réfléchit à un colloque sur l’enseignement, en parlant de Favre et de réflexions de l’AECSP qui veut imiter l’APSES dans l’idée de créer des "séjours de formation" pour enseignants, surtout depuis la mise à mort des CIES.

A3. Assises de la science politique

L’AFSP et l’AECSP sont disposées à tenir des Assises, mais la date est à fixer. La difficulté consiste à trouver une date en dehors des trois zones de vacances, pour ne défavoriser personne. La date possible du 08/04 a été abandonnée : trop prématuré. La suggestion finale porte sur novembre 2010. J. Fretel a objecté d’un "trop-plein" et a proposé 2012, mais 2012 est une année électorale, avec d’autres enjeux, et Y. Deloye a rappelé qu’il y a "urgence" pour organiser ces Assises.

Y. Deloye cite "l’affaire Patriat" (Université de Bourgogne - Dijon) et la détérioration de la sc. po. depuis la LRU. La sc. po., c’est 220 postes et 560 titulaires, en comptant la FNSP et le CNRS. La plupart des sites comptent un IEP et un département universitaire, mais il y a aussi des universités avec sc. po. mais sans IEP : Dijon, Amiens (10 postes), Montpellier, Nice. Mais combien de postes supprimés ou requalifiés hors-sc. po. ? Y. Deloye a identifié dans le "cocotier" les trajets après 64 ans : les suppressions ne sont "pas l’essentiel", les requalifications en postes CNU 02 (droit public) passent d’abord.

Le choix d’organiser les assises fin 2011 ( et non en avril) s’explique aussi par le long travail préparatoire nécessaire. Il s’agit d’impliquer à la fois les différents types de sites (IEP, UFR...) et des politistes isolés. Toutes les situations doivent être interrogées et concernées par les assises. Il y a un travail préalable à effectuer pour atteindre un maximum de politistes. . A cette occasion, Julien Fretel souligne le problème du "tropisme parisien" des associations.
Julien Fretel propose la mise en place d’un comité organisateur qui enquête réellement en province. Le travail préalable aux assises devrait aussi porter sur la perception de la LRU dans les lieux menacés de la science politique.
Les chercheurs (et pas uniquement les enseignants-chercheurs) doivent être impliqués aux assises tout comme les différentes générations.
Organisées fin 2011 à la veille d’une année électorale, les assises sont une opportunité pour les politistes de faire valoir les revendications de la discipline.

Projet : obtenir le "cocotier" pour les trois associations et lancer un chantier (aussi surveiller la FNSP, qui crée des postes mais en droit public, et le CNRS ainsi que les autres EPST).

B. Autres dossiers communs

NOTE : la stratégie du bilan

La stratégie du bilan a permis de prendre un peu sinon beaucoup plus la parole que si l’on avait laissé Y. Deloye mener son monologue habituel. Le bilan montre, en creux, le manque d’activité des autres associations, au moins sur les chantiers qui touchent aux jeunes chercheurs : en conséquence, il leur permet de se rallier aux chantiers et positions de l’ANCMSP, comme en témoigne les deux sections ci-dessous.

A1. Les financements par contrats

- Y. Deloye annonce que l’AFSP est prête à se solidariser au texte. J-F Bayart a intégré le Conseil de l’AFSP et a inclus ce point dans sa profession de foi. Y. Deloye annonce également qu’il est mobilisé sur cette question et prêt à mettre les pieds dans le plat, y compris sur son nouveau site de rattachement, Bordeaux.
- J. Fretel a reçu des réactions du style "Salut camarade, tu veux faire la révolution ?" à son email de soutien au communiqué. Pour lui, ce dossier montre que les collègues connaissent mal le problème et sont désemparés, voire piégés dans le système actuel (ce qu’Y. Deloye explique aussi en rapport à l’email de Ph. Lecomte).

Dans les deux cas, les deux associations sont prêtes à agir, et J. Fretel est particulièrement solidaire sur la lutte contre les excès en termes de vacations.

B2. Les recrutements

Sur les postes :

- Y. Deloye veut mobiliser les contacts, voir précisément la situation et recenser les perceptions de la LRU.
- O. Nay serait disposé à partager le "cocotier" (PDF) du CNU, qui est toutefois moins bien mis à jour qu’avant.
- J. Fretel s’engage, après la réunion, à nous transmettre le "cocotier" en "off".

Projet : étudier le "cocotier" du CNU 04 dès réception.

Sur la Charte :

- Y. Deloye lit un message de Paul Bacot qui explique que les candidats ne sont pas juridiquement fondés à demander les pré-rapports, mais reconnaît que c’est "une bonne pratique". Les pré-rapports peuvent être extrêmement lacunaires et il faut encourager des rapports plus substantiels. Il est proposé d’inclure une phrase à ce sujet dans la charte, pour inciter vivement les comités de sélection à produire des pré-rapports relativement étoffés et à les transmettre aux candidats".
- Quand on a une douzaine de comités de sélection, faire signer tous les membres reste dans l’ordre du possible. J. Fretel évoque, après la réunion, l’idée de faire signer la Charte en avance par une liste bloquée, avant ouverture à tous les titulaires susceptibles d’intégrer un CS. La proposition est approuvée.
- Sur les chevauchements, le fil de l’eau ne règle pas tout car les titulaires maintiennent volontairement la "session synchronisée" pour garder la visibilité des postes. L’AFSP et l’AECSP ont deux "identités associatives" qui correspondent à certains CS, et veulent participer à éviter les chevauchements.

Projet : faire pré-signer la Charte par les contacts des trois associations.

Proposition : écrire un protocole de fonctionnement tripartite pour que l’association la plus pertinente contacte directement les CS en cas de chevauchement d’auditions lors de la session, pour demander à ce que l’un d’entre eux décale. La règle revendiquée par l’ANCMSP a toujours été, même avant la LRU : le premier CS qui déclare publiquement ses dates d’audition est prioritaire.

NOTE : Sur la division du travail associatif autour des recrutements

Les associations ne contribuent pas également au suivi des recrutements. J. Fretel propose, après la réunion, un système d’observateurs, incluant des jeunes chercheurs, aux réunions des CS, ce qui sort du cadre légal, même si c’est une bonne pratique envisageable (l’ENS fait "observer" ses réunions d’allocation des financements doctoraux). Concrètement, l’AECSP ne semble pas avoir de projet concret sur les recrutements, mais appuie les propositions de l’ANCMSP.

La stratégie d’Y. Deloye est différente : il propose, à deux reprises, un email inter-associatif au président du CS et au précédent président, pour demander le calendrier de l’audition et la composition du CS, et pour diffuser le Charte. Cette stratégie cherche à rapprocher l’AFSP et l’ANCMSP dans leur travail concurrent de suivi des recrutements. Or, l’AFSP a vampirisé ce chantier avec la création de l’OMASP vers 2006, qui continue à plagier la plupart de ses informations sur l’ANCMSP.

Il y a un risque, dans toute collaboration avec l’AFSP, de se voir voler voire confisquer le coeur de métier de l’ANCMSP. L’AFSP, via Y. Deloye, défendait, et défend peut-être encore, l’idée que l’ANCMSP est une aberration, et qu’elle devrait n’être qu’une branche du travail de l’AFSP (une sorte de "section juniors", en quelque sorte). Cela empêche parfois de collaborer : par exemple, l’enquête Buton/Mariot présentait un risque de voir l’AFSP récupérer les coordonnées des abonnés, membres et ex-membres de l’ANCMSP.

En collaborant sur les chevauchements et la Charte, il faudra bien baliser l’accord pour signifier que le suivi des recrutements lui-même reste dans le giron de l’ANCMSP, ce qui constitue une garantie d’indépendance et de transparence.

C. Points divers

- HDR : J. Fretel trouve que trop peu de MCF passent l’HDR et libèrent des postes de MCF en devenant PR.
- ATER : J. Fretel demande, après la réunion, la position de l’ANCMSP sur les auditions pré-recrutement pour les ATER. L’ANCMSP répond qu’elle n’a pas de position sur le bien-fondé de la démarche (ce qui reste à vérifier dans les archives), mais qu’elle défend l’indemnisation des candidats MCF, et que par transitivité, les auditions ATER doivent être indemnisées. Les auditions sont indemnisées dans de nombreux pays étrangers.
- "Handbook" : N. Mayer veut finir son deuxième (et probablement dernier) mandat AFSP sur des conférences permettant d’établir un "handbook" de la discipline, pour parution aux Presses Sc. Po et trad. aux USA. Seront apparemment incluses des sections "enseignement" et "profession".
- Ambiance : l’ambiance était sérieuse, pas vraiment tendue, sauf peut-être parfois le concours de monopole de la prise de parole entre Y. Deloye et François, et puis le lieu (ayant échoué à trouver de la place pour quatre personnes dans les locaux de l’AFSP, Y. Deloye nous emmène dans l’ancienne salle du CA de l’ENA… on est bien au 13 rue de l’Université — quelle ironie concernant l’ENA, qui n’a rien d’universitaire).
- Trivia : Y. Deloye aime bien l’expression "sentier de dépendance" lorsqu’il veut en fait parler d’hystérésis.