Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Si l’ANCMSP m’était contée...

Genèse (partielle) de l’ANCMSP

Diffusé par l'ANCMSP le dimanche 27 juillet 2008 · Imprimer

Les éléments qui suivent sont principalement une synthèse (subjective, partielle, perfectible) établie à partir des réponses envoyées par d’anciens membres du bureau (surtout Arnaud Mercier, Philippe Juhem, Eric Darras, Cécile Péchu, Nicolas Hubé, Isabelle Sommier) début août 2008 à un mail d’invitation à l’AG de l’ANCMSP en vue du congrès AFSP de Septembre 2008 qui eut lieu à Toulouse :

« Cher ancien membre du bureau de l’ANCMSP,

lors du congrès de l’AFSP à Toulouse, en septembre prochain, l’ANCMSP jouira, conformément à la tradition, d’un créneau horaire (le jeudi 6 septembre de 18h15 à 19h30). Nous avons souhaité utiliser ce créneau afin de convier tous les anciens membres du bureau. En effet, ayant célébré nos 10 ans l’an passé, nous avons pensé que faire un petit bilan rétrospectif de dix ans d’existence ne pouvait qu’être bénéfique, et qu’en plus, cela pouvait être un moment de convivialité. Naturellement, tous les participants au Congrès seront invités à venir participer à cette réunion.
Le déroulement de ce moment sera informel, mais si vous souhaitez évoquer un point particulier de manière plus spécifique, n’hésitez pas à nous le signaler.
Merci de bien vouloir nous confirmer votre présence à cet événement que nous espérons le plus convivial possible.
Bien cordialement,

pour le bureau de l’ANCMSP
Joël Gombin »


Vers 1994, une petite dizaine de docteurs ou doctorants indignés par les difficultés de recrutement et ce qui leur semblait être des pratiques trop marquées de localisme, d’absence de transparence des procédures, de raréfaction des postes mis au concours, se réunissent régulièrement au Cevipof dans le bureau des allocataires, ainsi qu’à la Sorbonne. Parmi les premiers rassemblés, il y avait à coup sûr : Cécile Péchu, Jean-Philippe Heurtin, Dominique Cardon, Patrick Bruneteaux, Pascal Vennesson, Isabelle Sommier, Eric Schultz, Arnaud Mercie. Egalement : Dominique Reynié et Olivier Fillieule, Claude Dargent ou encore Nathalie Duclos et Johanna Siméant. Peut-être d’autres. En fait : de très nombreux thésards de Pierre Favre et Philippe Braud (mais « sans être téléguidés par eux » selon Arnaud Mercier). D’ailleurs ces derniers étaient présents à l’AG constitutive pour débattre avec les membres fondateurs. Ceux-ci ont ensuite ouvert nos carnets d’adresse pour chercher des soutiens et élargir l’esquisse de mobilisation en faisant appel à des titulaires comme Annie Collovald devenue récemment MDC et Brigitte Gaïti récemment reçue à l’agrégation. Des copains en poste ou en thèse en province ont également été contactés et ont participé assez vite à l’aventure : Pierre Mathiot, Eric Darras (alors à Amiens, a été contacté par Annie Collovald), Françoise Dubois, et ???
Ce passage par l’appel à cautions provinciales est particulièrement important car il fait passer ce qui était un groupe d’intérêts parisien « sorbonno-stguillaumien » (comme le dit Eric Darras) à un groupe de stature nationale.
Arnaud Mercier assure la rédaction finale d’une affiche (jaune) appelant à une « AG constitutive de l’association nationale des candidats à l’enseignement de la science politique » [= ANCESP] le samedi 8 juillet 1995 10h salle 118 Sorbonne ».

L’ANCESP n’a été qu’un nom provisoire, puisque le compte rendu de l’AG rédigé par Eric Schultz qui a été une cheville ouvrière essentielle de Système D (apparemment c’est lui qui ajoutait au début des dessins de Gotlieb) stipule que les débats ont débouché sur l’adoption d’un nom définitif : ANCMSP « visant à élargir notre champ d’action aux métiers de la recherche publique et éventuellement, de l’entreprise... », selon les deux premières feuilles agrafées publiées par l’ANCMSP en date de septembre 1995, sorte de système D n°0..., avant le n°1, daté de novembre 1995 comprenant 14 p.
Dans ce numéro de SD avant l’heure, on trouve un édito signé de « la rédaction », un premier texte signé d’Arnaud Mercier (sous anagramme), le suivant signé Patrick Bruneteaux, le 3e signé Arnaud Mercier, le 4e d’une intersyndicale, puis un long compte rendu de réunion au ministère par Jean-Philippe Heurtin, le 6e texte est signé Xavier Jardin, le 7e Cécile Péchu, puis deux doctorants en province : Yannick Rumpala et Pierre Mathiot.

Dans la première brochure publiée, 2 « adresses utiles » sont mentionnées : le siège provisoire de l’ANCMSP au 3, rue Dulac dans le 15e à Paris et le siège du bulletin au 10, passage Gustave Lepeu dans le 11e (adresse d’Eric Schultz).
Mais les statuts ne sont pas déposés en Préfecture et l’association n’a pas encore de compte.

Un an après, ont enfin été déposés des statuts associatifs (afin de pouvoir ouvrir un compte spécifique). Il semble que c’est alors Isabelle Sommier qui s’en est chargée et qui a reçu l’avis officiel et Cécile Péchu et Nathalie Duclos pour se sont occupées de l’ouverture du compte.

C’est sans doute dans cette phase qu’il faut trouver l’origine du débat pour savoir de quand date l’anniversaire fondateur : officiellement, l’ANCMSP a été fondée le 8 juillet 1995. Mais la reconnaissance légale n’intervient peut-être qu’un ou deux ans après.

Depuis ???, c’est le CRPS à Paris I qui héberge la boîte postale de l’ANCMSP et c’est à La Sorbonne aussi (rue Cujas) que se déroule la plupart des AG (1/an) de l’association (sauf cas du congrès AFSP de Lyon ???) en général au mois de juin.

Point à signaler : ce sont les doctorants qui se sont organisés avant les titulaires (AECSP date de 1995) et qui ont donc oeuvré au travail de transparence à propos des classements.

Par la suite les statuts de l’ANCMSP ont « disparu » du carton d’archives. Ils ont été « retrouvés » en 2004 : en fait, il a fallu les demander à la Préfecture qui, au prix de multiples « courbettes » (selon Nicolas Hubé) a accepté de les envoyer. Ils indiquaient que l’ANCMSP prenait en 1996 la suite d’une association précédente, l’ANCESP.

Il manque au bureau de l’ANCMSP les 5 premiers numéros de Système D (de novembre 95 à 98).


Une ébauche des vieux statuts de l’ANCMSP, du temps où des enseignants et chercheurs titulaires pouvaient faire partie du bureau (certains en rêvent sûrement aujourd’hui…)

Article 1 : Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du ler juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre : Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP). Cette association est l’appellation définitive de l’ancienne Association Nationale des Candidats à l’Enseignement de la Science Politique (ANCESP).

Article 2 : Cette association a pour but la défense des intérêts des candidats aux métiers de la science politique, la reconnaissance et la promotion de la discipline.

Article 3 : Le siège social est fixé au 3, rue Dulac, 75015 Paris. I1 pourra être transféré par simple décision du parlement de l’assemblée générale ; la ratification par l’assemblée générale sera nécessaire.

Article 4  : L’association se compose de membres actifs et de membres associés qui, sans être actifs, souhaitent participer aux travaux de l’association. Seuls les membres actifs ont le droit de vote.

Article 5 : Pour faire partie de l’association, il faut être agréé par le bureau qui statue, lors de chacune de ses réunions, sur les demandes d’admission présentées.

Article 6 : Sont membres actifs ou associés ceux qui versent une cotisation annuelle dont le montant est fixé par l’assemblée générale.

Article 7 : La qualité de membre se perd par la démission, le décès, la radiation prononcée par le parlement pour non-paiement de cotisation ou pour motif grave, l’intéressé ayant été invité par lettre recommandée à se présenter devant le parlement pour fournir des explications.

Article 8 : Les ressources de l’association comprennent les dons, le montant des cotisations et les subventions des associations et des pouvoirs publics.

Article 9 . L’association est dirigée par un bureau et un parlement. Les mandats au bureau et au parlement sont incompatibles. Le parlement est élu pour un an au scrutin secret par l’assemblée générale. Les membres sont rééligibles une fois. En cas de démission ou d’absence injustifiée d’un membre du parlement pendant trois réunions consécutives, le parlement se prononce pour le remplacer. L’assemblée générale élit au scrutin secret le président et les 8 autres membres du bureau pour une durée d’un an ; les fonctions sont réparties par le bureau. Le bureau est composé de 3 étudiants de troisième cycle, 3 de docteurs sans poste et 3 enseignants ou chercheurs titulaires. Le président, élu pour un an non reconductible, ne peut pas être un titulaire, il doit avoir été auparavant membre du bureau. Le bureau doit comprendre au moins 4 personnes de Province. Les membres sont rééligibles une fois.

Article 10 : Le parlement se réunit trois fois par an, ou sur demande extraordinaire de 2 membres du bureau ou d’un tiers des membres du parlement. I1 est convoqué par le bureau. Les décisions sont prises à la majorité simple, avec un quorum d’un tiers des membres.

Article 11 : L’assemblée générale comprend tous les membres actifs. Elle se réunit tous les ans au mois de septembre entre le 15 mai et le 15 juin. Les membres y sont convoqués au moins quinze jours avant par le bureau. Le président préside et expose la situation morale de l’association. Le trésorier rend compte de sa gestion et soumet le bilan à l’approbation de l’assemblée. I1 est procédé, après épuisement de l’ordre du jour, au remplacement des membres sortants du parlement et du bureau. L’ordre du jour est voté par l’assemblée générale sur proposition du bureau. Ne devront être traitées que les questions soumises à l’ordre du jour. Seuls participent au vote les membres actifs physiquement présents, chaque membre actif pouvant être muni au plus de deux procurations nominales. Les décisions importantes engageant l’association, doivent impérativement être prises en accord avec l’assemblée générale qui définit les lignes de l’action de l’association pour l’année à venir.

Article 12 : Si besoin est ou sur la demande de la moitié du parlement, le bureau peut convoquer une assemblée générale extraordinaire suivant les modalités prévues à l’article 10.

Article 13 : Les décisions importantes engageant l’association, doivent impérativement être prises en accord avec le parlement (quorum d’un tiers, majorité simple). Le contrevenant s’expose à la radiation prévue à l’article 7. L’urgence réclamée par une décision n’empêche pas que le bureau en soit averti et la décision soumise ratification ultérieure du parlement.

Article 14 : En cas de dissolution prononcée par les deux tiers au moins des membres présents à l’assemblée générale, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par celle-ci et l’actif est dévolu conformément à l’article 9 de la loi du 1 er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901.

Article 15 : Les statuts peuvent être modifiés par l’assemblée générale.