Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Speech d’Olivier sur l’arrêté de formation doctorale 2006

Diffusé par l'ANCMSP le mardi 10 mars 2009 · Imprimer

Arrêté du 7 août 2006, s’inscrit en rappel de l’arrêté du 25 avril 2002 relatif aux études doctorales :
- réaffirme l’existence des conseils d’école doctorale, mais ne les crée pas.
- Nouveauté essentielle : affirmation du doctorat comme une expérience professionnelle
- Consacre l’école doctorale comme cœur de la vie doctorante
Exemple de Paris 1
Avant, ancienne direction : école doctorale impliquant moins les doctorants :
Fonctionnement d’avant :
- Conférence organisée par le directeur de l’ED, avec un intervenant
- Séminaire de thèse avec intervenant extérieur, beaucoup on critiqué cet exercice assez violent (parfois décourageant)
- Pas d’atelier.
Changement de direction : doctorant au centre du dispositif, fonctionne sur la confiance et la responsabilité. Travail préparatoire pour sonder les attentes de formation de doctorants, notamment autour de la création d’ateliers, s’inscrit dans le cadre de la formation professionnelle. Beaucoup de demande.
Premières élections, taux de participation de 20%. 3 élus représentants des doctorants au conseil de l’école doctorale.
Evolution amorcée avant l’arrêté avec l’arrivée de Daniel Gaxie à la direction de l’école doctorale.
Contexte particulier : baisse de budget, hausse du nombre d’abandon, surtout chez les allocataires. Pose problème au vu du poids de l’évaluation ministérielle. Réel enjeu pour garder financement.
Témoignage sur le travail des élus à Paris 1, tentatives mises en place.

I) Actions des représentants au sein de l’ED
Définition de notre rôle : qu’est-ce qu’on essaie de faire
- Information
- Mobilisation
- Promotion des attentes et intérêts des doctorants

Information : la liste de diffusion
Première action qui peut apparaître anodine : mise en place d’un liste de diffusion pour tous les doctorants de l’UFR. Fonctions essentielles :
- Information : relatives aux activités de l’école doctorale (séminaires, ateliers, réunions, aux événements académiques et financements.
- Processus consultatif : information sur les actions menées, si approbation ou rejet général. Exemple : financement de l’impression de thèses est en cours
- Remontée des revendications : paris 1, par manque de moyens et d’espace : n’a pas de lieu pour les doctorants. Liste sert de plate forme pour tous, chacun pouvant émettre des revendications, que nous étudions.
Bref, crée un espace de socialisation, même si internet demeure limité (ahah)
Beaucoup de questions sur informations a priori élémentaires : met en évidence le manque d’information.
Avec élections des représentants au CRPS, la liste est devenue la liste commune des élus. Elle parvient à couvrir à peu près la totalité des doctorants de paris 1.
Est une réussite, mais n’est que la première étape.

Mobilisation : des difficultés
Ecole doctorale de Paris 1 regroupe plus de 200 doctorants, qui ne se connaissent pas, certains n’étant pas sur Paris pour des raisons pratiques, d’autres devant travailler à temps plein pour financer leur thèse.
Conséquence :
- Lors d’activités de l’école doctorale, de plus en plus d’absentéisme.
- Représentants mettent en place une enquête en interne pour connaître les raisons de cet absentéisme :
- Sondage sur le statut de chacun, la condition du financement, les contraintes matérielles. Est en cours.
Promotion des attentes et intérêts des doctorants
Rappel des procédures de demande de financement, souvent complexe, dans la mesure où l’école doctorale et le crps peuvent financer. Essayons d’être interlocuteurs privilégiés, centraliser les informations et clarifier la situation.

II) Défis de l’arrêté du 7 août 2006

Encadrement des doctorants et échange scientifique
Des avancées certaines, personnel disponible, problème majeur : désaffection des doctorants.
Mise en place de :
- Séminaire général : un chercheur et invité par deux doctorants discutants, afin de présenter ses travaux. Fréquence une fois par mois.
- Mise en place d’ateliers de travail suite aux demandes des doctorants : petit groupe travaillant un point de méthode, une question théorique, information sur le monde académique, tec.
- Séminaire de thèse : doctorant vient présenter ses avancées en public.
Fonctionne bien, est une réussite de ce point de vue. Mais ne concerne que ceux qui se prédestinent à être maitres de conf, donc très centré sur le domaine universitaire.
OR, bam chiffres, la grande majorité ne pourra avoir une carrière universitaire.
Conséquence : défi de maître en place formation professionnelle plus large, avec débouchés hors académiques. Engager réflexion sur la valorisation de la capacité d’expertise : publicisation, mis en place de structure favorisant le conseil, le consulting, etc. Grosso modo, valoriser les compétences acquises lors de la thèse.

L’insertion professionnelle : et là c’est le drame
Première réunion CED : contact avec les professionnels.
conclusion des élus extérieurs professionnels présents : les docteurs sont des inadaptés :
- Postulé après une thèse dans le public ou privé apparaît comme un deuxième choix, qui déplait à l’employeur
- Difficulté de s’adapter au monde du travail, de se soumettre à l’autorité. Le docteur est un ovni : surqualification et âge sont les deux facteurs principaux de réticence
- Incapacité à lire et rédiger des notes de synthèse, selon normes professionnelles. Or ces qualités ne sont pas démontrées au cours de la thèse. Je reste sceptique…
Que ce soit un fantasme ou une réalité, le problème du devenir des doctorants est de taille :
Question de l’âge, sur le modèle 3+2, le docteur arrivera dans le meilleur des cas sur le marché du travail à 28 ans, étant en concurrence avec des jeunes de 25 ans. Or si la thèse était reconnue comme une expérience professionnelle, le problème ne se poserait pas. Changer les mentalités.
Question de la compétence, peut être facilement remédié… en s’inscrivant dans une école d’ingénieur / commerce (achat du diplôme par école doctorale), un master pro… plus sérieusement, ne faut-il pas penser à une valorisation de la recherche, ok est travail d’envergure national, mais au niveau local, possibilité d’encourager productions moins académiques.
Soutien et encourage travail de l’ancmsp au sein de la cjc, travail avec ministère de l’enseignement supérieur. CJC et Andès travaillent sur la reconnaissance de la thèse, notamment question concours d’entrée des fonctions publiques. Rencontres et négociations avec partenaires sociaux sur question du doctorat dans le monde de l’entreprise, notamment au sein des conventions collectives.
La discipline doit s’unir pour sauver nos doctorants.