Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)

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Allons-nous encore revaloriser le montant de l’allocation de recherche ?

Diffusé par l'ANCMSP le jeudi 1er février 2007 · Imprimer

L’ANCMSP a participé à la délégation de la CJC (Confédération des Jeunes Chercheurs) qui s’est rendue au Ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, le jeudi 1er février. Parmi les points abordés : une revalo de 8 % de l’allocation de recherche (en attendant le "1.5 SMIC").

En présence des trois adjoints du directeur de la Direction générale de l’Enseignement supérieur (DGES) et de membres de la Direction générale de la Recherche et de l’innovation (DGRI), l’annonce d’une nouvelle revalorisation de 8 % de l’allocation de recherche nous a été confirmée. Celle-ci sera prochainement publiée au JO. Elle résulte des demandes insistantes de la CJC pour que les engagements pris par le ministre F.Goulard soient finalement respectés. Elle s’inscrit ainsi dans une suite de revalorisations obtenues depuis 2001 : 5,5 % le 1er janvier 2002, 5,5% le 1er octobre 2003, 4% le 1er mai 2004 et 8% le 1er janvier 2006. Fin février les paies des allocataires ne semblent pas prendre en compte cette revalo... Nous contactons le ministère sur ce sujet et nous vous tenons au courant...

Lors de cette réunion, nous avons de plus discuté du retard pris à la mise ne œuvre de la promesse du ministre Goulard, qui avait officiellement annoncé, le 2 mars 2006, en séance publique à l’Assemblée nationale, que "le 1er janvier prochain les allocations de recherche seront portées à un niveau légèrement supérieur à une fois et demie le SMIC".

D’autres points ont été abordés. Le ministère a insisté sur les avancées en matière de reconnaissance du doctorat et des docteurs dans l’entreprise. Il estime ainsi avoir pu jeter les bases d’un "dialogue constructif" avec le MEDEF sur cette question.

Par ailleurs, nous avons tous souligné le retard préjudiciable de certaines universités ou écoles doctorales concernant l’application de l’arrêté du 7 Août 2006 relatif à la formation doctorale. Cet arrêté entend mettre le doctorant au centre des préoccupations de l’université. Les écoles doctorales doivent oeuvrer dans un objectif de formation et d’insertion professionnelle. Pourtant, encore trop souvent, les écoles doctorales restent des coquilles vides et les conseils d’écoles doctorales peinent dans certaines discilplines à devenir ce qu’ils doivent légalement être. Nous avons souligné l’existence d’ED fantomes, où aucunes élections pour les représentants des doctorants ne sont organisées. Cette réalité est extremement dommageable alors que l’ED est le lieu central d’organisation de la vie scientifique et professionnelle des doctorants. Nous rappelons à tous qu’un arrêté à vocation à s’appliquer et que la prise de parole et/ou des recours au tribunal administratif sont des bons moyens de l’y aider.

Nous rappelons d’ailleurs à ce sujet, que le troisième cycle comprenant jusqu’en 2006 les M2 et le doctorat ne concerne aujourd’hui que le doctorat dans la logique du processus LMD. De ce fait, les élus et les électeurs dans les Conseils d’Ecole doctorales ainsi qu’au Conseil scientifique des universités ne peuvent être que des doctorants.

Dans le cadre de l’évaluation des ED et de la mise en palce future de l’AERES, le ministère a souligné l’intérêt de nos propositions sur des critères d’évaluations. Nous saurons sur ce point défendre les intérêts des Jeunes Chercheurs. L’ANCMSP et la CJC ont toujours soutenu sur ce point une logique de la prime à l’effort contre une logique de la prime à l’excellence.