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Candidature de jeune chercheur à la présidence de l’université de Strasbourg : communiqué CJC

Diffusé par l'ANCMSP le mardi 9 décembre 2008 · Imprimer

Quand un doctorant peut devenir président de la plus grande université de France... La CJC réitère sa demande de création d’un collège spécifique pour la représentation des jeunes chercheurs dans les conseils centraux des universités.

La Confédération des Jeunes Chercheurs (CJC) soutient la candidature de Simon E.B. Thierry à la présidence de l’Université de Strasbourg, première université française à résulter de la fusion de trois universités. En appuyant l’élection d’un enseignant-chercheur doctorant, permise par la loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), la CJC dénonce les différences de traitements entre les personnels qu’induit la situation actuelle. Ainsi :
Les jeunes chercheurs (doctorants et nouveaux docteurs) sont des acteurs essentiels de l’activité et du développement stratégique des universités (recherche, enseignement et formation tout au long de la vie, rayonnement international, collaborations avec le tissu socio-économique local, régional et national...),
En dépit de la grande diversité de leurs conditions de travail, les jeunes chercheurs partagent une situation et des problématiques spécifiques, qui les distinguent des autres acteurs de l’université. En effet, ni titulaires, ni usagers, les jeunes chercheurs produisent pour l’université mais sont dans une situation d’emploi précaire. Cela les oblige à une grande vigilance sur leurs conditions de travail et de poursuite de carrière,
Les modalités actuelles de représentation des jeunes chercheurs sont incohérentes, car en fonction de leur statut d’emploi et du volume d’enseignement qu’ils donnent, ils se trouvent éparpillés sur différents collèges électoraux : maîtres de conférence et personnels assimilés pour certains, usagers pour d’autres, alors que d’autres encore ne sont même pas représentés, ceci en dépit du principe de « représentation propre et authentique » inscrit dans le code de l’éducation.
Ainsi, malgré leur importance tant numéraire (environ 80 000 personnes, soit autant que leurs collègues titulaires) que stratégique pour les universités, les jeunes chercheurs sont aujourd’hui les seuls personnels à ne pouvoir être correctement représentés au sein des conseils centraux.

Le renouvellement de l’ensemble des conseils des universités françaises (hors Université de Strasbourg) intervenu au cours de l’année 2008 suite à l’adoption de la loi LRU a confirmé ce que la CJC dénonce depuis des années : la complexité des règles de représentation et l’absence de prise en considération de la spécificité des jeunes chercheurs entraînent de nombreux dysfonctionnements, et parfois même des irrégularités, leur interdisant une représentation véritable.

En conséquence, la CJC réitère sa demande de création d’un collège spécifique et exhorte Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, à entamer au plus vite la consultation des organisations de l’enseignement supérieur et de la recherche afin de résoudre enfin ces graves problèmes de (non-)représentation des chercheurs en début de carrière.
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Confédération des Jeunes Chercheurs
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